Cuisiner maison ses biscuits et collations

D’un budget d’étudiante à un mode de vie

Objectifs :

  • Économiser de l’argent en cuisinant soi-même les collations des boîtes à lunch et les desserts ;
  • Réduire ses déchets à la source en évitant les produits emballés individuellement du commerce ;
  • Initier les enfants (les vôtres, ceux des autres ou vos petits-enfants) à la cuisine en préparant les collations avec eux.

Je suis une petite fille de région. J’ai grandi dans les Hautes-Laurentides. Cela a fait en sorte que j’ai quitté tôt le nid familial pour mes études postsecondaires. À 17 ans, j’étais au cégep dans les résidences étudiantes. Je devais m’occuper de faire mes épiceries, de cuisiner et de planifier mes repas. Je m’étais déjà rendue compte que la nourriture coûtait cher avant de partir de la maison. J’ai quand même eu des petits plats de maman et même de belle-maman (la femme de mon père). Sauf qu’il fallait que je m’organise. C’est aussi à cette époque que j’ai commencé à faire mes produits nettoyants maison, mais je vous garde cela pour un autre article.  

Je vous mentirais si je vous disais que tout ce que je cuisinais à cette époque était délicieux. J’ai, à quelques reprises, appelé mes amis des résidences des gars qui sont venus manger ce qui était « gratuit, mais un peu raté ». J’ai commencé à cuisiner mes propres biscuits, muffins et autres collations. C’était très pratique de vivre sur le campus. Je pouvais revenir chez moi entre mes cours pour manger ou cuisiner.

Un jour, mes études se terminèrent. Mais mon mode de vie d’étudiante continua pour plusieurs habitudes. Chez moi, pour boire, il y avait du thé, du café, des tisanes et de l’eau. On n’achetait pas de jus. Pas de biscuits du commerce non plus. Si je voulais manger des biscuits, j’en cuisinais. Lorsque je suis devenue végétalienne, mes zazaventures ont pris un nouveau tournant. Il devenait difficile de trouver des collations, des craquelins, des biscuits sans produit animal (lait, lactose, œufs, miel, gélatine), même pour me dépanner. J’ai donc vraiment intensifié mon virage vers plus de produits faits maison.

J’ai aussi rencontré mon amoureux, qui est aussi mon partenaire dans la cuisine. Nous avons chacun nos spécialités que nous préparons avec passion. Je fais les boissons végétales, le yogourt de soya, les collations et desserts, le kombucha, les crêpes, etc. Mon chum est un peu un boulanger. Il fait les pains, les pâtes à pizza, les brioches, etc. Il a même déjà fait des croissants, des bagels et des bretzels maison. Nous avons tellement de plaisir dans ce mode de vie. Parfois, nous nous amusons à nous comparer à des magiciens.

Toute cette cuisine maison est en phase avec nos intentions écoresponsables. La plupart des ingrédients de base s’achètent en vrac ou en grosse quantité. On peut aussi éviter des ingrédients comme l’huile de palme ou les OGM qui sont souvent cachés.

La clé de notre succès, c’est probablement que tout cela s’est fait tranquillement. Nous n’avons pas essayé de tout faire maison du jour au lendemain. Quand nous sentons qu’un aspect est bien intégré, nous nous mettons au défi. Que pouvons-nous faire d’autre nous-mêmes à la maison? Et il y a aussi des retours en arrière. Oui, parfois, nous achetons du pain à l’épicerie. La plupart du temps, nous tentons de le faire ou de l’acheter en boulangerie. Pour changer vos habitudes, il faut apprendre à trouver l’équilibre entre la discipline et la souplesse. Célébrez ce que vous réussissez à changer. Félicitez-vous pour tous les sacs à pain détournés de l’enfouissement, même si quelques fois dans l’année, vous aurez acheté le pain à l’épicerie. Maintenant que je suis maman, je fais même participer ma fille à la préparation des collations. Elle est toujours très fière de nous aider.

Si vous souhaitez changer vos habitudes, je peux vous soutenir avec mon programme quatre semaines vers une mode de vie écoresponsable. Il y aura presque une cohorte par mois en 2022. Suivez mes réseaux sociaux pour en apprendre plus. Inscrivez-vous au programme de février qui devrait débuter dans la semaine du 20 février en cliquant ici!

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Yogourt végétal maison – la suite

Objectifs que je m’étais fixés en novembre 2020 : 

  • À partir du yogourt, faire une bonne crème sûre végétale maison;
  • trouver un endroit où m’acheter des fèves de soya biologiques québécoises en vrac pour réduire encore plus ma production de déchets;
  • avoir la discipline de faire ma boisson végétale maison et de valoriser l’okara (pulpe de fèves de soya);
  • valoriser mon « petit-lait ».

Je vous propose aujourd’hui de faire une petite mise à jour de mes objectifs fixés il y a un peu plus d’un an en ce qui concerne ma fabrication de yogourt maison. Cette expérience a eu ses hauts et ses bas, mais je suis globalement vraiment fière de moi et de partager mon évolution avec vous. Je vous mets ici le lien vers le premier article. 

Le premier objectif que je m’étais fixé était de faire une bonne crème sûre végétale maison. Je dois avouer que je n’ai pas atteint de résultat satisfaisant à ce niveau. Toutefois, c’est aussi bien de commencer par cet objectif. J’ai beaucoup de choses à dire sur les autres. 

Je voulais trouver un endroit où acheter des fèves de soya biologiques québécoises en vrac pour réduire encore plus ma production de déchets. J’ai en partie atteint cet objectif. J’ai trouvé des fèves de soya biologiques chez Aliments Merci qui sont vendues dans des sacs compostables et recyclables. Leur provenance indiquée est Canada. J’ai aussi trouvé des fèves non biologiques mais sans OGM (organismes génétiquement modifié) chez Bulk Barn et chez Méga Vrac. Le groupe d’achat Nous Rire offre des fèves de soya biologiques et québécoises. Toutefois, ce n’est pas nécessairement accessible à tous comme endroit. Par exemple, même s’ils sont à Montréal, leur local dans le Mile End est un gros détour pour moi. 

J’ai trouvé une certaine forme de discipline dans l’art de faire ma boisson de soya maison. J’ai eu quelques expériences un peu catastrophiques où toute la préparation a débordé de la casserole et qu’il ne me restait même pas 100 ml disponible. Contrairement aux laits fait avec des noix, des graines ou des céréales, il faut faire cuire la préparation car les fèves doivent être cuites pour être digestes. Il existe plusieurs recettes en ligne pour faire sa propre boisson végétale avec des fèves de soya. J’ai fait plusieurs expériences et la plupart donnent un excellent résultat et tout à fait similaire. Vous pourriez essayer cette recette ou toute autre trouvée en ligne. L’essentiel est de lire les instructions en entier avant de vous lancer. Cela demande une bonne organisation de votre temps. Note aux parents : Pour éviter les dégâts, vaut mieux faire chauffer le lait sans enfant qui court autour de vous. 

Photo de Pixabay sur Pexels.com

J’ai trouvé plusieurs recettes pour valoriser ma pulpe de soya. La préférée de ma famille est sans doute de l’intégrer dans une recette de crêpes avec essence de caramel au lieu d’essence de vanille. Succès garanti. D’ailleurs, j’utilise aussi le « petit-lait » dans mes crêpes. C’est le liquide qui reste lorsque je tamise ou suspends mon yogourt pour lui donner une meilleure texture. En fait, partout où vous mettez du lait dans une recette à cuire, le petit lait s’utilise à merveille. J’ai aussi utilisé la pulpe de soya dans quelques recettes de seitan et de biscuits en remplacement d’une partie de la farine. La plupart du temps, c’était réussi. Dans le doute, il suffit de chercher des recettes sur Internet. Dans la culture asiatique, cette pulpe est traditionnellement valorisée à travers toutes sortes de mets. Pour sortir des sentiers battus, quoi! 

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Variations sur le thème du Pesto

Objectifs :

  • Éviter de gaspiller les merveilles de votre jardin (de balcon, de bac ou en terre! On ne veut pas gaspiller); 
  • Revisiter un classique aimé de tous (ou presque). 

Avez-vous eu aussi chaud que moi en mai? L’été est bel et bien installé en termes de température. Quand il fait chaud, cela nous donne envie de cuisiner des choses simples et de salir le moins de vaisselle possible. Qu’est-ce qui est plus terrible qu’allumer le four quand il fait déjà 31 dans la maison? Ah, je sais! Mettre ses mains dans l’eau de vaisselle chaude après avoir allumé le four quand il fait 30 dans la maison! 

Alors, selon Ricardo, pour faire un pesto classique, vous avez besoin de quatre tasses de basilic frais, un quart de tasse d’huile d’olive, un quart de tasse de noix de pin (pignons), un quart de tasse de fromage parmesan, une gousse d’ail haché, du jus de citron, du sel et du poivre. Bon, et après, une fois que vous lisez cela, vous vous dites que je ne dois pas mettre de parmesan dans mon pesto. Je remplace le fromage par de la levure alimentaire (encore une fois merci Ricardo). 

Fait divers: ce robot culinaire est plus vieux que moi et il fonctionne toujours aussi bien. Mon père l’a offert à ma mère avant ma naissance. C’est moi qui a la chance de prolonger sa vie utile.

Alors, pourquoi faire des pestos? C’est une manière de manger des pâtes tellement réconfortante. On peut manger le plat chaud comme froid, on peut s’en servir pour aromatiser des plats une fois qu’il est fait (comme les super coquilles de Sara Girard de ma cuisine de tous les jours). Et après, une fois que vous maîtrisez les bases du pesto, votre imagination est presque la seule limite!

Pour commencer, je vous donne la recette du pesto que j’ai fait en mai avec la ciboulette du jardin dans la cour de ma sœur. Avec cette version, y’en a tellement que vous allez souper avec, dîner avec et en avoir assez pour en congeler (8-12 portions, selon votre amour de la sauce)

  • 5-6 tasses (à l’oeil) de ciboulette du jardin 
  • 2 tasses (à l’oeil) de persil frisé de mon panier surprise seconde vie ( lien non sponsorisé)
  • ½ tasse de graines de tournesol
  • ½ à ¾ de tasse d’huile de canola
  • 3-4 gousses d’ail (tout dépend de leur grosseur et de votre amour de l’ail) 
  • ½ tasse de levure alimentaire
  • 2 tasses de pois verts surgelés réchauffés dans l’eau au micro-onde (égoutter les pois avant de les mettre dans la recette). 
  • Le jus d’un ou deux citrons
  • Sel et poivre au goût
Pesto aux pois verts, ciboulette et persil frisé.

Préparation : mettre tous les ingrédients dans le bol d’un robot culinaire sauf l’huile. Ça a l’air de déborder un peu et d’être trop si votre robot est aussi petit que le mien, mais ça va vite prendre moins de place. (Voir les photos). Mélanger pendant deux ou trois minutes à haute puissance tout en ajoutant l’huile en filet. Arrêter la machine et envoyer les morceaux restants collés sur les bords vers le fond. Mélanger à nouveau pendant environ deux minutes. 

C’est prêt à servir, congeler, réfrigérer ou donner à vos voisins que vous aimez (allô ma soeur!). 

Après, nous voici aux variations : 

  • L’huile d’olive : huile de tournesol, huile de cameline, huile de canola, huile de pépins de raisin… 
  • Les noix de pin : graines de tournesol, graines de citrouille, amandes, noix de cajou, noix du Brésil, noix de Grenoble. Vous pourriez même essayer avec les petites noix du Québec toutes spéciales reçues dans votre panier de légumes. 
  • Le basilic frais : ciboulette, persil plat ou frisé, coriandre (pas trop toutefois, à combiner à une autre herbe), toute fine herbe en feuille dont vous aimez le goût…
  • Le jus de citron : soit, cet ingrédient se substitue moins bien, mais vous pourrez oser mettre un vinaigre de cidre ou un vinaigre de vin. 
  • La levure alimentaire, on doit la laisser pour avoir le petit goût fromagé… mais le pesto est tout aussi bon sans. 
  • Un ajout, les petits pois : tomates séchées, poudre de betteraves ou betteraves cuites, poivrons rôtis, épinards, roquette, etc. 
  • L’ail, le sel et le poivre sont indispensables. 
Mon pesto prêt à aller au congélateur pour ajouter des saveurs à des recettes.

Toutes ces suggestions pour que vous passiez l’été à savourer des salades, des pâtes et autres recettes succulentes sans gaspiller vos herbes fraîches. N’oubliez pas que si vous congelez, les bacs à glaçons sont de merveilleux alliés pour faire de petites portions de pesto, les sauces, la pâte de tomate, la sauce à pizza, etc. Une fois les « glaçons » gelés, mettez-les dans un contenant hermétique et le tour est joué. Votre bac à glaçons est libre et vous aurez de la glace pour faire vos cafés glacés à siroter sur la terrasse. Vous aimeriez avoir du soutien pour réorganiser votre cuisine et vos menus pour moins gaspiller et mieux consommer? Prenez un rendez-vous téléphonique ou vidéo gratuit avec moi. Nous aurons 30 minutes pour parler de comment nous pouvons travailler ensemble.

Bon appétit et merci de me suivre dans les Zazaventures!

Pain aux bananes

Je partage avec vous cette recette, ben oui, une autre recette de pain aux bananes. Depuis des années, j’adore faire des expérience en cuisine, surtout en pâtisserie. Mon plus grand défaut dans ces expériences aura toujours été de ne pas prendre de notes. Toutefois, ces expériences m’ont permis d’arriver à des résultats intéressants du premier coup dans certains cas. J’ai donc décidé de prendre en note ce résultat de mon expérience de ce soir.

Parce que j’aime faire des expériences et qu’elles font partie de mon cheminement vers mon bonheur, voici ma recette de pain aux bananes ultra-moelleux et végétalien. Avec une version sans gluten, j’ai moi-même cuisiné celle-là lors du test, mais je suis convaincue que le résultat sera aussi délicieux dans une version avec gluten. Alors voici cette savoureuse recette qui est tout en respect de mes valeurs car elle ne contient pas de produits animaux. Je tiens aussi à préciser qu’une partie du droit d’auteur de cette recette reviens à grand-maman Fabienne, car j’utilise toujours sa recette de gâteau à la vanille comme base à mes expérimentations.

Pain aux bananes

Ingrédients humides :

– 3 cuillères à soupe d’un mélange d’eau et de graines de chia (mélanger une cuillère à thé de graines de chia dans 3 cuillères à soupe d’eau et laisser tremper environ 5-10 minutes pendant que vous préparez les autres ingrédients)

– 1/2 tasse de sucre de canne (vous pouvez utiliser du sucre blanc granulé également, j’ai fait le test. Vous pourriez aussi mettre 1 tasse de sucre de canne si vous voulez une version plus dessert, ma version était une version pain déjeuner, donc j’ai mis moins de sucre. Encore là, j’ai fait le test avec une tasse complète et ça fonctionne aussi.)

– 1/2 tasse d’huile végétale (soya, canola, tournesol ou toute huile végétale au goût neutre)

– 1 tasse de lait de coco

– 4 à 6 bananes bien mures en purée (tout dépend de la grosseur des bananes)

– 1 c. à thé d’essence de vanille

Ingrédients secs :

– 2 tasses de farine tout usage non blanchie (si farine sans gluten, utiliser la farine tout usage Bob’s Red Mill (lien vers la marque de Farine sans gluten utilisée) dans laquelle vous ajoutez 2 cuillères à thé (10 ml) de gomme de xanthane. Je ne peux vous garantir un bon résultat si vous utilisez une autre farine, je n’en ai pas testé d’autres. La gomme de xanthane se trouve dans la section des produits sans gluten dans les épiceries santé)

– 3 c. à thé de poudre à pâte

– 1 c. à thé de bicarbonate de soude

– 1/2 c. à thé de muscade moulue

– 1/2 c. à thé de cardamome moulue

– 1 pincée de sel

Instructions :

– Mélanger les ingrédients humides dans un bol avec une fourchette ou un fouet dans l’ordre dans lequel ils sont indiqués dans la liste.

– Tamiser les ingrédients secs dans un grand bol.

– Faire un puits dans le bol d’ingrédients secs et y verser en deux fois le mélange humide. Mélanger avec une spatule en faisant le moins de manipulations possibles. (L’instruction du moins de manipulation possible est encore plus importante dans la version sans gluten. À cause de la gomme de xanthane, si vous faites trop de gestes pour mélanger, la pâte deviendra un peu élastique et fera un mélange avec une forme étrange esthétiquement. Cela n’affectera pas le goût de votre pain, mais il ne sera pas beau. Tout le monde sait qu’un beau gâteau est toujours meilleur 😉 )

– Séparer le mélange dans deux moules à pain en silicone déposés sur une plaque à biscuits (ou deux moules à pain enduits d’huile et/ou de papier parchemin)

– Cuire sur la grille du centre dans un four préchauffé à 325°F pendant 45 minutes à 1 heure. Commencer à vérifier la cuisson avec un cure-dent à partir de 45 minutes. S’il en ressort intact, laisser reposer les gâteaux 10 minutes dans les moules, puis les démouler et les laisser refroidir sur une grille à pâtisserie.

Je vous souhaite bon appétit et vous invite à me laisser vos commentaires si vous essayez la recette! Cela me ferais plaisir d’avoir de la rétroaction.

Merci de me suivre dans les Zazaventures!

Photo de Marta Dzedyshko sur Pexels.com

Galettes mélasse et gingembre

Je dois me confesser : j’ai fait ce printemps un abus de biscuits au gingembre du restaurant Aux Vivres*. Ils ont commencé à en vendre à tellement d’endroits où je vais régulièrement que je me suis laissée emporter par la facilité. C’est si rare de trouver des pâtisseries végétaliennes pour emporter!

La raison a repris le dessus ce mois-ci quand j’ai décidé que j’allais me les faire moi-même, ces galettes. Trêve de paresse. J’ai appelé ma mère et je lui ai demandé la recette familiale de galettes à la mélasse. J’en ai fait ma version végétalienne au gingembre. Je vous la partage ce soir.

La recette donne environ 30 à 40 galettes selon la grosseur des galettes que vous allez préparées.

  • 2/3 de tasse d’une huile végétale au goût neutre (tournesol, canola)
  • 1 tasse de cassonade non tassée
  • 1 tasse boisson végétale chaude surie (ajouter 1 c. à thé de vinaigre pour faire un babeurre) (Edit: J’ai fait la recette avec de la boisson de soya)
  • 3/4 de tasse de purée de pomme
  • 2/3 de tasse de mélasse verte
  • 2 cuillères à soupe de gingembre frais râpé
  • 4 tasse et 1/2 de farine de blé entier
  • 2 c. à thé de poudre à pâte
  • 2 c. à thé de bicarbonate de soude sans aluminium

Préparation: 
1. Râper le gingembre. Petite astuce : si vous l’avez congelé avant de le râper, ce sera plus facile. (Vous pourriez substituer le gingembre frais par 1 cuillère à thé de gingembre moulu.)

2. Dans un grand bol, mélanger à l’aide d’un fouet l’huile, la purée de pommes, le gingembre et la cassonade. Puis, rajouter la boisson végétale chaude et la mélasse.

3. Dans un autre bol, mélanger la farine avec le bicarbonate de soude et la poudre à lever.

4. Ajouter le contenu du bol de farine au contenu du bol avec les ingrédients humides, environ une tasse à la fois, et s’assurer d’avoir un mélange bien homogène.

5. Étaler des feuilles de cuisson antiadhésives ou du papier parchemin sur des plaques à biscuit. Chaque galette contient environ 2 c. à soupe de mélange. Laisser au moins 2 cm de distance entre chaque galette.

6. Cuire dans un four préchauffé à 350°F pendant 9 à 10 minutes.

7. Laisser refroidir sur une grille à pâtisserie pendant 5-10 minutes avant de manger (si vous en avez la patience!)

Merci de me suivre dans mes Zazaventures et bon appétit!

*Note : cette recette a été initialement créée en 2016. Je n’abuse plus des galettes Aux Vivres depuis.

Je ne me sens pas bien dans ma peau

28 juin 2025 – Republication d’un article qui date de 10 ans. Je l’ai modestement édité. Mais l’esprit de cette publication demeure intact. Je trouvais intéressant de voir comment mon point de vue a évolué dans le temps.

21 juillet 2015 – À première vue, cette phrase exprime que je manque de confiance en moi. Elle veut dire que je ne m’aime pas telle que je suis. C’est une expression qui se lit majoritairement au sens figuré. Je ne sais pas si vous saviez qu’elle peut aussi se comprendre au sens propre.

Je vous fais un résumé de mon histoire pour ceux qui ne me connaissent pas. Comme beaucoup d’enfants, j’ai vécu de l’intimidation jusqu’à la fin de mon adolescence. J’ai aussi grandi dans un contexte familial particulier. Je me suis retrouvée à faire ce que beaucoup de gens font, soit manger mes émotions.

Cela m’a conduite à peser autour de 250 livres à 14 ans. C’est d’ailleurs à cet âge-là que je me suis rendu compte qu’il y avait un problème. C’est sûr, j’étais une adolescente, alors mon estime de moi n’était pas au sommet des possibilités. On se construit et l’on doute beaucoup de nous dans cette phase difficile de la vie.

Toutefois, j’étais une jeune fille engagée dans la vie scolaire et communautaire. J’avais aussi quelques bons amis autour de moi. Ça a été suffisant pour me construire comme une fille ambitieuse, généreuse et énergique, ce que je suis toujours aujourd’hui, en version améliorer du haut de mes petits 26 ans. Entre mes 14 ans et la fin de mon secondaire, j’ai perdu du poids au lieu d’en prendre. Ensuite, j’ai passé plusieurs années au même poids jusqu’à l’année 2009-2010, ma deuxième année d’université pendant laquelle je m’étais mise au défi de manger des aliments plus satisfaisants.

Au début de l’année 2011, quelle fut ma surprise de monter sur mon Wii Balance Board et de me rendre compte que « hey, c’est pas juste un feeling que mon corps a changé et que je dois changer de vêtements, c’est vrai en chiffres aussi. » ? Encouragée par ce résultat, j’ai décidé d’en faire plus.

En 2011, j’ai pris soin de ma santé en faisant plus d’activité physique. D’excellents résultats. Je me suis retrouvée plus forte que jamais. Je ne me blessais presque plus les chevilles. Quelle fierté! Depuis ce temps, je suis en période d’acceptation de mon nouveau corps. J’ai encore du chemin à faire pour m’accepter. C’est là que mon histoire se complexifie un peu et donne du sens à mon titre de billet.

Je me trouve magnifique. Au début de l’année 2013, je me suis payé une séance photo pour avoir de magnifiques clichés pour témoigner de mon long travail à me sentir mieux dans mon corps. J’adore ces photos. J’aime beaucoup aller dans de nouvelles boutiques dans lesquelles je ne pouvais pas m’habiller avant à cause de la grossophobie généralisée dans l’industrie de la mode.

J’ai ajouté à ma garde-robe plusieurs robes et plusieurs jupes. Je me sens plus belle que je ne me suis jamais sentie. Ce cheminement, je l’ai fait pour ma santé, pas parce que les magazines de mode dictent de ressembler à ceci ou cela. J’ai atteint un poids où je me sentais à l’aise pour bouger.

J’étais en couple, j’étais bien entourée, je faisais de la course, du yoga et de l’acroyoga. Je me regardais dans mon miroir et je me disais quand même « coudonc, j’ai dont ben du poids à perdre encore, mes cuisses, mon ventre, bah, plus tard! »

Puis un jour, me regardant, j’ai pincé ma peau entre mes mains. J’ai attrapé les bouts de peau comme dans les émissions de perte de poids extrême à la télé. J’ai découvert que j’ai aussi une belle couche de peau molle et vide qui pend de mes bras, mes cuisses, mon dos, mon ventre… Ah! Surprise! Horreur!

Puis après est venu un long processus de deux ans pendant lequel j’ai fait le deuil d’avoir un corps parfait (on est tellement influencés!) Même si je me muscle beaucoup, il restera toujours du mou. Je me devais d’accepter cela. Le chemin vers cette acceptation n’est pas encore terminé, mais il est beaucoup plus avancé qu’il ne l’était il y a deux ou trois ans, en 2012. C’est un procédé d’amélioration continue qui me demande beaucoup d’amour de moi-même à moi-même.

C’est à ce moment que j’entre dans le vif du sujet. Je me sens mal dans ma peau. Je porte souvent une gaine parce que je trouve cela inconfortable lorsque mon bourrelet de peau molle tombe par dessus mes pantalons. Je me sens mieux quand le tout est maintenu en place, même si c’est artificiellement.

Je n’aime pas regarder mes bras dans le miroir et voir que la peau de mes bras est irritée après ma course à cause que la peau molle a frotté. Je n’aime pas mettre des vêtements qui montrent mes cuisses, car la gravité fait des choses que je n’aime pas voir avec cette peau molle quand je suis debout. Ma peau se balade de chaque côté de mes jambes selon la position dans laquelle je me trouve. Vous devriez me voir faire des planches abdominales au gym, c’est assez drôle de voir le bout de peau tourner et pendre d’un côté différent selon si je suis en planche latérale ou en planche standard. C’est tout un spectacle que je n’aime pas beaucoup voir personnellement.

Je déteste ma peau. Je me sens mal dans cette peau flasque. C’est clair que je pourrais me laisser avoir au piège de vouloir perdre encore plus de poids, de vouloir m’entraîner encore plus fort… Et même de contrôler mon alimentation. Toutefois, ce bedon mou, ces bras et ces cuisses remplis de peau pendante, ils ne partiront jamais.

Je me sens mal de me sentir mal dans ma peau. Je devrais me sentir bien. J’ai travaillé tellement fort pour me rendre là où je suis. Cela m’a demandé tellement de détermination. J’aimerais beaucoup aimé mon corps et surtout me sentir bien dedans. J’aimerais être confortable dans mes mouvements et dans mes vêtements.

La réalité n’est pas ça. La réalité c’est que je ne me sens pas confortable. Je me sens dérangée par cette peau qui pend. Je me sens parfois encore comme je me sentais quand j’étais plus ronde, soit dégueulasse. Je sais que le mot est fort et pourrait déranger, mais c’est comme ça que je me sentais et me sens encore. Mon corps me dégoûte car, je n’arrive pas à me sentir bien dedans. Je croyais qu’en perdant du poids, enfin je me sentirais plus confortable dans mes vêtements et dans mes mouvements.

Maintenant, quand je fais de l’entraînement et que je dois sauter ou faire des mouvements brusques, ma peau me cause de la douleur. Ça tire, ça pince, ça coince. Ce n’est pas juste (à mes yeux on s’entend) laid, c’est aussi douloureux! Quand est-ce que je vais en sortir de ce cercle vicieux?

Je pourrais aller me prendre un prêt à la banque et aller rencontrer un chirurgien esthétique et faire enlever ce surplus de peau. Franchement, si je n’avais pas autant de dettes à cause de mes études universitaires, j’envisagerais probablement de le faire. La réalité est pourtant que je dois apprendre à vivre avec ces cuisses, ces bras, et ce ventre. Je suis qui je suis. Je suis devenue obèse de mon enfance à mon adolescence.

J’ai travaillé très fort pour avoir de bonnes habitudes de vie. Je suis extrêmement fière d’être une personne active. J’aime marcher, courir, faire de la randonnée, de l’acroyoga, j’ai l’intention de m’initier à l’escalade cet été.

Je mange bien, j’adore bien manger et cuisiner. J’aime mettre toutes les robes et les jupes qui s’entassent dans mon garde-robe. Je mange du dessert quand ça me tente. Je bois une bière quand ça me tente (et plus qu’une aussi si ça me tente). Je voudrais juste trouver un moyen d’être bien dans ma peau. De ne pas me sentir dérangée dans mes mouvements.

On met beaucoup de lumière dans les médias sur les pertes de poids spectaculaires avec les émissions de transformation extrême. On en fait même des versions québécoises. Je crois que nous devrions mettre moins de temps d’antenne sur ces gens. Pas parce que leur travail n’est pas impressionnant ou difficile. Je suis très bien placée pour comprendre ce par quoi ils passent.

Je dirais plutôt que je crois que la solution à mon problème (et sans doute celui de tous ceux qui sont dans la même situation que moi) se trouve ailleurs. Elle se trouve dans un mot très simple : prévention. Un mot qui n’a pas sa place dans notre société qui tourne aux coupures financières dans les services publics. Mon bedon mou et douloureux, il va rester là. Avec les années, je vais l’aimer et l’accepter.

Toutefois, je voudrais voir plus de cours de cuisine dans les écoles, dès le primaire. Plus de nourriture maison, moins de produits préfabriqués. J’aimerais voir plus de restos/écoles de cuisine qui montrent aux gens comment préparer dans le plaisir de la bonne et belle nourriture.

J’aimerais que tout le monde sache comment couper un oignon et faire une coupe de légumes jardinière. Le problème ce n’est pas que les gens ont une mauvaise hygiène de vie, c’est qu’ils ne savent pas comment avoir une bonne hygiène de vie.

J’aimerais voir plus de serres et de potagers urbains. Plus de jardinage sur des balcons et des toits. Soit encore plus d’agriculture urbaine. J’aimerais voir des cours de jardinage et de cuisine obligatoires dans les écoles. Pour moi, c’est là que la solution est. En reprenant le contrôle de ce qui se retrouve dans notre assiette.

En apprenant aux citoyens de demain comment faire pousser leurs carottes, comment les couper, comment composter les morceaux non-utilisés, etc. Je crois que la réponse à l’épidémie de maladies cardiaques et de diabète réside dans la prévention. Pour moi, celle-ci passe par l’éducation à l’alimentation et l’agriculture urbaine (ou aux jardins dans les cours arrières pour ceux qui ne vivent pas en ville).

Alors la solution à mon problème réside dans le travail à voir ces changements arriver. Je suis engagée depuis bientôt deux ans dans un organisme qui s’appelle la Coop de Solidarité Éconord. Nous travaillons avec tout notre cœur de bénévoles à des projets d’agriculture urbaine à Montréal-Nord. Nous faisons un énorme travail aussi dans le programme éco-quartier du même arrondissement pour contribuer à l’éducation de la population à des habitudes écoresponsables, à ce que j’appelle l’éco-citoyenneté.

Si nous continuons de travailler avec les citoyens directement près de chez eux, nous allons réussir. Pensons aux succès comme celui d’Équiterre qui fête cette année les 20 ans de son programme de paniers de légumes. Continuons ensemble de travailler au développement de l’agriculture urbaine à Montréal et partout ailleurs.

J’ose espéré que vous viendrez jardiner et cuisiner avec moi bientôt. Ma porte vous est ouverte pour qu’on partage nos connaissances sur ces sujets.