Les émotions et les vêtements

Objectifs :

  • Organiser et désencombrer votre garde-robe; 
  • vous libérer de l’association émotions-souvenir = je dois garder des objets.

Ça fait quelques mois que je procrastine à faire le ménage de ma garde-robe. Je peux facilement mettre des vêtements dans un sac et les mettre à donner quand je réalise que je ne les ai pas portés depuis longtemps, mais j’ai du mal à faire le vrai de vrai ménage. Aussi, je ne prétends pas ici être plus forte que Marie Kondo ou toute autre spécialiste du rangement et de l’organisation. Je veux juste partager avec vous l’évolution de mon processus. 

Mme Kondo met quand même le doigt sur un gros bobo de la société de consommation occidentale : l’association des objets aux émotions et aux souvenirs. Cela fait en sorte que beaucoup de personnes ont du mal à se séparer de leurs affaires car ils deviennent émotifs. Ils se souviennent de beaux moments ou de moments plus difficiles traversés avec succès. 

Récemment, je regardais les robes dans mon placard. Je suis une amatrice de robes. De très beaux vêtements qui ne sont pas idéaux pour moi depuis que je suis maman. Mon conjoint et moi prévoyons avoir plusieurs enfants. J’ai des besoins différents pour mes vêtements. Je recherche des hauts faciles à ouvrir pour allaiter. Des vêtements que je pourrai porter autant en période d’allaitement que quand j’aurai fini d’allaiter. Des choses confortables et propres. Même si mes robes sont super belles, je les porte juste dans des occasions spéciales. Je ne les porte plus tous les jours. Vous n’êtes évidemment pas obligés d’être une maman pour faire cet exercice…

Je vous invite à regarder votre garde-robe d’un côté pratique seulement. Quels vêtements portez-vous souvent? Quel vêtement laissez-vous là parce que vous le trouvez beau mais ne l’avez pas porté depuis des années pour une raison ou une autre? C’est comme pour les accessoires de votre cuisine. Vous savez très bien quelles pièces de vêtements vous portez ou non. Les souvenirs qui nous habitent sont importants, bien plus importants que les objets. Personnellement, j’ai toujours beaucoup aimé écrire pour me souvenir. Par exemple, pour le 1 an de ma fille, je lui ai écrit une lettre que j’ai mise dans sa boîte de souvenirs de bébé. Oui, ça été son seul cadeau. Elle a 1 an et ses grands-parents l’ont bien gâtée avec un siège d’auto neuf, des livres et des jouets usagés. Je ne voyais pas ce que je pouvais lui offrir de plus à cette magnifique petite humaine. Écrire fait du bien dans plusieurs situations. Laissez-vous tenter.

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Prenez votre courage à deux mains et affrontez votre placard émotionnel. Libérez-vous des vêtements. Si vous avez peur d’oublier ou de regretter, rappelez-vous que vous avez probablement des photos de votre poupon dans ses mini vêtements pour vous souvenir. Ou cette fête à laquelle vous portiez votre robe préférée. Soyez pratico-pratique. J’aime les conseil de Laurence Bareil, la reine du shopping, pour s’assurer d’avoir dans notre garde-robe des pièces de base de qualité qui peuvent servir dans toutes les occasions. Dans les prochaines semaines, je vais vous laisser entrer dans mes placards. Suivez-moi sur mes médias sociaux (Facebook ou Instagram) pour participer au processus de désencombrement de mes armoires et tiroirs. 

Si vos émotions prennent encore le dessus, je suis là pour vous. Prenez rendez-vous avec moi gratuitement pour voir comment on pourrait travailler ensemble. Il me fera plaisir de vous accompagner dans vos garde-robes et d’être la voix raisonnable qui vous soutiendra à les vider un peu. J’en ai parlé dans mon troisième article de lancement, vivre avec trop d’objets est stressant. Même si quand on vit comme ça depuis des années, on ne le réalise pas nécessairement.

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Le lancement des Zazaventures – dernière partie

L’aventure du non! 

J’ai failli faire quatre parties à ce lancement. Mais je me suis dit, finalement, que tendre au minimalisme et au zéro déchet sont pour moi deux concepts qui vont ensemble. En fait, tout converge aussi vers la simplicité volontaire. Et je nomme ce dernier billet « L’aventure du non » parce que c’est un mot tellement simple, mais trop souvent sous-estimé. 

Dans ma courte vie de trentenaire, j’ai eu à entreposer mes biens à deux occasions dans une unité d’entreposage. Cela a duré presque un an et demi la première fois, en 2016-2017. La deuxième fois, c’était en 2019-2020 pour un peu plus d’un an. J’avais tendance, quand je revoyais toutes ces boîtes et ces objets, à me dire que je devrais tout jeter. Si j’avais été capable de vivre deux ans sans tous ces « kossins », bien, ça veut dire que je n’en avais pas vraiment besoin… 

Évidemment, il fallait que je relativise un peu : c’était quand même pratique de garder quelques objets comme mes chaudrons, des assiettes, ma commode ou mon lit… Pourtant, il y avait toujours cette petite voix au fond de moi qui disait : « mais ça se rachète, c’est juste des assiettes, c’est juste des meubles ».

Bref, j’ai découvert, suite à ces deux expériences d’entreposage, que l’accumulation de biens matériels me cause un stress vraiment plus important que ce que je ne l’imaginais. J’ai passé du temps en colocation avec peu, ou dans la maison de mes beaux-parents sans mes choses à gérer. J’avais, chaque fois que je retrouvais « mes affaires », une sensation d’être écrasée par le stress de gérer tous ces objets. 

Dans tous mes projets personnels en lien avec mon entreprise d’accompagnement, c’est sans doute le volet le plus difficile pour moi à appliquer dans ma vie. Je sais très bien ce que je veux faire pour organiser mon appartement. Je suis bien au courant de tout ce que je veux mettre à donner ou à vendre. Mon conjoint et moi, on a fait un plan de match, on a des objectifs en tête. Nous avons réalisé cette semaine que nous n’avons jamais fini de nous installer chez nous et que la situation sanitaire y est pour quelque chose. Nous avons déménagé au mois d’août 2020. La situation sanitaire était à cette période plus simple. Toutefois, il demeurait complexe pour nous de recevoir de l’aide pour finir de nous installer. Avec une jeune enfant à s’occuper, rares sont les moments où nous étions tous les deux libres pour s’attaquer au rangement et à l’organisation.

Juste le fait de réaliser que la lenteur à laquelle notre installation avance n’est pas entièrement notre faute nous a soulagés d’un grand poids. La pandémie affecte notre vie de toutes sortes de manières insidieuses, et ça nous rappelle que même si on a des plans, ils peuvent changer. Ils changent souvent. La vie est ainsi faite. Nous nous adaptons à la réalité et tentons de choisir les bonnes priorités. Jusqu’à ce que j’aie cette réalisation en discutant avec mon chum hier soir, je m’en allais dans une toute autre direction avec ce billet. J’ai donc retardé sa publication pour vous proposer ce nouveau texte. 

Je termine en vous faisant part de quelques-uns de mes coups de cœur pour simplifier votre vie. Quelques lectures ont changé mon quotidien. J’ai lu le livre de Béa Johnson, qui est une figure de proue du milieu zéro déchet. Elle y met de l’avant un concept bien connu, mais revisité. Les 5 R: Refuse (refuser), Reduce (réduire), Reuse (réutiliser), Recycle (recycler), Rot (composter). Bien engagée dans l’éducation relative à l’environnement par mes expériences comme employée et comme bénévole de gouvernance dans des programmes éco-quartier, j’ai adoré le concept. Pour moi, le premier R ajouté, refuser, prend une place très importante dans le processus de désencombrer son espace de vie. 

Ma mère m’a offert, il y a quelques années, un livre de Dominique Loreau, « L’art de mettre les choses à leur place ». C’est un livre écrit en toute simplicité qui m’accompagne toujours dans les phases de désencombrement.

Plus près de nous, au Québec, l’approche de Florence-Léa Siry de Chic frigo sans fric, qui parle de zéro gaspillage au lieu de zéro déchet. Le concept est, à mon avis, plus flexible et réaliste. J’adore lire son blogue et utiliser ses recettes. Je la suis aussi sur les médias sociaux. J’aime en particulier son compte Instagram. Elle partage des trucs simples, épatants et efficaces.

Ce billet conclut mon lancement officiel! Dans les prochaines semaines, je vais continuer de vous partager des trucs tous les dimanches matins, au gré des saisons, des inspirations et des aventures dans notre maison. Je vais aussi prendre un moment pour vous présenter mes collaborateurs, qui travaillent dans l’ombre.  

Je demeure aussi disponible pour un rendez-vous exploratoire gratuit. C’est une occasion de discuter avec moi de comment je pourrais vous accompagner dans l’atteinte de vos objectifs à vous. 

Merci de me suivre dans mes Zazaventures.