Une routine de déplacement

Objectifs : 

  • Arriver à refuser des objets non nécessaires à usage unique;
  • Organiser nos déplacements pour les rendre plus efficaces en intégrant progressivement des changements.

Est-ce que vous emmenez toujours votre bouteille d’eau réutilisable avec vous lors de vos déplacements? Prévoyez-vous une tasse à café lavable pour la route? Vous emmenez votre repas au travail pour dépenser moins sur le pouce? Avez-vous des sacs réutilisables dans votre voiture pour aller à l’épicerie? 

Il y a aussi peu que 10 ou 15 ans, vous étiez probablement un pionnier si vous preniez déjà des sacs réutilisables pour aller à l’épicerie. La même chose si vous emmeniez avec vous une tasse de la maison pour acheter votre café. L’habitude d’amener ses sacs pour faire les courses est maintenant assez bien ancrée. Et c’est bien ça, c’est une habitude. Changer une habitude demande de la discipline en premier lieu. Et c’est parfois décourageant de faire face aux échecs ou aux rechutes. On peut comparer cela aux gens qui commencent à s’entraîner mais ne persévèrent pas au-delà de quelques semaines… Les raisons d’abandonner peuvent être multiples. Je vous propose aujourd’hui quelques suggestions pour votre ensemble de survie pour vos sorties hors de la maison. J’ai mis à la fin une section spéciale COVID-19 pour vous parler des adaptations que j’ai dû faire à mes routines à cause des mesures sanitaires.

Ce que j’ai toujours dans ma sacoche (qui est un petit sac à dos, car mon agenda Attitude Orange doit entrer dedans. Oui, j’ai choisi ma sacoche en fonction de mon agenda.) 

  • Ma bouteille d’eau (le format varie selon la durée des sorties, 500 ml, 750 ml ou même 1 litre);
  • 2-3 sacs d’épicerie qui se plient et se rangent petits grâce à une fermeture éclair;
  • un carnet de notes et quelques crayons;
  • un sac à fermeture éclair lavable en tissu (format sandwich) (pour les cas où j’achèterais une collation sur le pouce comme un muffin ou un biscuit);
  • une tasse à café avec couvercle;
  • des ustensiles (couverts de base) enroulés dans une serviette de table lavable (dont une paille en inox). 

Ces objets ne constituent que des suggestions, mais ils sont fort utiles à avoir avec moi tous les jours lorsque j’ai à travailler hors de la maison. Je vous recommande fortement de ne pas vous procurer des items neufs et de constituer votre ensemble à partir de ce que vous avez déjà chez vous. Il existe des ensembles zéro déchet de base qui se vendent dans les boutiques écologiques ou naturelles. C’est parfois tentant de succomber et de les acheter, mais ils ne répondent peut-être pas exactement à vos besoins. C’est plus pratique de choisir vous-mêmes ce qu’il vous faut. Pensez aux objets à usage unique que vous consommez régulièrement lors de vos sorties. Réfléchissez aux objets que vous pourriez emporter facilement avec vous pour les remplacer. 

Autres objets pratiques dans certaines circonstances : 

  • Avoir un ou deux plats vides dans notre sac quand on va au restaurant au cas où on ait des restes (ma grand-mère maternelle faisait cela, d’ailleurs);
  • en hiver : des chaussettes ou des gants de rechange (oui, très pratique quand on a des enfants, mais pour tout adulte adepte de passer du temps dehors, ça demeure très pratique); 
  • des collations maison pour vos fringales;
  • des cuillères, des gobelets et des pailles avant d’aller à la crèmerie en été;

Il se peut que vous oubliiez de remettre les articles dans votre sac lorsque vous aurez à les nettoyer ou si vous les avez utilisés. Dites-vous que c’est comme regarder la météo avant de sortir de la maison. Aurais-je besoin de mon parapluie aujourd’hui? Est-ce que j’ai préparé tout mon sac pour demain? Préparer ce genre de détails la veille me simplifie grandement la vie. 

À cause de la pandémie et des mesures comme le port du masque dans les transports collectifs, j’ai dû modifier mon habitude de boire mon café sur la route. J’ai commencé à le boire à la maison en me levant un peu plus tôt. Parfois, je vais l’emporter avec moi et le boire dehors, comme je marche un peu après ma sortie du métro. Lorsqu’on désire manger quelque chose du restaurant, on s’informe sur la possibilité d’apporter nos propres contenants au comptoir pour emporter. Il est souvent encore possible de le faire, malgré les mesures sanitaires. 

En espérant que ces quelques idées vous inspirent à créer votre propre ensemble de survie! Je vous partage le mien sur mon compte Instagram ce dimanche.

Merci de suivre les Zazaventures!

Le lancement des Zazaventures – dernière partie

L’aventure du non! 

J’ai failli faire quatre parties à ce lancement. Mais je me suis dit, finalement, que tendre au minimalisme et au zéro déchet sont pour moi deux concepts qui vont ensemble. En fait, tout converge aussi vers la simplicité volontaire. Et je nomme ce dernier billet « L’aventure du non » parce que c’est un mot tellement simple, mais trop souvent sous-estimé. 

Dans ma courte vie de trentenaire, j’ai eu à entreposer mes biens à deux occasions dans une unité d’entreposage. Cela a duré presque un an et demi la première fois, en 2016-2017. La deuxième fois, c’était en 2019-2020 pour un peu plus d’un an. J’avais tendance, quand je revoyais toutes ces boîtes et ces objets, à me dire que je devrais tout jeter. Si j’avais été capable de vivre deux ans sans tous ces « kossins », bien, ça veut dire que je n’en avais pas vraiment besoin… 

Évidemment, il fallait que je relativise un peu : c’était quand même pratique de garder quelques objets comme mes chaudrons, des assiettes, ma commode ou mon lit… Pourtant, il y avait toujours cette petite voix au fond de moi qui disait : « mais ça se rachète, c’est juste des assiettes, c’est juste des meubles ».

Bref, j’ai découvert, suite à ces deux expériences d’entreposage, que l’accumulation de biens matériels me cause un stress vraiment plus important que ce que je ne l’imaginais. J’ai passé du temps en colocation avec peu, ou dans la maison de mes beaux-parents sans mes choses à gérer. J’avais, chaque fois que je retrouvais « mes affaires », une sensation d’être écrasée par le stress de gérer tous ces objets. 

Dans tous mes projets personnels en lien avec mon entreprise d’accompagnement, c’est sans doute le volet le plus difficile pour moi à appliquer dans ma vie. Je sais très bien ce que je veux faire pour organiser mon appartement. Je suis bien au courant de tout ce que je veux mettre à donner ou à vendre. Mon conjoint et moi, on a fait un plan de match, on a des objectifs en tête. Nous avons réalisé cette semaine que nous n’avons jamais fini de nous installer chez nous et que la situation sanitaire y est pour quelque chose. Nous avons déménagé au mois d’août 2020. La situation sanitaire était à cette période plus simple. Toutefois, il demeurait complexe pour nous de recevoir de l’aide pour finir de nous installer. Avec une jeune enfant à s’occuper, rares sont les moments où nous étions tous les deux libres pour s’attaquer au rangement et à l’organisation.

Juste le fait de réaliser que la lenteur à laquelle notre installation avance n’est pas entièrement notre faute nous a soulagés d’un grand poids. La pandémie affecte notre vie de toutes sortes de manières insidieuses, et ça nous rappelle que même si on a des plans, ils peuvent changer. Ils changent souvent. La vie est ainsi faite. Nous nous adaptons à la réalité et tentons de choisir les bonnes priorités. Jusqu’à ce que j’aie cette réalisation en discutant avec mon chum hier soir, je m’en allais dans une toute autre direction avec ce billet. J’ai donc retardé sa publication pour vous proposer ce nouveau texte. 

Je termine en vous faisant part de quelques-uns de mes coups de cœur pour simplifier votre vie. Quelques lectures ont changé mon quotidien. J’ai lu le livre de Béa Johnson, qui est une figure de proue du milieu zéro déchet. Elle y met de l’avant un concept bien connu, mais revisité. Les 5 R: Refuse (refuser), Reduce (réduire), Reuse (réutiliser), Recycle (recycler), Rot (composter). Bien engagée dans l’éducation relative à l’environnement par mes expériences comme employée et comme bénévole de gouvernance dans des programmes éco-quartier, j’ai adoré le concept. Pour moi, le premier R ajouté, refuser, prend une place très importante dans le processus de désencombrer son espace de vie. 

Ma mère m’a offert, il y a quelques années, un livre de Dominique Loreau, « L’art de mettre les choses à leur place ». C’est un livre écrit en toute simplicité qui m’accompagne toujours dans les phases de désencombrement.

Plus près de nous, au Québec, l’approche de Florence-Léa Siry de Chic frigo sans fric, qui parle de zéro gaspillage au lieu de zéro déchet. Le concept est, à mon avis, plus flexible et réaliste. J’adore lire son blogue et utiliser ses recettes. Je la suis aussi sur les médias sociaux. J’aime en particulier son compte Instagram. Elle partage des trucs simples, épatants et efficaces.

Ce billet conclut mon lancement officiel! Dans les prochaines semaines, je vais continuer de vous partager des trucs tous les dimanches matins, au gré des saisons, des inspirations et des aventures dans notre maison. Je vais aussi prendre un moment pour vous présenter mes collaborateurs, qui travaillent dans l’ombre.  

Je demeure aussi disponible pour un rendez-vous exploratoire gratuit. C’est une occasion de discuter avec moi de comment je pourrais vous accompagner dans l’atteinte de vos objectifs à vous. 

Merci de me suivre dans mes Zazaventures.

Houmous facile

Objectifs: 

  • gagner du temps en préparant nous-mêmes une recette très simple;
  • contrôler la qualité des ingrédients choisis;
  • éviter de produire des déchets avec les contenants du commerce.

À la maison, l’houmous est au cœur de plusieurs de nos repas et collations. C’est un passe-partout très pratique. Nous avons pris l’habitude de le faire nous-mêmes depuis déjà plusieurs années. Pour éviter d’en manquer et de succomber à la facilité d’acheter celui du commerce, nous nous assurons toujours d’en faire beaucoup chaque fois pour en congeler.

Il y a plusieurs étapes de planification que nous avons intégrées pour réussir à nous rendre à ces habitudes. Il a fallu tout d’abord s’habituer à préparer nous-même l’houmous. Quand la recette a été maîtrisée, nous avons décidé de commencer à la faire en plus grandes quantités pour pouvoir congeler. À ce moment, nous utilisions très régulièrement des pois chiches en boîte. De plus, c’est aussi quand nous étions plus en confiance avec notre recette que nous avons commencé à ajouter des saveurs. 

Plus récemment, nous avons commencé à utiliser exclusivement des pois chiches que nous faisons cuire à la maison. Pour en savoir plus, allez voir mon article sur la préparation des légumineuses sèches. C’est très économique pour nous. Nous congelons les pois chiches en portions de deux tasses pour pouvoir les utiliser rapidement et simplement. 

Notre recette maison : 

  • 2 tasses (500 ml) de pois chiches cuits (ou une boîte de 540 ml égouttée* et rincée) 
  • ¼ de tasse (60 ml) de tahini (pâte de sésame)
  • ¼ de tasse d’huile de tournesol 
  • 1 c. à soupe (15 ml) de jus de citron ou 1 c. à thé (5 ml) de vinaigre de cidre
  • ½ c. à thé (2,5 ml) de cumin moulu
  • 1 gousse d’ail haché ou 1 c. à thé d’ail en poudre
  • De l’eau tiède pour ajuster la texture à votre goût.
  • Du sel au goût.

Déposez tous les ingrédients dans un mélangeur et mélangez à pleine puissance pendant environ 2 à 3 minutes. N’hésitez pas à arrêter la machine et ajouter de l’eau pour ajuster la texture. 

Photo de Naim Benjelloun sur Pexels.com

Les zazasignatures

  • Enlevez la moitié de votre houmous du contenant et ajoutez dans le mélangeur des poivrons rôtis, des betteraves cuites, des olives, des piments forts. Rapidement et très simplement, vous voilà avec deux saveurs d’houmous (n’ajoutez pas tout à la fois!); 
  • vous n’avez pas de pois chiches? Variez les plaisirs. Utilisez des haricots rouges, blancs, noirs, ou même des lentilles. Vous serez surpris des résultats. 

Bon appétit et merci de suivre mes Zazaventures!

*Ne jetez pas l’eau de vos boîtes de pois chiches! On l’appelle « aquafaba » en cuisine végétale. Elle peut être très utile pour plusieurs recettes. Pour la préserver très simplement, déposez-la immédiatement dans des bacs à glaçons. Une fois le liquide congelé, transférez les cubes dans un contenant hermétique que vous conserverez au congélateur. Et quand je dis immédiatement, c’est parce que si vous attendez à plus tard pour faire cette petite action qui prend deux minutes, vous risquez d’oublier votre liquide au frigo et de le gaspiller. Je partage mon expérience.

Sortir de ma peau

Sortir de ma peau

7 octobre 2016 – Je me rappelle avoir étudié au secondaire l’histoire médiévale. J’avais été marquée par cette image de culotte en métal pour empêcher les gens d’avoir des relations sexuelles. En ce moment, c’est un des meilleurs exemples auquel je peux penser pour décrire ma situation. Quand j’ai mes règles, on dirait que je porte une culotte comme celle-là.

culotte-en-zinc

Sauf qu’elle est brûlante et la chaleur passe au travers de ma peau. L’inconfort s’installe. Peu importe comment je m’assois, je me couche, j’ai mal. Si vous allez voir les sites Internet sur l’Endométriose, partout ils écrivent quelque chose comme: «Un changement dans les habitudes de vie peut aider significativement à diminuer les douleurs. Parlez avec un nutritionniste et mangez plus sainement et faîtes de l’activité physique. »

Tout d’abord, je tiens à mentionner que je mange très bien. Dans mon alimentation j’ai cherché l’équilibre et je mange végétalien. Les légumes, les fruits, les céréales complètes, les noix, les graines et les léguminueuses composent la majorité de mon alimentation alors est-ce qu’on peut dire que ce dossier-là est réglé?

Ensuite, je ne veux pas jouer les rabat-joie mais est-ce que quelqu’un peut m’expliquer comment je peux faire du sport régulièrement quand la moitié de chaque mois j’ai de la difficulté à simplement marcher pour me rendre à mon travail sans souffrir à en avoir envie de pleurer? Vendredi dernier, j’ai réussi à grimper deux voies et demi à l’escalade et fait un cours de yoga de 1 heure et 15 minutes. Pour moi, cette soirée était un miracle. Quand je suis rentrée chez moi, je pleurais de joie d’avoir réussi à bouger autant. Dans les dernières semaines, j’avais réussi à faire trois fois un 20 minutes de yoga sans ressentir trop de douleur.

À la mi-septembre, j’ai été hospitalisée après m’être retrouvée aux urgences car je n’arrivais plus à marcher tellement j’avais mal. Ma douleur était tellement forte qu’on m’a donné de la morphine. Je l’ai prise sans rien dire je voulais juste me sentir bien.

Tout ce que je veux c’est me sentir bien.

Je veux retourner dans les cours d’acroyoga et de yoga. Je veux recommencer à courir, je veux reprendre l’escalade de manière régulière. J’ai aussi envie d’essayer plusieurs autres activités. J’aimerais faire de la danse hip hop. Je m’ennuie de faire des randonnées dans les montagnes et de sentir la forêt…

Ces temps-ci, j’ai plus que jamais envie de sortir de ma peau. Je m’y sens prisonnière. Lorsque j’étais obèse, j’ai fait le choix de changer ma vie. J’ai commencé par l’alimentation puis j’ai progressivement découvert des sports que j’aime. J’étais bien, j’étais fière de moi. Je me sentais accomplie, forte, belle et fonceuse. J’ai perdu le contrôle de ma vie depuis que j’ai l’Endométriose. Je n’ai jamais à ce point été mal dans ma peau. Parfois j’ai des nausées et des étourdissements juste à marcher jusqu’à ma salle de bain pour aller aux toilettes.

C’est qui cette fille dans le miroir qui a pris 5 kilos en deux mois? C’est qui cette fille qui a envie d’arracher son utérus de son ventre pour arrêter de souffrir? Quand j’étais à l’hôpital, j’ai entendu le médecin dire à ma voisine de chambre qui venait de subir une hystérectomie cette belle phrase: « L’opération s’est bien déroulée, on a réussi à sortir l’utérus par le vagin. » J’en ai eu des frissons dans le dos. Ce n’est pas vrai que je ne veux plus d’utérus, je veux juste arrêter d’avoir mal. Je veux redevenir moi.

C’est qui cette fille qui sacre aux trois mots? C’est qui cette fille épuisée qui s’endort partout? C’est qui cette fille qui a du mal à accomplir son travail? C’est qui cette fille qui dépend d’opioïde pour pouvoir fonctionner et diminuer ses douleurs?

Si vous me croisez, j’irai marcher avec vous. Je vais même aussi rire et sourire. J’aurai aussi la blague facile et je raconterai avec légèreté mon hospitalisation et ma prise de morphine. Je vais aussi aller travailler et donner tout ce que je peux donner dans ma situation aux enfants que je rencontre. Quand j’anime, je ne prends pas de médicaments car je ne peux pas être somnolente devant un groupe de jeunes. Je ne veux pas être sous l’effet d’opiacés pendant que je suis avec eux car je crois que ce n’est pas éthique.

Même si j’ai envie de creuser mon ventre avec mes ongles pour arracher ma peau et arrêter d’avoir mal, ma vie continue. Je ne suis pas juste ma douleur. Je me sens bien quand je médite ou que je fais de la relaxation. J’arrive généralement à dormir malgré les douleurs… L’objet de mon billet je ne peux pas vraiment vous le dire. Je ne voulais pas me plaindre. Je ne voulais pas non plus dire que je suis si forte et résiliente et que tout va se régler en temps et lieu. Est-ce que vouloir me sentir bien dans ma peau est un assez grand motif pour consacrer un billet à mon inconfort?

Je crois que ce que je veux dire c’est que je vais bien. Il ne faudrait pas que vous vous inquiétiez pour moi. Je suis contente d’où je suis dans ma vie et des projets que j’ai. J’ai plus que jamais envie de prendre soin de moi. Je veux me dire oui, tout le temps, me mettre en premier et continuer de m’épanouir.  J’aimerais juste pouvoir titrer mon prochain billet ainsi: Je me sens bien.

Tout ce que je veux c’est me sentir bien.

Tête et corps dans tous les sens

28 juin 2025 – Cet article est une republication d’un article de 2015 légèrement édité, mais dont l’essence est demeurée la même. 

27 juillet 2015 – La semaine dernière, j’avais commencé à travailler un texte tout à fait différent de celui-ci. J’ai complètement changé d’idée et me voilà en train de recommencer à zéro avec une inspiration qui me gonfle de fierté et de bonheur depuis hier après-midi. Je vous livre aujourd’hui un très court billet qui, je l’espère, saura vous remplir d’énergie.

J’ai essayé, à l’automne 2014, pendant six semaines, de faire de l’acroyoga. Je suis allée avec ma sœur aux portes ouvertes d’un centre de yoga et d’escalade qui se situe assez près de chez nous. Coup de cœur pour elle. De mon côté, j’essaie, mais je ne me sens pas à l’aise dans cette pratique. Je me laisse aveuglée par les apparences. Toutes ces personnes autour de moi sont tellement en forme, tellement musclées. Il n’y a pas de place pour moi et mon corps mou dans cet endroit…

J’ai même pleuré après avoir essayé (sans réussir) de faire du bloc. Je m’étais rentré dans la tête que cet endroit n’est pas fait pour les personnes grosses. J’étais encore abonnée dans un gym conventionnel et je me disais que je devais continuer à travailler sur moi-même et à me muscler. Je croyais que je devais devenir plus forte et plus mince avant d’aller faire de l’acroyoga ou de l’escalade.

Cette semaine, je termine mon 6e mois de thérapie avec une psychologue. J’ai beaucoup travaillé avec elle sur des aspects de ma personne que je voulais améliorer pour me sentir mieux tout d’abord dans ma tête. Je pensais que j’allais continuer à la voir pour poursuivre mon cheminement sur l’acceptation de mon corps. C’est vraiment complexe d’aimer son corps, c’est une progression continue. J’ai beaucoup de difficulté à le faire. Je crois que j’ai trouvé une autre thérapie qui m’aidera d’une autre manière à changer ma perception de moi-même.

Pendant ces mêmes six mois, j’ai vu une petite fleur s’épanouir et grandir dans mon appartement. J’ai vu comment ma petite sœur est devenue magnifique, autant intérieurement qu’extérieurement, depuis qu’elle fait de l’acroyoga. Elle dit souvent « l’acroyoga a changé ma vie ». Elle me dit que plusieurs personnes ne comprennent pas ce qu’elle veut dire quand elle leur dit ça.

De mon côté, j’ai résilié mon abonnement au gym, j’achète 12 entrées à Zéro Gravité et je vais aller faire de l’acroyoga. On est au début du mois de juillet. Je commence par un premier jeudi. Un deuxième jeudi, puis jeudi et samedi… Encore jeudi et samedi… Course mardi, acroyoga jeudi, course vendredi, acroyoga samedi et dimanche encore acroyoga, mais au parc Jeanne-Mance…

Je ne me suis jamais sentie aussi forte et zen. Dorénavant, j’interdis à ma tête de me mettre quelque barrière que ce soit lorsque je pratique cette activité. J’arrête d’écouter la peur qu’il y a dans ma tête. J’arrête d’écouter la grosse au fond de moi qui me dit que je ne peux pas grimper sur quelqu’un. J’écoute mon corps toutefois, j’écoute quand il me dit d’arrêter parce que j’ai mal ou parce que je suis fatiguée.

Je veux dépasser mes limites mentales, mais pas physiques. Ce corps que j’ai détesté avec tellement de dégoût et de haine, je joue avec dans l’espace. Le plus gros morceau du travail, pour moi, c’est de briser mes barrières intérieures. Je dois arrêter de m’interdire tout un tas d’activités parce que je suis encore grosse dans mon imaginaire intime.

Je pense que je comprends ce que ma sœur veut dire maintenant parce qu’en un mois, l’acroyoga a changé ma vie. Vous non plus, ne vous laissez pas avoir par les apparences et les acrobaties. L’acroyoga c’est un mode de vie, une philosophie. J’apprends à mieux écouter les autres à être l’écoute de mon corps et mes besoin.

J’apprends à mieux communiquer ce dont j’ai besoin et à mieux comprendre ce dont les autres ont besoins. J’apprends à contrôler mes mouvements et ma respiration, mais aussi à me laisser aller, à me détendre. Chaque jour je grandi énormément parce que j’apprends à affronter des peurs.

Il y a plus d’un an, j’ai écrit cette pensée de Robin Sharma sur mon ardoise dans ma chambre : Every single day, do one thing that scares you (traduction maison : Chaque jour, fait une chose qui te fait peur). Je trouvais cela inspirant, mais je ne savais pas comment la mettre en pratique. L’acro me permets d’appliquer cette phrase à ma vie. J’ai trouvé comment me dépasser chaque jour et devenir une personne plus forte, plus persévérante, plus équilibrée. Chaque jour nous avons la chance de faire mieux qu’hier et c’est ce que j’essaie de faire.

Bien évidemment, je vous invite à vous joindre à moi pour faire un essai d’acroyoga un de ces jours, dans mon salon, dans un parc, ou dans un centre quelque part avec un prof. En plus de cette invitation, je vous propose de fracasser des barricades et d’escalader les murs qui sont à l’intérieur de vous et de faire aujourd’hui une chose qui vous fait peur, peu importe l’ampleur de cette peur.

Merci de me suivre dans mes Zazaventures.