Ce que je nous souhaite pour 2025

Photo de Daria Shevtsova sur Pexels.com

« Les gens ne craignent pas l’inconnu; les gens craignent la fin du connu. »

  • Jiddu Krishnamurti

Je nous souhaite beaucoup d’indignation!

Parce que ce n’est pas vrai que l’on doit rester neutre, calmes et tranquilles face à tout ce qui se passe dans le monde. Nous avons le droit de crier, de pleurer, de manifester, d’être en colère! Vous avez le droit de trouver que votre loyer est trop cher, l’épicerie hors de prix et les décisions du gouvernement sans bon sens!

Je nous souhaite plusieurs remises en question

Parce que ce n’est pas parce que quelque chose a toujours été fait d’une certaine manière que ça ne peut pas et ne doit pas changer. Nous avons le droit de tout questionner, de tout revirer à l’envers. L’objectif, c’est de bien vivre avec vos propres choix. Ce que les autres en pensent ne devrait jamais être important. Vous allez être pris avec vous-mêmes jusqu’à votre dernier souffle, arrangez vous pour être bien.

Je nous souhaite de l’autodérision à la pelletée

C’est essentiel de faire nos actions avec conviction et courage. Toutefois je crois que nous devrions apprendre à rire de nous-mêmes. Cela nous permet de prendre les erreurs et leçons de la vie avec humilité et plaisir. Toutes les épreuves sont porteuses d’enseignements.

Je nous souhaite le courage de passer à l’action

Quelle est l’action que vous avez toujours voulu faire pour une cause? Aller à une manifestation? Manger biologique? Joindre une formation politique? Aller marcher à tous les jours? Quelque soit la grandeur des actions que vous allez choisir, elles vous permettront d’éprouver de la fierté.

Je me souhaite de retrouver ma voie!

Après presque trois ans à travailler dans une OBNL avec des valeurs auxquelles je crois profondément, avec des collègues en or… Des circonstances font que mon chemin me mènera ailleurs professionnellement. Je m’offre le temps de réfléchir à ce que je souhaite pour me sentir pleinement sur mon X.

Je me souhaite de mieux vivre avec mon éco-anxiété

C’est franchement effrayant de lire les nouvelles sur l’environnement. Je dois être franche, même si c’est un domaine qui me passionne, il m’arrive de passer par dessus les nouvelles et de me concentrer sur les solutions possibles à mon échelle. Des solutions imparfaites avec des allers-retours. Par contre, ces solutions sont honnêtes et à ma mesure.

Et si c’était le moment que nous attendions tous les deux pour passer à l’action?

Zazaventures existe maintenant depuis 4 ans. C’est la cinquième année qui commence. Est-ce que c’est aussi le temps pour vous de reprendre le dessus sur le sentiment d’impuissance et d’avoir le contrôle ?

Mon agenda de chaque année commence par cette phrase:

« Afin d’accomplir une chose que vous n’avez jamais accompli auparavant, vous devez devenir ce que vous n’avez jamais été. »

  • Les Brown

Commençons 2025 ensemble en devenant ce que nous n’avons jamais été, mais qui a toujours été au fond de notre cœur!

Salade de tofu style œufs

Je ne suis pas vraiment une créatrice de recettes, mais il m’arrive parfois de réaliser de bonnes improvisations pour ma famille ET de prendre des notes. Je suis donc en mesure de vous partager cette recette simple et délicieuse de salade de tofu style œufs. En fait, mon chum ne m’a pas trop laissé le choix de l’écrire en ligne. Il en parle à tout le monde et me presse de la publier pour pouvoir la partager.

J’adore cette recette car elle ne nécessite pas de cuisson ni de temps de repos et se prépare en un rien de temps. C’est encore moins long que de préparer une salade avec de vrais œufs. J’utilise un hachoir qui fonctionne au jus de bras de Tupperware, mais vous pourriez prendre votre robot culinaire à faible puissance. D’ailleurs, petite parenthèse, j’utilise vraiment souvent ce hachoir pour gagner du temps dans la cuisine. Il existe des gadgets inutiles dans une cuisine, mais celui-ci est sale presque tous les jours ici. Sans plus de bavardage, voici la recette.

Mon hachoir supersonic extra lors de ma préparation de cette recette dimanche dernier.

Préparation : 15 minutes – Donne 4 à 6 portions. Se conserve jusqu’à 5 jours au réfrigérateur. Ne se congèle pas.

Ingrédients

  • 1 bloc de tofu ferme ou extra ferme de 454g (réserver environ 1/4 du bloc)
  • 1 échalotte française (ou 1/4 d’un petit oignon rouge)
  • 1 branche de céleri coupée en gros morceaux
  • 1 c. à thé (5ml) de poudre d’ail
  • 1/2 c. à thé (2,5ml) de sel Kala namak*
  • poivre au goût
  • 1 à deux c. à soupe (30 ml) d’huile végétale au goût neutre (canola ou tournesol, par exemple)
  • 1/4 de tasse de mayonnaise végétale**

Préparation

  1. Réserver 1/4 du bloc de tofu. Couper le reste en gros cubes et les déposer dans votre hachoir.
  2. Ajouter l’échalotte, les morceaux de céleri, la poudre d’ail, le sel kala namak, le poivre et l’huile végétale dans le hachoir.
  3. Fermer le couvercle et réduire le mélange jusqu’à ce qu’il atteigne une consistance assez lisse. Vous ne voulez pas de trop gros morceaux.
  4. Prendre le reste du bloc de tofu et couper des mini morceaux d’environ 0,5cm par 0,5cm (des petits carrés comme les morceaux dans un salade d’œufs)
  5. Retirer les lames du hachoir. Ajouter les mini cubes de tofu et la mayonnaise et bien mélanger à l’aide d’une cuillère.

Servir en sandwich, sur des craquelins, en tartinade sur une baguette, etc. Mangez cette recette comme vous mangeriez une salade d’œufs.

*J’ai trouvé mon sel kala namak dans une épicerie naturelle, chez Tau. Je me suis procuré le pot il y a environ trois ans et je ne l’ai pas encore vidé. On peut en acheter dans la plupart des épiceries naturelles. Si vous êtes malpris, on en trouve sur Amazon! À noter que le sel kala namak a un goût de souffre qui rappelle les oeufs. C’est un ingrédient important de cette recette.

**Je fais ma mayonnaise maison depuis au moins 3 ans. J’ai commencé avec cette recette de Jean-Philippe et je la connais maintenant par cœur tellement je l’ai réalisée souvent. J’en fais parfois des variantes avec sriracha ou bien vinaigre balsamique. Miam!

Merci de me suivre dans mes Zazaventures et bon appétit!

Célébrer nos victoires

Objectifs: 

  • Vous aider à rester motivés et concentrés sur vos objectifs, quels qu’ils soient;
  • Essayer de nouveaux trucs pour atteindre vos objectifs. 

Aujourd’hui, je sors un peu de mes sujets favoris, l’alimentation et l’environnement, pour vous parler de bien-être personnel et de routine. 

Dans les dernières années, j’ai mis beaucoup de travail sur la gestion du temps et la gestion des émotions. Je me suis offert l’agenda Attitude Orange, des programmes de gestion du temps, des objectifs, des journaux de gratitudes, etc. Je me disais que de m’offrir des cadeaux de moi à moi allait m’aider à atteindre mes objectifs et me sentir plus en paix avec moi. 

À travers ces programmes et projets personnels, j’ai appris plusieurs petites leçons d’importance. Vous le savez peut-être déjà, mais je vous en parle quand même. 

Répéter, répéter, répéter. Il faut que j’écoute plusieurs fois une méditation, que je fasse plusieurs fois un exercice de réflexion personnelle, que je m’évalue plusieurs fois journalièrement, hebdomadairement, mensuellement, etc. Ça prend du temps pour intégrer les apprentissages. Comme cela prend du temps de changer ses habitudes. 

Cela me fait également réaliser l’importance de s’évaluer. C’est dans ces moments que je prends pour moi que je découvre à quel point j’ai progressé et évolué. Ou à quel point je suis tombée dans de vieilles habitudes en ne prenant pas de temps pour moi. Quoi que l’on dise, nous avons, la plupart du temps, le choix de prendre du temps pour soi… Au lieu de perdre du temps sur le téléphone intelligent à regarder les médias sociaux. Et si tu te sens pointé du doigt en lisant, crois-moi, je me pointe aussi du doigt avec sévérité. Encore trop souvent, je me retrouve assise devant mon écran et je regarde l’heure. Et POUF! Il est 23 heures. Où est passée ma soirée? 

Je vous propose aujourd’hui d’essayer trois choses. Choisissez-en une, deux ou trois. 

  • Faites un journal de gratitudes quotidiennes. Écrivez une chose par jour ou nommez-la simplement dans votre cœur dans un moment d’arrêt; 
  • Célébrez vos victoires. Pendant une semaine, chaque jour, félicitez-vous pour ce que vous avez réussi à faire. Interdis de se pencher sur la longue liste que vous auriez désiré accomplir. On se concentre sur ce qui est réussi;
  • Mettez-vous un minuteur lorsque vous consultez les médias sociaux ou regardez la télévision. En contrepartie, consacrez 30 minutes par jour à faire quelque chose qui vous fait plaisir. 

Non seulement c’est important de célébrer nos petites victoires, mais de taire nos saboteurs intérieurs l’est tout autant. Dire que du bien de nous-mêmes, comme si l’on parlait de notre meilleure amie. L’état d’esprit positif est important dans toutes les sphères de votre vie. Ce que je vous exprime ici est une grande partie des apprentissages que j’ai faits sur moi-même dans les dernières années en thérapie et en coaching. Les mots qu’on a pour nous-mêmes ont une influence. Aimez-vous! C’est mon objectif pour 2022, de semer énormément d’amour dans ma vie. De moi à moi, et non seulement envers les autres.

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Cuisiner maison ses biscuits et collations

D’un budget d’étudiante à un mode de vie

Objectifs :

  • Économiser de l’argent en cuisinant soi-même les collations des boîtes à lunch et les desserts ;
  • Réduire ses déchets à la source en évitant les produits emballés individuellement du commerce ;
  • Initier les enfants (les vôtres, ceux des autres ou vos petits-enfants) à la cuisine en préparant les collations avec eux.

Je suis une petite fille de région. J’ai grandi dans les Hautes-Laurentides. Cela a fait en sorte que j’ai quitté tôt le nid familial pour mes études postsecondaires. À 17 ans, j’étais au cégep dans les résidences étudiantes. Je devais m’occuper de faire mes épiceries, de cuisiner et de planifier mes repas. Je m’étais déjà rendue compte que la nourriture coûtait cher avant de partir de la maison. J’ai quand même eu des petits plats de maman et même de belle-maman (la femme de mon père). Sauf qu’il fallait que je m’organise. C’est aussi à cette époque que j’ai commencé à faire mes produits nettoyants maison, mais je vous garde cela pour un autre article.  

Je vous mentirais si je vous disais que tout ce que je cuisinais à cette époque était délicieux. J’ai, à quelques reprises, appelé mes amis des résidences des gars qui sont venus manger ce qui était « gratuit, mais un peu raté ». J’ai commencé à cuisiner mes propres biscuits, muffins et autres collations. C’était très pratique de vivre sur le campus. Je pouvais revenir chez moi entre mes cours pour manger ou cuisiner.

Un jour, mes études se terminèrent. Mais mon mode de vie d’étudiante continua pour plusieurs habitudes. Chez moi, pour boire, il y avait du thé, du café, des tisanes et de l’eau. On n’achetait pas de jus. Pas de biscuits du commerce non plus. Si je voulais manger des biscuits, j’en cuisinais. Lorsque je suis devenue végétalienne, mes zazaventures ont pris un nouveau tournant. Il devenait difficile de trouver des collations, des craquelins, des biscuits sans produit animal (lait, lactose, œufs, miel, gélatine), même pour me dépanner. J’ai donc vraiment intensifié mon virage vers plus de produits faits maison.

J’ai aussi rencontré mon amoureux, qui est aussi mon partenaire dans la cuisine. Nous avons chacun nos spécialités que nous préparons avec passion. Je fais les boissons végétales, le yogourt de soya, les collations et desserts, le kombucha, les crêpes, etc. Mon chum est un peu un boulanger. Il fait les pains, les pâtes à pizza, les brioches, etc. Il a même déjà fait des croissants, des bagels et des bretzels maison. Nous avons tellement de plaisir dans ce mode de vie. Parfois, nous nous amusons à nous comparer à des magiciens.

Toute cette cuisine maison est en phase avec nos intentions écoresponsables. La plupart des ingrédients de base s’achètent en vrac ou en grosse quantité. On peut aussi éviter des ingrédients comme l’huile de palme ou les OGM qui sont souvent cachés.

La clé de notre succès, c’est probablement que tout cela s’est fait tranquillement. Nous n’avons pas essayé de tout faire maison du jour au lendemain. Quand nous sentons qu’un aspect est bien intégré, nous nous mettons au défi. Que pouvons-nous faire d’autre nous-mêmes à la maison? Et il y a aussi des retours en arrière. Oui, parfois, nous achetons du pain à l’épicerie. La plupart du temps, nous tentons de le faire ou de l’acheter en boulangerie. Pour changer vos habitudes, il faut apprendre à trouver l’équilibre entre la discipline et la souplesse. Célébrez ce que vous réussissez à changer. Félicitez-vous pour tous les sacs à pain détournés de l’enfouissement, même si quelques fois dans l’année, vous aurez acheté le pain à l’épicerie. Maintenant que je suis maman, je fais même participer ma fille à la préparation des collations. Elle est toujours très fière de nous aider.

Si vous souhaitez changer vos habitudes, je peux vous soutenir avec mon programme quatre semaines vers une mode de vie écoresponsable. Il y aura presque une cohorte par mois en 2022. Suivez mes réseaux sociaux pour en apprendre plus. Inscrivez-vous au programme de février qui devrait débuter dans la semaine du 20 février en cliquant ici!

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Yogourt végétal maison – la suite

Objectifs que je m’étais fixés en novembre 2020 : 

  • À partir du yogourt, faire une bonne crème sûre végétale maison;
  • trouver un endroit où m’acheter des fèves de soya biologiques québécoises en vrac pour réduire encore plus ma production de déchets;
  • avoir la discipline de faire ma boisson végétale maison et de valoriser l’okara (pulpe de fèves de soya);
  • valoriser mon « petit-lait ».

Je vous propose aujourd’hui de faire une petite mise à jour de mes objectifs fixés il y a un peu plus d’un an en ce qui concerne ma fabrication de yogourt maison. Cette expérience a eu ses hauts et ses bas, mais je suis globalement vraiment fière de moi et de partager mon évolution avec vous. Je vous mets ici le lien vers le premier article. 

Le premier objectif que je m’étais fixé était de faire une bonne crème sûre végétale maison. Je dois avouer que je n’ai pas atteint de résultat satisfaisant à ce niveau. Toutefois, c’est aussi bien de commencer par cet objectif. J’ai beaucoup de choses à dire sur les autres. 

Je voulais trouver un endroit où acheter des fèves de soya biologiques québécoises en vrac pour réduire encore plus ma production de déchets. J’ai en partie atteint cet objectif. J’ai trouvé des fèves de soya biologiques chez Aliments Merci qui sont vendues dans des sacs compostables et recyclables. Leur provenance indiquée est Canada. J’ai aussi trouvé des fèves non biologiques mais sans OGM (organismes génétiquement modifié) chez Bulk Barn et chez Méga Vrac. Le groupe d’achat Nous Rire offre des fèves de soya biologiques et québécoises. Toutefois, ce n’est pas nécessairement accessible à tous comme endroit. Par exemple, même s’ils sont à Montréal, leur local dans le Mile End est un gros détour pour moi. 

J’ai trouvé une certaine forme de discipline dans l’art de faire ma boisson de soya maison. J’ai eu quelques expériences un peu catastrophiques où toute la préparation a débordé de la casserole et qu’il ne me restait même pas 100 ml disponible. Contrairement aux laits fait avec des noix, des graines ou des céréales, il faut faire cuire la préparation car les fèves doivent être cuites pour être digestes. Il existe plusieurs recettes en ligne pour faire sa propre boisson végétale avec des fèves de soya. J’ai fait plusieurs expériences et la plupart donnent un excellent résultat et tout à fait similaire. Vous pourriez essayer cette recette ou toute autre trouvée en ligne. L’essentiel est de lire les instructions en entier avant de vous lancer. Cela demande une bonne organisation de votre temps. Note aux parents : Pour éviter les dégâts, vaut mieux faire chauffer le lait sans enfant qui court autour de vous. 

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J’ai trouvé plusieurs recettes pour valoriser ma pulpe de soya. La préférée de ma famille est sans doute de l’intégrer dans une recette de crêpes avec essence de caramel au lieu d’essence de vanille. Succès garanti. D’ailleurs, j’utilise aussi le « petit-lait » dans mes crêpes. C’est le liquide qui reste lorsque je tamise ou suspends mon yogourt pour lui donner une meilleure texture. En fait, partout où vous mettez du lait dans une recette à cuire, le petit lait s’utilise à merveille. J’ai aussi utilisé la pulpe de soya dans quelques recettes de seitan et de biscuits en remplacement d’une partie de la farine. La plupart du temps, c’était réussi. Dans le doute, il suffit de chercher des recettes sur Internet. Dans la culture asiatique, cette pulpe est traditionnellement valorisée à travers toutes sortes de mets. Pour sortir des sentiers battus, quoi! 

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Variations sur le thème du Pesto

Objectifs :

  • Éviter de gaspiller les merveilles de votre jardin (de balcon, de bac ou en terre! On ne veut pas gaspiller); 
  • Revisiter un classique aimé de tous (ou presque). 

Avez-vous eu aussi chaud que moi en mai? L’été est bel et bien installé en termes de température. Quand il fait chaud, cela nous donne envie de cuisiner des choses simples et de salir le moins de vaisselle possible. Qu’est-ce qui est plus terrible qu’allumer le four quand il fait déjà 31 dans la maison? Ah, je sais! Mettre ses mains dans l’eau de vaisselle chaude après avoir allumé le four quand il fait 30 dans la maison! 

Alors, selon Ricardo, pour faire un pesto classique, vous avez besoin de quatre tasses de basilic frais, un quart de tasse d’huile d’olive, un quart de tasse de noix de pin (pignons), un quart de tasse de fromage parmesan, une gousse d’ail haché, du jus de citron, du sel et du poivre. Bon, et après, une fois que vous lisez cela, vous vous dites que je ne dois pas mettre de parmesan dans mon pesto. Je remplace le fromage par de la levure alimentaire (encore une fois merci Ricardo). 

Fait divers: ce robot culinaire est plus vieux que moi et il fonctionne toujours aussi bien. Mon père l’a offert à ma mère avant ma naissance. C’est moi qui a la chance de prolonger sa vie utile.

Alors, pourquoi faire des pestos? C’est une manière de manger des pâtes tellement réconfortante. On peut manger le plat chaud comme froid, on peut s’en servir pour aromatiser des plats une fois qu’il est fait (comme les super coquilles de Sara Girard de ma cuisine de tous les jours). Et après, une fois que vous maîtrisez les bases du pesto, votre imagination est presque la seule limite!

Pour commencer, je vous donne la recette du pesto que j’ai fait en mai avec la ciboulette du jardin dans la cour de ma sœur. Avec cette version, y’en a tellement que vous allez souper avec, dîner avec et en avoir assez pour en congeler (8-12 portions, selon votre amour de la sauce)

  • 5-6 tasses (à l’oeil) de ciboulette du jardin 
  • 2 tasses (à l’oeil) de persil frisé de mon panier surprise seconde vie ( lien non sponsorisé)
  • ½ tasse de graines de tournesol
  • ½ à ¾ de tasse d’huile de canola
  • 3-4 gousses d’ail (tout dépend de leur grosseur et de votre amour de l’ail) 
  • ½ tasse de levure alimentaire
  • 2 tasses de pois verts surgelés réchauffés dans l’eau au micro-onde (égoutter les pois avant de les mettre dans la recette). 
  • Le jus d’un ou deux citrons
  • Sel et poivre au goût
Pesto aux pois verts, ciboulette et persil frisé.

Préparation : mettre tous les ingrédients dans le bol d’un robot culinaire sauf l’huile. Ça a l’air de déborder un peu et d’être trop si votre robot est aussi petit que le mien, mais ça va vite prendre moins de place. (Voir les photos). Mélanger pendant deux ou trois minutes à haute puissance tout en ajoutant l’huile en filet. Arrêter la machine et envoyer les morceaux restants collés sur les bords vers le fond. Mélanger à nouveau pendant environ deux minutes. 

C’est prêt à servir, congeler, réfrigérer ou donner à vos voisins que vous aimez (allô ma soeur!). 

Après, nous voici aux variations : 

  • L’huile d’olive : huile de tournesol, huile de cameline, huile de canola, huile de pépins de raisin… 
  • Les noix de pin : graines de tournesol, graines de citrouille, amandes, noix de cajou, noix du Brésil, noix de Grenoble. Vous pourriez même essayer avec les petites noix du Québec toutes spéciales reçues dans votre panier de légumes. 
  • Le basilic frais : ciboulette, persil plat ou frisé, coriandre (pas trop toutefois, à combiner à une autre herbe), toute fine herbe en feuille dont vous aimez le goût…
  • Le jus de citron : soit, cet ingrédient se substitue moins bien, mais vous pourrez oser mettre un vinaigre de cidre ou un vinaigre de vin. 
  • La levure alimentaire, on doit la laisser pour avoir le petit goût fromagé… mais le pesto est tout aussi bon sans. 
  • Un ajout, les petits pois : tomates séchées, poudre de betteraves ou betteraves cuites, poivrons rôtis, épinards, roquette, etc. 
  • L’ail, le sel et le poivre sont indispensables. 
Mon pesto prêt à aller au congélateur pour ajouter des saveurs à des recettes.

Toutes ces suggestions pour que vous passiez l’été à savourer des salades, des pâtes et autres recettes succulentes sans gaspiller vos herbes fraîches. N’oubliez pas que si vous congelez, les bacs à glaçons sont de merveilleux alliés pour faire de petites portions de pesto, les sauces, la pâte de tomate, la sauce à pizza, etc. Une fois les « glaçons » gelés, mettez-les dans un contenant hermétique et le tour est joué. Votre bac à glaçons est libre et vous aurez de la glace pour faire vos cafés glacés à siroter sur la terrasse. Vous aimeriez avoir du soutien pour réorganiser votre cuisine et vos menus pour moins gaspiller et mieux consommer? Prenez un rendez-vous téléphonique ou vidéo gratuit avec moi. Nous aurons 30 minutes pour parler de comment nous pouvons travailler ensemble.

Bon appétit et merci de me suivre dans les Zazaventures!

Nettoyer sa maison écolo ça coûte combien?

Objectifs : 

  • Démontrer que faire son ménage avec des produits bons pour l’environnement et la santé ne coûte pas plus cher que le faire avec des produits d’entretien traditionnels;
  • Démontrer que même en choisissant des produits naturels à un prix plus élevé, le panier revient moins cher comme on se procure moins de produits. 

Durant les dernières semaines, j’ai fait des recherches pour comparer combien coûte l’entretien écologique versus l’entretien traditionnel aux produits commerciaux dits plus « chimiques ». Je vous ai énoncé plus haut ce que cet article tentera de démontrer. Je tiens aussi à spécifier dès le départ ce que je ne souhaite pas faire. Si votre seul objectif est de faire le ménage avec les produits qui coûtent le moins cher possible, ma recherche ne répondra pas à votre besoin. Le tout est pour moi une question d’équilibre. Si j’économise avec des produits vraiment pas chers comme le bicarbonate de soude et le vinaigre blanc, l’économie est tellement importante que je peux me permettre de payer d’autres produits écologiques ou en vrac plus chers. Finalement, ma facture demeure tout de même moins élevée. Si un produit coûte moins cher en argent, quel coût a-t-il sur ma santé, celle de ma famille et de l’environnement en général? Brisons ensemble le mythe des produits écologiques trop chers. 

Tout d’abord, je vous présente un tableau récapitulatif de l’usage annuel de produits commerciaux pour faire le ménage. C’est étonnamment la partie qui m’a demandé le plus de recherche, comme je ne me souvenais pas bien du temps que ça durait et du nombre de produits que j’achetais. Je fais mon ménage au naturel depuis plus de 10 ans. Je me suis donc fiée aux indications des fabricants et j’ai pu déduire combien de produits j’aurais besoin dans une année. Je fais en moyenne six brassées de lavage par semaine, plus quatre à cinq brassées pour l’entretien des couches lavables et de mes produits intimes féminins. Mon lave-vaisselle fonctionne en moyenne cinq fois par semaine et nous lavons la vaisselle à la main en moyenne une fois par jour. Pour plus de questions sur la méthodologie, contactez-moi personnellement et il me fera plaisir de discuter avec vous et de vous détailler mon processus.

Utilisation basée sur celle de ma famille. Deux adultes et un enfant aux couches lavables.

J’ai choisi de ne plus faire mon ménage avec des produits commerciaux pour plusieurs raisons. Une première est la multiplication des contenants et des produits qu’il faut entreposer de manière sécuritaire. Parfois, il faut faire attention de ne pas les mélanger entre eux. Aussi, ils créent beaucoup de rejets que vous devrez mettre au recyclage ou à la poubelle et retourner acheter un nouveau contenant. Bien sûr, vous pouvez acheter des recharges, cela revient bien moins cher. Dans un article précédent, je vous ai parlé de perturbateurs endocriniens. Certains perturbateurs endocriniens sont mêmes cancérigènes, selon la liste de la TELUQ mise en lien précédemment. Évidemment, les producteurs de ces produits vous diront que les concentrations ne sont pas nocives. C’est probablement vrai, mais nous ne savons pas ce que cause la concentration additionnée de huit produits utilisés dans votre maison. Avec un bébé qui court, rampe et met tout dans sa bouche, pas question de prendre de risques pour moi.

Mon ménage écologique est pour moi simple et rassurant. Si jamais ma fille venait à ingérer mon nettoyant tout usage, elle consommerait de l’eau, du vinaigre, un peu de savon à vaisselle et de bicarbonate de soude. Une liste somme toute moins inquiétante pour moi que l’ingestion d’un produit commercial à la liste d’ingrédients inconnus. Et c’est bien cela que je trouve difficile. Il n’y a pas d’obligation d’écrire les ingrédients sur les produits. (Voir le texte de loi ici). En choisissant des produits parfois plus chers, mais avec des ingrédients rassurants, nous envoyons un message à l’industrie. Ce qui compte pour nous c’est que ce soit bon pour notre famille, pas juste pour notre portefeuille. Évidemment, tout le monde n’en a pas les moyens et je comprends très bien cela. C’est pour ça que si nous avons la possibilité de choisir ces produits, nous pavons la voie pour que cela devienne la norme.

Utilisation basée sur celle de ma famille: deux adultes et un enfant aux couches lavables.

Mon tableau indique un usage très traditionnel des produits, mais vous pourriez aussi passer au cake vaisselle sans eau, par exemple. Une chose à la fois. Si je manque de crème à récurer pour laver mon bain, je n’ai pas à me déplacer, prendre du temps, aller à l’épicerie ou la pharmacie. J’ouvre mon armoire, j’attrape un contenant et quelques cuillères et en moins de 10 minutes, je retourne laver mon bain. Bien sûr, à un moment ou un autre je dois me procurer les ingrédients de base. Je les stocke en grandes quantités, comme ils ne coûtent pas cher et je vais en racheter une ou deux, voire trois fois par année si j’ai mal calculé mes besoins. L’avantage du vrac, c’est aussi cela. Si je veux acheter 4 kg de bicarbonate de soude, je peux, si je veux, en acheter 120 g aussi! J’adapte mes achats aux besoins de ma famille. 

Au bout du compte, même en choisissant des produits plus chers, je suis gagnante. Je réalise une économie monétaire de 55 $ par année avec les produits écologiques ou maison. Parce que mon temps est précieux. Le temps que je ne passe pas à retourner au magasin, je le rentabilise aussi en plus de temps de qualité avec ma famille, ou en heures que je peux consacrer à rédiger des articles pour mon blogue. C’est aussi plus de temps pour moi à passer dans la cuisine à réfléchir à comment je peux encore plus faire évoluer ma manière de consommer. Depuis que je suis petite, j’entends dire que le temps, c’est de l’argent. Et je ne vous ai même pas encore parlé de mon déodorant maison, de mon shampooing solide qui dure 5-6 mois… Je n’ai parlé que de ménage et de lessive.

Si vous aussi, vous en avez assez de perdre votre temps à courir les magasins pour sans cesse renouveler vos produits nettoyants, je crois que vous êtes prêts à discuter avec moi pour qu’on fasse votre plan d’action vers un avenir plus simple et plus écologique. Prenez votre rendez-vous gratuit avec moi sans tarder en cliquant ici.

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Crêpes salées façon pizza

Me voilà de retour après quelques semaines d’absence sans vous offrir d’articles. J’ai été présente sur mes médias sociaux et nos interactions m’ont donné plusieurs idées pour des sujets d’articles à venir. La cuisine végétale me passionne toujours autant, mais vos grandes réactions à la publication de ma photo de bidet-douchette sur ma toilette me donnent envie de vous proposer plus de contenu sur la salle de bain sans déchet.

Je vous partage aujourd’hui la recette des crêpes salées préparées pour ma famille vendredi dernier. J’ai eu beaucoup de plaisir à créer cette recette et ma famille l’a beaucoup aimée. Vous la trouverez donc plus bas avec à sa suite quelques conseils pratiques. 

Préparation : 10 minutes

Cuisson : 30 minutes

Rendement : 10-15 crêpes 

Mélange à crêpes :

  • 3 tasses de boisson de soya non sucrée (ou autre boisson végétale non sucrée)
  • ⅓ de tasse d’huile de tournesol (ou toute huile au goût neutre comme l’huile de canola)
  • 1 tasse et ⅓ de farine de blé entier
  • 1 tasse et ⅓ de farine tout usage non blanchie
  • ⅓ de tasse de levure alimentaire*
  • ½ c. à soupe de poudre à pâte (levure chimique)
  • ½ c. à soupe d’ail en poudre
  • ½ c. à soupe de poudre d’oignon
  • 1 c. à thé de sel
  • ½ c. à thé de basilic séché
  • ½ c. à thé d’origan séché 

Préparation : 

  1. Mélanger tous les ingrédients secs dans un bol à l’aide d’une cuillère (farine de blé entier, farine tout usage non blanchie, levure alimentaire, poudre à pâte, ail en poudre, poudre d’oignon, sel, basilic et origan). 
  2. Verser la boisson végétale et l’huile dans un grand bol ou un grand pichet gradué pouvant accueillir tout le mélange d’ingrédients secs. Fouetter doucement l’huile et la boisson végétale.
  3. Incorporer graduellement les ingrédients secs dans le mélange liquide en fouettant bien pour que des grumeaux ne se forment pas dans la pâte. 
  4. Cuire dans une poêle chauffée à feu moyen dans des portions d’un quart de tasse à un tiers de tasse selon la grosseur des crêpes désirées. Cuire 1-2 minutes d’un côté, puis retourner et cuire 1 minute. 
  5. Attention, quand la poêle est bien chaude, les crêpes commencent à cuire vite et si vous tentez d’étaler le mélange en levant la poêle et en l’inclinant, votre crêpe va glisser. Utilisez plutôt votre spatule pour étaler le mélange au besoin. 

Pour garnir les crêpes, laissez aller votre imagination. Pour ma famille, j’ai utilisé des copeaux de fauxmage râpés et de la sauce à pizza. J’ai aussi fait cuire à la poêle un mélange d’oignons, poivrons verts, champignons de Paris et saucisse de seitan à l’italienne. Vous pourriez utiliser du pesto, des olives, des coeurs d’artichauts, des tomates séchées, des asperges, des courgettes grillées, etc. Les possibilités sont grandes! Pourquoi pas un seitan de jambon et des morceaux d’ananas? 

À la maison, nous ne préparons pas toujours notre sauce à pizza nous même. Toutefois, nous sommes devenus adeptes des bacs à glaçons pour ranger ce genre d’aliments. Bien honnêtement, ça fait des années que je connais ce truc, mais seulement quelques mois que je l’utilise vraiment. C’est tout à fait génial! Nous les utilisons aussi pour la pâte de tomate, l’aquafaba (jus de pois chiches), le pesto maison. Lorsque les cubes sont gelés, nous les transférons dans des sacs. Un cube équivaut plus ou moins à une cuillère à soupe. C’est vraiment pratique dans la préparation des recettes familiales. Vous aimeriez aller plus loin? Prenez un rendez-vous gratuit avec moi et on travaillera ensemble à vos objectifs.

Merci de me suivre dans mes Zazaventures et bon appétit!

Sortir de ma peau

Sortir de ma peau

7 octobre 2016 – Je me rappelle avoir étudié au secondaire l’histoire médiévale. J’avais été marquée par cette image de culotte en métal pour empêcher les gens d’avoir des relations sexuelles. En ce moment, c’est un des meilleurs exemples auquel je peux penser pour décrire ma situation. Quand j’ai mes règles, on dirait que je porte une culotte comme celle-là.

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Sauf qu’elle est brûlante et la chaleur passe au travers de ma peau. L’inconfort s’installe. Peu importe comment je m’assois, je me couche, j’ai mal. Si vous allez voir les sites Internet sur l’Endométriose, partout ils écrivent quelque chose comme: «Un changement dans les habitudes de vie peut aider significativement à diminuer les douleurs. Parlez avec un nutritionniste et mangez plus sainement et faîtes de l’activité physique. »

Tout d’abord, je tiens à mentionner que je mange très bien. Dans mon alimentation j’ai cherché l’équilibre et je mange végétalien. Les légumes, les fruits, les céréales complètes, les noix, les graines et les léguminueuses composent la majorité de mon alimentation alors est-ce qu’on peut dire que ce dossier-là est réglé?

Ensuite, je ne veux pas jouer les rabat-joie mais est-ce que quelqu’un peut m’expliquer comment je peux faire du sport régulièrement quand la moitié de chaque mois j’ai de la difficulté à simplement marcher pour me rendre à mon travail sans souffrir à en avoir envie de pleurer? Vendredi dernier, j’ai réussi à grimper deux voies et demi à l’escalade et fait un cours de yoga de 1 heure et 15 minutes. Pour moi, cette soirée était un miracle. Quand je suis rentrée chez moi, je pleurais de joie d’avoir réussi à bouger autant. Dans les dernières semaines, j’avais réussi à faire trois fois un 20 minutes de yoga sans ressentir trop de douleur.

À la mi-septembre, j’ai été hospitalisée après m’être retrouvée aux urgences car je n’arrivais plus à marcher tellement j’avais mal. Ma douleur était tellement forte qu’on m’a donné de la morphine. Je l’ai prise sans rien dire je voulais juste me sentir bien.

Tout ce que je veux c’est me sentir bien.

Je veux retourner dans les cours d’acroyoga et de yoga. Je veux recommencer à courir, je veux reprendre l’escalade de manière régulière. J’ai aussi envie d’essayer plusieurs autres activités. J’aimerais faire de la danse hip hop. Je m’ennuie de faire des randonnées dans les montagnes et de sentir la forêt…

Ces temps-ci, j’ai plus que jamais envie de sortir de ma peau. Je m’y sens prisonnière. Lorsque j’étais obèse, j’ai fait le choix de changer ma vie. J’ai commencé par l’alimentation puis j’ai progressivement découvert des sports que j’aime. J’étais bien, j’étais fière de moi. Je me sentais accomplie, forte, belle et fonceuse. J’ai perdu le contrôle de ma vie depuis que j’ai l’Endométriose. Je n’ai jamais à ce point été mal dans ma peau. Parfois j’ai des nausées et des étourdissements juste à marcher jusqu’à ma salle de bain pour aller aux toilettes.

C’est qui cette fille dans le miroir qui a pris 5 kilos en deux mois? C’est qui cette fille qui a envie d’arracher son utérus de son ventre pour arrêter de souffrir? Quand j’étais à l’hôpital, j’ai entendu le médecin dire à ma voisine de chambre qui venait de subir une hystérectomie cette belle phrase: « L’opération s’est bien déroulée, on a réussi à sortir l’utérus par le vagin. » J’en ai eu des frissons dans le dos. Ce n’est pas vrai que je ne veux plus d’utérus, je veux juste arrêter d’avoir mal. Je veux redevenir moi.

C’est qui cette fille qui sacre aux trois mots? C’est qui cette fille épuisée qui s’endort partout? C’est qui cette fille qui a du mal à accomplir son travail? C’est qui cette fille qui dépend d’opioïde pour pouvoir fonctionner et diminuer ses douleurs?

Si vous me croisez, j’irai marcher avec vous. Je vais même aussi rire et sourire. J’aurai aussi la blague facile et je raconterai avec légèreté mon hospitalisation et ma prise de morphine. Je vais aussi aller travailler et donner tout ce que je peux donner dans ma situation aux enfants que je rencontre. Quand j’anime, je ne prends pas de médicaments car je ne peux pas être somnolente devant un groupe de jeunes. Je ne veux pas être sous l’effet d’opiacés pendant que je suis avec eux car je crois que ce n’est pas éthique.

Même si j’ai envie de creuser mon ventre avec mes ongles pour arracher ma peau et arrêter d’avoir mal, ma vie continue. Je ne suis pas juste ma douleur. Je me sens bien quand je médite ou que je fais de la relaxation. J’arrive généralement à dormir malgré les douleurs… L’objet de mon billet je ne peux pas vraiment vous le dire. Je ne voulais pas me plaindre. Je ne voulais pas non plus dire que je suis si forte et résiliente et que tout va se régler en temps et lieu. Est-ce que vouloir me sentir bien dans ma peau est un assez grand motif pour consacrer un billet à mon inconfort?

Je crois que ce que je veux dire c’est que je vais bien. Il ne faudrait pas que vous vous inquiétiez pour moi. Je suis contente d’où je suis dans ma vie et des projets que j’ai. J’ai plus que jamais envie de prendre soin de moi. Je veux me dire oui, tout le temps, me mettre en premier et continuer de m’épanouir.  J’aimerais juste pouvoir titrer mon prochain billet ainsi: Je me sens bien.

Tout ce que je veux c’est me sentir bien.

Tête et corps dans tous les sens

28 juin 2025 – Cet article est une republication d’un article de 2015 légèrement édité, mais dont l’essence est demeurée la même. 

27 juillet 2015 – La semaine dernière, j’avais commencé à travailler un texte tout à fait différent de celui-ci. J’ai complètement changé d’idée et me voilà en train de recommencer à zéro avec une inspiration qui me gonfle de fierté et de bonheur depuis hier après-midi. Je vous livre aujourd’hui un très court billet qui, je l’espère, saura vous remplir d’énergie.

J’ai essayé, à l’automne 2014, pendant six semaines, de faire de l’acroyoga. Je suis allée avec ma sœur aux portes ouvertes d’un centre de yoga et d’escalade qui se situe assez près de chez nous. Coup de cœur pour elle. De mon côté, j’essaie, mais je ne me sens pas à l’aise dans cette pratique. Je me laisse aveuglée par les apparences. Toutes ces personnes autour de moi sont tellement en forme, tellement musclées. Il n’y a pas de place pour moi et mon corps mou dans cet endroit…

J’ai même pleuré après avoir essayé (sans réussir) de faire du bloc. Je m’étais rentré dans la tête que cet endroit n’est pas fait pour les personnes grosses. J’étais encore abonnée dans un gym conventionnel et je me disais que je devais continuer à travailler sur moi-même et à me muscler. Je croyais que je devais devenir plus forte et plus mince avant d’aller faire de l’acroyoga ou de l’escalade.

Cette semaine, je termine mon 6e mois de thérapie avec une psychologue. J’ai beaucoup travaillé avec elle sur des aspects de ma personne que je voulais améliorer pour me sentir mieux tout d’abord dans ma tête. Je pensais que j’allais continuer à la voir pour poursuivre mon cheminement sur l’acceptation de mon corps. C’est vraiment complexe d’aimer son corps, c’est une progression continue. J’ai beaucoup de difficulté à le faire. Je crois que j’ai trouvé une autre thérapie qui m’aidera d’une autre manière à changer ma perception de moi-même.

Pendant ces mêmes six mois, j’ai vu une petite fleur s’épanouir et grandir dans mon appartement. J’ai vu comment ma petite sœur est devenue magnifique, autant intérieurement qu’extérieurement, depuis qu’elle fait de l’acroyoga. Elle dit souvent « l’acroyoga a changé ma vie ». Elle me dit que plusieurs personnes ne comprennent pas ce qu’elle veut dire quand elle leur dit ça.

De mon côté, j’ai résilié mon abonnement au gym, j’achète 12 entrées à Zéro Gravité et je vais aller faire de l’acroyoga. On est au début du mois de juillet. Je commence par un premier jeudi. Un deuxième jeudi, puis jeudi et samedi… Encore jeudi et samedi… Course mardi, acroyoga jeudi, course vendredi, acroyoga samedi et dimanche encore acroyoga, mais au parc Jeanne-Mance…

Je ne me suis jamais sentie aussi forte et zen. Dorénavant, j’interdis à ma tête de me mettre quelque barrière que ce soit lorsque je pratique cette activité. J’arrête d’écouter la peur qu’il y a dans ma tête. J’arrête d’écouter la grosse au fond de moi qui me dit que je ne peux pas grimper sur quelqu’un. J’écoute mon corps toutefois, j’écoute quand il me dit d’arrêter parce que j’ai mal ou parce que je suis fatiguée.

Je veux dépasser mes limites mentales, mais pas physiques. Ce corps que j’ai détesté avec tellement de dégoût et de haine, je joue avec dans l’espace. Le plus gros morceau du travail, pour moi, c’est de briser mes barrières intérieures. Je dois arrêter de m’interdire tout un tas d’activités parce que je suis encore grosse dans mon imaginaire intime.

Je pense que je comprends ce que ma sœur veut dire maintenant parce qu’en un mois, l’acroyoga a changé ma vie. Vous non plus, ne vous laissez pas avoir par les apparences et les acrobaties. L’acroyoga c’est un mode de vie, une philosophie. J’apprends à mieux écouter les autres à être l’écoute de mon corps et mes besoin.

J’apprends à mieux communiquer ce dont j’ai besoin et à mieux comprendre ce dont les autres ont besoins. J’apprends à contrôler mes mouvements et ma respiration, mais aussi à me laisser aller, à me détendre. Chaque jour je grandi énormément parce que j’apprends à affronter des peurs.

Il y a plus d’un an, j’ai écrit cette pensée de Robin Sharma sur mon ardoise dans ma chambre : Every single day, do one thing that scares you (traduction maison : Chaque jour, fait une chose qui te fait peur). Je trouvais cela inspirant, mais je ne savais pas comment la mettre en pratique. L’acro me permets d’appliquer cette phrase à ma vie. J’ai trouvé comment me dépasser chaque jour et devenir une personne plus forte, plus persévérante, plus équilibrée. Chaque jour nous avons la chance de faire mieux qu’hier et c’est ce que j’essaie de faire.

Bien évidemment, je vous invite à vous joindre à moi pour faire un essai d’acroyoga un de ces jours, dans mon salon, dans un parc, ou dans un centre quelque part avec un prof. En plus de cette invitation, je vous propose de fracasser des barricades et d’escalader les murs qui sont à l’intérieur de vous et de faire aujourd’hui une chose qui vous fait peur, peu importe l’ampleur de cette peur.

Merci de me suivre dans mes Zazaventures.