Cuisiner maison ses biscuits et collations

D’un budget d’étudiante à un mode de vie

Objectifs :

  • Économiser de l’argent en cuisinant soi-même les collations des boîtes à lunch et les desserts ;
  • Réduire ses déchets à la source en évitant les produits emballés individuellement du commerce ;
  • Initier les enfants (les vôtres, ceux des autres ou vos petits-enfants) à la cuisine en préparant les collations avec eux.

Je suis une petite fille de région. J’ai grandi dans les Hautes-Laurentides. Cela a fait en sorte que j’ai quitté tôt le nid familial pour mes études postsecondaires. À 17 ans, j’étais au cégep dans les résidences étudiantes. Je devais m’occuper de faire mes épiceries, de cuisiner et de planifier mes repas. Je m’étais déjà rendue compte que la nourriture coûtait cher avant de partir de la maison. J’ai quand même eu des petits plats de maman et même de belle-maman (la femme de mon père). Sauf qu’il fallait que je m’organise. C’est aussi à cette époque que j’ai commencé à faire mes produits nettoyants maison, mais je vous garde cela pour un autre article.  

Je vous mentirais si je vous disais que tout ce que je cuisinais à cette époque était délicieux. J’ai, à quelques reprises, appelé mes amis des résidences des gars qui sont venus manger ce qui était « gratuit, mais un peu raté ». J’ai commencé à cuisiner mes propres biscuits, muffins et autres collations. C’était très pratique de vivre sur le campus. Je pouvais revenir chez moi entre mes cours pour manger ou cuisiner.

Un jour, mes études se terminèrent. Mais mon mode de vie d’étudiante continua pour plusieurs habitudes. Chez moi, pour boire, il y avait du thé, du café, des tisanes et de l’eau. On n’achetait pas de jus. Pas de biscuits du commerce non plus. Si je voulais manger des biscuits, j’en cuisinais. Lorsque je suis devenue végétalienne, mes zazaventures ont pris un nouveau tournant. Il devenait difficile de trouver des collations, des craquelins, des biscuits sans produit animal (lait, lactose, œufs, miel, gélatine), même pour me dépanner. J’ai donc vraiment intensifié mon virage vers plus de produits faits maison.

J’ai aussi rencontré mon amoureux, qui est aussi mon partenaire dans la cuisine. Nous avons chacun nos spécialités que nous préparons avec passion. Je fais les boissons végétales, le yogourt de soya, les collations et desserts, le kombucha, les crêpes, etc. Mon chum est un peu un boulanger. Il fait les pains, les pâtes à pizza, les brioches, etc. Il a même déjà fait des croissants, des bagels et des bretzels maison. Nous avons tellement de plaisir dans ce mode de vie. Parfois, nous nous amusons à nous comparer à des magiciens.

Toute cette cuisine maison est en phase avec nos intentions écoresponsables. La plupart des ingrédients de base s’achètent en vrac ou en grosse quantité. On peut aussi éviter des ingrédients comme l’huile de palme ou les OGM qui sont souvent cachés.

La clé de notre succès, c’est probablement que tout cela s’est fait tranquillement. Nous n’avons pas essayé de tout faire maison du jour au lendemain. Quand nous sentons qu’un aspect est bien intégré, nous nous mettons au défi. Que pouvons-nous faire d’autre nous-mêmes à la maison? Et il y a aussi des retours en arrière. Oui, parfois, nous achetons du pain à l’épicerie. La plupart du temps, nous tentons de le faire ou de l’acheter en boulangerie. Pour changer vos habitudes, il faut apprendre à trouver l’équilibre entre la discipline et la souplesse. Célébrez ce que vous réussissez à changer. Félicitez-vous pour tous les sacs à pain détournés de l’enfouissement, même si quelques fois dans l’année, vous aurez acheté le pain à l’épicerie. Maintenant que je suis maman, je fais même participer ma fille à la préparation des collations. Elle est toujours très fière de nous aider.

Si vous souhaitez changer vos habitudes, je peux vous soutenir avec mon programme quatre semaines vers une mode de vie écoresponsable. Il y aura presque une cohorte par mois en 2022. Suivez mes réseaux sociaux pour en apprendre plus. Inscrivez-vous au programme de février qui devrait débuter dans la semaine du 20 février en cliquant ici!

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Yogourt végétal maison – la suite

Objectifs que je m’étais fixés en novembre 2020 : 

  • À partir du yogourt, faire une bonne crème sûre végétale maison;
  • trouver un endroit où m’acheter des fèves de soya biologiques québécoises en vrac pour réduire encore plus ma production de déchets;
  • avoir la discipline de faire ma boisson végétale maison et de valoriser l’okara (pulpe de fèves de soya);
  • valoriser mon « petit-lait ».

Je vous propose aujourd’hui de faire une petite mise à jour de mes objectifs fixés il y a un peu plus d’un an en ce qui concerne ma fabrication de yogourt maison. Cette expérience a eu ses hauts et ses bas, mais je suis globalement vraiment fière de moi et de partager mon évolution avec vous. Je vous mets ici le lien vers le premier article. 

Le premier objectif que je m’étais fixé était de faire une bonne crème sûre végétale maison. Je dois avouer que je n’ai pas atteint de résultat satisfaisant à ce niveau. Toutefois, c’est aussi bien de commencer par cet objectif. J’ai beaucoup de choses à dire sur les autres. 

Je voulais trouver un endroit où acheter des fèves de soya biologiques québécoises en vrac pour réduire encore plus ma production de déchets. J’ai en partie atteint cet objectif. J’ai trouvé des fèves de soya biologiques chez Aliments Merci qui sont vendues dans des sacs compostables et recyclables. Leur provenance indiquée est Canada. J’ai aussi trouvé des fèves non biologiques mais sans OGM (organismes génétiquement modifié) chez Bulk Barn et chez Méga Vrac. Le groupe d’achat Nous Rire offre des fèves de soya biologiques et québécoises. Toutefois, ce n’est pas nécessairement accessible à tous comme endroit. Par exemple, même s’ils sont à Montréal, leur local dans le Mile End est un gros détour pour moi. 

J’ai trouvé une certaine forme de discipline dans l’art de faire ma boisson de soya maison. J’ai eu quelques expériences un peu catastrophiques où toute la préparation a débordé de la casserole et qu’il ne me restait même pas 100 ml disponible. Contrairement aux laits fait avec des noix, des graines ou des céréales, il faut faire cuire la préparation car les fèves doivent être cuites pour être digestes. Il existe plusieurs recettes en ligne pour faire sa propre boisson végétale avec des fèves de soya. J’ai fait plusieurs expériences et la plupart donnent un excellent résultat et tout à fait similaire. Vous pourriez essayer cette recette ou toute autre trouvée en ligne. L’essentiel est de lire les instructions en entier avant de vous lancer. Cela demande une bonne organisation de votre temps. Note aux parents : Pour éviter les dégâts, vaut mieux faire chauffer le lait sans enfant qui court autour de vous. 

Photo de Pixabay sur Pexels.com

J’ai trouvé plusieurs recettes pour valoriser ma pulpe de soya. La préférée de ma famille est sans doute de l’intégrer dans une recette de crêpes avec essence de caramel au lieu d’essence de vanille. Succès garanti. D’ailleurs, j’utilise aussi le « petit-lait » dans mes crêpes. C’est le liquide qui reste lorsque je tamise ou suspends mon yogourt pour lui donner une meilleure texture. En fait, partout où vous mettez du lait dans une recette à cuire, le petit lait s’utilise à merveille. J’ai aussi utilisé la pulpe de soya dans quelques recettes de seitan et de biscuits en remplacement d’une partie de la farine. La plupart du temps, c’était réussi. Dans le doute, il suffit de chercher des recettes sur Internet. Dans la culture asiatique, cette pulpe est traditionnellement valorisée à travers toutes sortes de mets. Pour sortir des sentiers battus, quoi! 

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Entraide précieuse – mes collaborateurs

7 février 2021 – Aujourd’hui, je prends un moment pour partager avec vous un court article dans lequel je vous présente quelques personnes qui contribuent dans l’ombre au succès de mon travail.

Tout d’abord, il y a un ami, un amoureux, un papa très comique, Guillaume. Il a embarqué dans le bateau des Zazaventures avec confiance et passion. Il est souvent là derrière moi à me rappeler de prendre des notes quand je fais des tests de recettes. Il me propose aussi régulièrement des sujets pour mes articles. Dès le début de notre relation, il a été curieux et ouvert au végétalisme et il s’est laissé gagné par cette cuisine colorée. Comme quoi ça ne prend pas nécessairement de la viande pour remporter le cœur d’un homme. Vous allez parfois le voir si vous suivez mes « stories » sur Instagram ou Facebook. Vous pouvez également le suivre ici si vous souhaitez voir quelques-uns de nos repas sur ses publications originales.

Nos visages fatigués du 31 décembre 2020 devant le Bye Bye.

Dans l’ombre aussi, il y a une personne qui est mon amie depuis plus de quinze ans. Sur mon site, vous la connaîtrez sous le nom de Mitricote. Je l’ai rencontrée à l’université en création littéraire. Elle a eu la gentillesse d’accepter de faire la révision de mes billets de manière bénévole. Elle est végétarienne depuis bien plus longtemps que moi (plus de 10 ans, je crois -correction de Mitricote : maintenant 12 ans! – et tend au végétalisme depuis plusieurs années aussi). Nous partageons régulièrement nos découvertes et projets en ce qui concerne le végétalisme, le zéro déchet et le minimalisme. Attention, je tiens à dire que, ce matin, personne n’a révisé mon billet. Si vous trouvez des coquilles, c’est parce que j’ai triché pour rendre hommage à mes collaborateurs.

Je dois aussi mentionner que ma fille m’a profondément inspiré à me lancer dans ce projet. Écrire ce blogue, c’est beaucoup pour elle que je le fais. Je demeure optimiste que nous saurons faire, comme individus, mais aussi comme société, des choix intelligents, pour assurer un futur brillant à nos enfants. C’est l’heure des choix et du passage à l’action. Nous devons aux jeunes d’apprendre à vivre plus simplement, de remettre en question certaines de nos habitudes et de comprendre pourquoi c’est essentiel d’agir.

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Une routine de déplacement

Objectifs : 

  • Arriver à refuser des objets non nécessaires à usage unique;
  • Organiser nos déplacements pour les rendre plus efficaces en intégrant progressivement des changements.

Est-ce que vous emmenez toujours votre bouteille d’eau réutilisable avec vous lors de vos déplacements? Prévoyez-vous une tasse à café lavable pour la route? Vous emmenez votre repas au travail pour dépenser moins sur le pouce? Avez-vous des sacs réutilisables dans votre voiture pour aller à l’épicerie? 

Il y a aussi peu que 10 ou 15 ans, vous étiez probablement un pionnier si vous preniez déjà des sacs réutilisables pour aller à l’épicerie. La même chose si vous emmeniez avec vous une tasse de la maison pour acheter votre café. L’habitude d’amener ses sacs pour faire les courses est maintenant assez bien ancrée. Et c’est bien ça, c’est une habitude. Changer une habitude demande de la discipline en premier lieu. Et c’est parfois décourageant de faire face aux échecs ou aux rechutes. On peut comparer cela aux gens qui commencent à s’entraîner mais ne persévèrent pas au-delà de quelques semaines… Les raisons d’abandonner peuvent être multiples. Je vous propose aujourd’hui quelques suggestions pour votre ensemble de survie pour vos sorties hors de la maison. J’ai mis à la fin une section spéciale COVID-19 pour vous parler des adaptations que j’ai dû faire à mes routines à cause des mesures sanitaires.

Ce que j’ai toujours dans ma sacoche (qui est un petit sac à dos, car mon agenda Attitude Orange doit entrer dedans. Oui, j’ai choisi ma sacoche en fonction de mon agenda.) 

  • Ma bouteille d’eau (le format varie selon la durée des sorties, 500 ml, 750 ml ou même 1 litre);
  • 2-3 sacs d’épicerie qui se plient et se rangent petits grâce à une fermeture éclair;
  • un carnet de notes et quelques crayons;
  • un sac à fermeture éclair lavable en tissu (format sandwich) (pour les cas où j’achèterais une collation sur le pouce comme un muffin ou un biscuit);
  • une tasse à café avec couvercle;
  • des ustensiles (couverts de base) enroulés dans une serviette de table lavable (dont une paille en inox). 

Ces objets ne constituent que des suggestions, mais ils sont fort utiles à avoir avec moi tous les jours lorsque j’ai à travailler hors de la maison. Je vous recommande fortement de ne pas vous procurer des items neufs et de constituer votre ensemble à partir de ce que vous avez déjà chez vous. Il existe des ensembles zéro déchet de base qui se vendent dans les boutiques écologiques ou naturelles. C’est parfois tentant de succomber et de les acheter, mais ils ne répondent peut-être pas exactement à vos besoins. C’est plus pratique de choisir vous-mêmes ce qu’il vous faut. Pensez aux objets à usage unique que vous consommez régulièrement lors de vos sorties. Réfléchissez aux objets que vous pourriez emporter facilement avec vous pour les remplacer. 

Autres objets pratiques dans certaines circonstances : 

  • Avoir un ou deux plats vides dans notre sac quand on va au restaurant au cas où on ait des restes (ma grand-mère maternelle faisait cela, d’ailleurs);
  • en hiver : des chaussettes ou des gants de rechange (oui, très pratique quand on a des enfants, mais pour tout adulte adepte de passer du temps dehors, ça demeure très pratique); 
  • des collations maison pour vos fringales;
  • des cuillères, des gobelets et des pailles avant d’aller à la crèmerie en été;

Il se peut que vous oubliiez de remettre les articles dans votre sac lorsque vous aurez à les nettoyer ou si vous les avez utilisés. Dites-vous que c’est comme regarder la météo avant de sortir de la maison. Aurais-je besoin de mon parapluie aujourd’hui? Est-ce que j’ai préparé tout mon sac pour demain? Préparer ce genre de détails la veille me simplifie grandement la vie. 

À cause de la pandémie et des mesures comme le port du masque dans les transports collectifs, j’ai dû modifier mon habitude de boire mon café sur la route. J’ai commencé à le boire à la maison en me levant un peu plus tôt. Parfois, je vais l’emporter avec moi et le boire dehors, comme je marche un peu après ma sortie du métro. Lorsqu’on désire manger quelque chose du restaurant, on s’informe sur la possibilité d’apporter nos propres contenants au comptoir pour emporter. Il est souvent encore possible de le faire, malgré les mesures sanitaires. 

En espérant que ces quelques idées vous inspirent à créer votre propre ensemble de survie! Je vous partage le mien sur mon compte Instagram ce dimanche.

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Le lancement des Zazaventures – dernière partie

L’aventure du non! 

J’ai failli faire quatre parties à ce lancement. Mais je me suis dit, finalement, que tendre au minimalisme et au zéro déchet sont pour moi deux concepts qui vont ensemble. En fait, tout converge aussi vers la simplicité volontaire. Et je nomme ce dernier billet « L’aventure du non » parce que c’est un mot tellement simple, mais trop souvent sous-estimé. 

Dans ma courte vie de trentenaire, j’ai eu à entreposer mes biens à deux occasions dans une unité d’entreposage. Cela a duré presque un an et demi la première fois, en 2016-2017. La deuxième fois, c’était en 2019-2020 pour un peu plus d’un an. J’avais tendance, quand je revoyais toutes ces boîtes et ces objets, à me dire que je devrais tout jeter. Si j’avais été capable de vivre deux ans sans tous ces « kossins », bien, ça veut dire que je n’en avais pas vraiment besoin… 

Évidemment, il fallait que je relativise un peu : c’était quand même pratique de garder quelques objets comme mes chaudrons, des assiettes, ma commode ou mon lit… Pourtant, il y avait toujours cette petite voix au fond de moi qui disait : « mais ça se rachète, c’est juste des assiettes, c’est juste des meubles ».

Bref, j’ai découvert, suite à ces deux expériences d’entreposage, que l’accumulation de biens matériels me cause un stress vraiment plus important que ce que je ne l’imaginais. J’ai passé du temps en colocation avec peu, ou dans la maison de mes beaux-parents sans mes choses à gérer. J’avais, chaque fois que je retrouvais « mes affaires », une sensation d’être écrasée par le stress de gérer tous ces objets. 

Dans tous mes projets personnels en lien avec mon entreprise d’accompagnement, c’est sans doute le volet le plus difficile pour moi à appliquer dans ma vie. Je sais très bien ce que je veux faire pour organiser mon appartement. Je suis bien au courant de tout ce que je veux mettre à donner ou à vendre. Mon conjoint et moi, on a fait un plan de match, on a des objectifs en tête. Nous avons réalisé cette semaine que nous n’avons jamais fini de nous installer chez nous et que la situation sanitaire y est pour quelque chose. Nous avons déménagé au mois d’août 2020. La situation sanitaire était à cette période plus simple. Toutefois, il demeurait complexe pour nous de recevoir de l’aide pour finir de nous installer. Avec une jeune enfant à s’occuper, rares sont les moments où nous étions tous les deux libres pour s’attaquer au rangement et à l’organisation.

Juste le fait de réaliser que la lenteur à laquelle notre installation avance n’est pas entièrement notre faute nous a soulagés d’un grand poids. La pandémie affecte notre vie de toutes sortes de manières insidieuses, et ça nous rappelle que même si on a des plans, ils peuvent changer. Ils changent souvent. La vie est ainsi faite. Nous nous adaptons à la réalité et tentons de choisir les bonnes priorités. Jusqu’à ce que j’aie cette réalisation en discutant avec mon chum hier soir, je m’en allais dans une toute autre direction avec ce billet. J’ai donc retardé sa publication pour vous proposer ce nouveau texte. 

Je termine en vous faisant part de quelques-uns de mes coups de cœur pour simplifier votre vie. Quelques lectures ont changé mon quotidien. J’ai lu le livre de Béa Johnson, qui est une figure de proue du milieu zéro déchet. Elle y met de l’avant un concept bien connu, mais revisité. Les 5 R: Refuse (refuser), Reduce (réduire), Reuse (réutiliser), Recycle (recycler), Rot (composter). Bien engagée dans l’éducation relative à l’environnement par mes expériences comme employée et comme bénévole de gouvernance dans des programmes éco-quartier, j’ai adoré le concept. Pour moi, le premier R ajouté, refuser, prend une place très importante dans le processus de désencombrer son espace de vie. 

Ma mère m’a offert, il y a quelques années, un livre de Dominique Loreau, « L’art de mettre les choses à leur place ». C’est un livre écrit en toute simplicité qui m’accompagne toujours dans les phases de désencombrement.

Plus près de nous, au Québec, l’approche de Florence-Léa Siry de Chic frigo sans fric, qui parle de zéro gaspillage au lieu de zéro déchet. Le concept est, à mon avis, plus flexible et réaliste. J’adore lire son blogue et utiliser ses recettes. Je la suis aussi sur les médias sociaux. J’aime en particulier son compte Instagram. Elle partage des trucs simples, épatants et efficaces.

Ce billet conclut mon lancement officiel! Dans les prochaines semaines, je vais continuer de vous partager des trucs tous les dimanches matins, au gré des saisons, des inspirations et des aventures dans notre maison. Je vais aussi prendre un moment pour vous présenter mes collaborateurs, qui travaillent dans l’ombre.  

Je demeure aussi disponible pour un rendez-vous exploratoire gratuit. C’est une occasion de discuter avec moi de comment je pourrais vous accompagner dans l’atteinte de vos objectifs à vous. 

Merci de me suivre dans mes Zazaventures.

Un Noël valeureux

Tout d’abord, je tiens à écrire un petit mot spécial COVID-19. J’ai rédigé ce billet dans un esprit général et festif. Je n’ai pas tenu compte de la situation actuelle de pandémie. Je suis optimiste que la gratitude et l’amour que nous mettons de l’avant dans le temps des Fêtes nous permettront d’avoir la patience d’attendre Noël 2021 pour célébrer plus normalement.

Lorsque le temps des Fêtes arrive, je suis toujours emballée! Noël dans ma famille, ce sont des balades sous la neige, des repas préparés et partagés avec amour, des bas de laine et des câlins. L’occasion de passer du temps à me ressourcer chez ma mère dans les Hautes-Laurentides. Mais c’est aussi des cadeaux, comme pour beaucoup de monde. Et maintenant que je suis devenue maman, cela ajoute à la gestion. Nous devons conjuguer nos besoins réels pour notre fille et les envies de nos proches de nous offrir des choses magnifiques, mais dont nous n’avons pas nécessairement besoin. 

Nous avons décidé que nous allions nous donner le droit de refuser des cadeaux dont nous n’avons pas besoin. Je suis très transparente dans les changements que je tente de faire dans mon mode de vie. Je les partage même sur Internet dans les Zazaventures. Pourtant, ça ne veut pas dire que ma famille et mes amis vont y adhérer eux-mêmes. Parce qu’ils n’ont aucune obligation de le faire. Il se peut même que jamais ils ne se rendront à faire le même processus que moi, et c’est tout à fait correct. Je dois les accepter comme ils sont pour qu’ils ne voient pas les changements que je fais comme une menace. Si, comme moi, vous désirez recevoir uniquement ce qui est essentiel à vos besoins, il faut simplement vous assurer d’être clairs et transparents dans vos attentes.

Tout à coup, nous débarquons à Noël avec notre tourtière végétalienne et notre liste de cadeaux à acheter usagés. Mais pourquoi on ne fait plus comme tout le monde et manger le ragoût de boulettes? Faites l’effort lorsque vous allez en famille d’être fidèles à vous-mêmes, d’apporter votre touche différente, mais de rester ouverts à vos proches. Votre ouverture leur donnera peut-être envie d’être curieux. Cette occasion festive devient une opportunité infinie de sensibilisation. Les changements que vous avez faits, sans les imposer à personne, peuvent inspirer. L’an prochain, peut-être que matante va vous dire qu’elle a intégré un plat végétarien à son menu. Et votre cousine va peut-être avoir essayé de laver sa maison au bic magique (bicarbonate de soude). Voyez les Fêtes comme une occasion de créer un effet boule de neige (ahahah) et d’être contagieux avec autre chose que la gastro. Partagez vos valeurs avec passion, mais avec douceur. 

Enfin, mon chum et moi avons créé notre propre version de l’histoire du père Noël pour notre fille. Elle n’aura qu’un peu plus d’un an cette année. Nous commençons tout de même à partager notre version avec nos proches pour qu’ils soient prêts. Je termine donc ce billet, légèrement plus long qu’à l’habitude, en vous offrant un mini conte de Noël. 

Photo de Daria Shevtsova sur Pexels.com

Il était une fois, un très grand et gros bonhomme habillé de rouge et de blanc. Il portait une longue barbe douce et de petites lunettes carrées. On l’appelait père Noël. 

Père Noël habitait le pôle Nord, un des endroits les plus froids de la planète. C’était aussi un endroit très tranquille. Il y avait installé un immense atelier de réparation. 

Dans son domaine vivaient aussi de petites créatures appelées lutins. Ils avaient des oreilles pointues comme leurs chapeaux. Petits comme des enfants de cinq ans, mais forts comme des ours.

Le père Noël et les lutins avaient une mission bien spéciale : ils récoltaient les jouets des enfants du monde entier. lls rassemblaient tous les articles et jouets dont les enfants n’avaient plus besoin dans leur maison.

Chaque année, le 1er décembre le Père Noël envoyait une boîte magique avec un lutin à l’intérieur. Ce lutin était chargé d’aider les enfants à rassembler les jouets. 

Une fois tous les jouets mis dans la boîte, le lutin récitait sa formule magique durant la nuit et les jouets disparaissaient pour réapparaître au pôle Nord, dans l’immense atelier du père Noël. 

Certains des lutins, restés au pôle Nord, se chargeaient alors de faire le tri des jouets. Ils réparaient aussi ceux qui étaient brisés.

Le père Noël et les lutins préparaient ensuite les envois de cadeaux pour tous les enfants du monde en fonction des souhaits de chacun. 

Le 24 décembre, le père Noël était enfin prêt à partir pour faire la redistribution des cadeaux. Il partait pour remplir les boîtes magiques de jouets nouveaux, mais pas neufs.

Le 25 décembre au matin, les enfants avaient hâte de découvrir leur boîte de jouets. Les jouets que nous n’aimons plus peuvent devenir le trésor d’une autre personne. 

Merci de me suivre dans mes Zazaventures!

Quand puis-je affirmer être zéro déchet?

La vrai réponse, c’est jamais! Ben oui, je commence mon article comme ça. Il est impossible de ne produire aucun déchet. Je suis tout de même convaincue que vous voudrez continuer de lire pour en savoir plus.

Le nom du concept impose une impression que nous devons faire le moins de déchets possible, voire aucun. Rapidement, nous pouvons sentir une pression énorme. Il faut y arriver et vite! Autrement, à quoi bon affirmer publiquement que nous sommes zéro déchet? Nous nous mettons en action à plusieurs niveaux… Installer un bidet, acheter en vrac, décider de ne pas avoir d’enfants, acheter nos vêtements d’occasion seulement, devenir végétarien ou végétalien, etc. La liste est longue. Le problème reste toujours le maintien à long terme et de ne pas abandonner. 

Personnellement, je me mets une énorme pression pour atteindre divers objectifs. Devenir minimaliste, végane et zéro déchet, ce n’est pas quelque chose que nous pouvons cocher sur une to-do list. J’insiste souvent là-dessus lorsque j’en parle, il s’agit d’un processus continu d’améliorations. Sauf que j’ai parfois l’impression que ça ne va pas assez vite. D’autres fois, je sens que je recule au lieu d’avancer. Puis je me sens coupable, très coupable. Je sens que je ne suis pas à la hauteur de mes valeurs et de mes convictions. 

Mes couches lavables, achetées usagées, qui séchaient dehors au printemps

Dernièrement, j’ai vécu un gros recul dans ma cuisine. Le magasin de vrac le plus près de chez moi (accessible à pied) n’accepte plus les contenants de la maison à cause de la pandémie. J’étais stressée de devoir réorganiser ma manière de faire. Nous devions aller dans un magasin plus loin et prendre le bus et le métro ou une voiture. Tout à coup, suite à une rencontre avec mon groupe de coaching, j’ai décidé de mettre mon attention sur ce qui va bien : 

  • je fais avec constance mes produits nettoyants maison depuis le mois d’août;
  • ma fille va dans une garderie qui accepte les couches lavables;
  • depuis notre emménagement seuls en famille, nous n’avons pas acheté de mouchoirs jetables (nous utilisons les lingettes lavables « pour les fesses » de notre fille);
  • j’ai réparé plusieurs vêtements au lieu de les jeter et d’en acheter des nouveaux;
  • etc.

J’aurais pu vous nommer encore plusieurs succès. Je voulais surtout vous ramener à l’essentiel. Atteindre vos objectifs de zéro déchet, c’est comme pour tout dans la vie : si vous avez la bonne attitude, le processus vous apportera beaucoup plus de satisfaction que le résultat. C’est long et complexe d’avancer dans cette aventure. Je le vis en ce moment et le partage avec vous en toute humilité. Si vous souhaitez avoir du soutien pour y arriver, je suis disponible pour en discuter avec vous. 

Merci de me suivre dans mes Zazaventures.