Salade de tofu style œufs

Je ne suis pas vraiment une créatrice de recettes, mais il m’arrive parfois de réaliser de bonnes improvisations pour ma famille ET de prendre des notes. Je suis donc en mesure de vous partager cette recette simple et délicieuse de salade de tofu style œufs. En fait, mon chum ne m’a pas trop laissé le choix de l’écrire en ligne. Il en parle à tout le monde et me presse de la publier pour pouvoir la partager.

J’adore cette recette car elle ne nécessite pas de cuisson ni de temps de repos et se prépare en un rien de temps. C’est encore moins long que de préparer une salade avec de vrais œufs. J’utilise un hachoir qui fonctionne au jus de bras de Tupperware, mais vous pourriez prendre votre robot culinaire à faible puissance. D’ailleurs, petite parenthèse, j’utilise vraiment souvent ce hachoir pour gagner du temps dans la cuisine. Il existe des gadgets inutiles dans une cuisine, mais celui-ci est sale presque tous les jours ici. Sans plus de bavardage, voici la recette.

Mon hachoir supersonic extra lors de ma préparation de cette recette dimanche dernier.

Préparation : 15 minutes – Donne 4 à 6 portions. Se conserve jusqu’à 5 jours au réfrigérateur. Ne se congèle pas.

Ingrédients

  • 1 bloc de tofu ferme ou extra ferme de 454g (réserver environ 1/4 du bloc)
  • 1 échalotte française (ou 1/4 d’un petit oignon rouge)
  • 1 branche de céleri coupée en gros morceaux
  • 1 c. à thé (5ml) de poudre d’ail
  • 1/2 c. à thé (2,5ml) de sel Kala namak*
  • poivre au goût
  • 1 à deux c. à soupe (30 ml) d’huile végétale au goût neutre (canola ou tournesol, par exemple)
  • 1/4 de tasse de mayonnaise végétale**

Préparation

  1. Réserver 1/4 du bloc de tofu. Couper le reste en gros cubes et les déposer dans votre hachoir.
  2. Ajouter l’échalotte, les morceaux de céleri, la poudre d’ail, le sel kala namak, le poivre et l’huile végétale dans le hachoir.
  3. Fermer le couvercle et réduire le mélange jusqu’à ce qu’il atteigne une consistance assez lisse. Vous ne voulez pas de trop gros morceaux.
  4. Prendre le reste du bloc de tofu et couper des mini morceaux d’environ 0,5cm par 0,5cm (des petits carrés comme les morceaux dans un salade d’œufs)
  5. Retirer les lames du hachoir. Ajouter les mini cubes de tofu et la mayonnaise et bien mélanger à l’aide d’une cuillère.

Servir en sandwich, sur des craquelins, en tartinade sur une baguette, etc. Mangez cette recette comme vous mangeriez une salade d’œufs.

*J’ai trouvé mon sel kala namak dans une épicerie naturelle, chez Tau. Je me suis procuré le pot il y a environ trois ans et je ne l’ai pas encore vidé. On peut en acheter dans la plupart des épiceries naturelles. Si vous êtes malpris, on en trouve sur Amazon! À noter que le sel kala namak a un goût de souffre qui rappelle les oeufs. C’est un ingrédient important de cette recette.

**Je fais ma mayonnaise maison depuis au moins 3 ans. J’ai commencé avec cette recette de Jean-Philippe et je la connais maintenant par cœur tellement je l’ai réalisée souvent. J’en fais parfois des variantes avec sriracha ou bien vinaigre balsamique. Miam!

Merci de me suivre dans mes Zazaventures et bon appétit!

Yogourt végétal maison – la suite

Objectifs que je m’étais fixés en novembre 2020 : 

  • À partir du yogourt, faire une bonne crème sûre végétale maison;
  • trouver un endroit où m’acheter des fèves de soya biologiques québécoises en vrac pour réduire encore plus ma production de déchets;
  • avoir la discipline de faire ma boisson végétale maison et de valoriser l’okara (pulpe de fèves de soya);
  • valoriser mon « petit-lait ».

Je vous propose aujourd’hui de faire une petite mise à jour de mes objectifs fixés il y a un peu plus d’un an en ce qui concerne ma fabrication de yogourt maison. Cette expérience a eu ses hauts et ses bas, mais je suis globalement vraiment fière de moi et de partager mon évolution avec vous. Je vous mets ici le lien vers le premier article. 

Le premier objectif que je m’étais fixé était de faire une bonne crème sûre végétale maison. Je dois avouer que je n’ai pas atteint de résultat satisfaisant à ce niveau. Toutefois, c’est aussi bien de commencer par cet objectif. J’ai beaucoup de choses à dire sur les autres. 

Je voulais trouver un endroit où acheter des fèves de soya biologiques québécoises en vrac pour réduire encore plus ma production de déchets. J’ai en partie atteint cet objectif. J’ai trouvé des fèves de soya biologiques chez Aliments Merci qui sont vendues dans des sacs compostables et recyclables. Leur provenance indiquée est Canada. J’ai aussi trouvé des fèves non biologiques mais sans OGM (organismes génétiquement modifié) chez Bulk Barn et chez Méga Vrac. Le groupe d’achat Nous Rire offre des fèves de soya biologiques et québécoises. Toutefois, ce n’est pas nécessairement accessible à tous comme endroit. Par exemple, même s’ils sont à Montréal, leur local dans le Mile End est un gros détour pour moi. 

J’ai trouvé une certaine forme de discipline dans l’art de faire ma boisson de soya maison. J’ai eu quelques expériences un peu catastrophiques où toute la préparation a débordé de la casserole et qu’il ne me restait même pas 100 ml disponible. Contrairement aux laits fait avec des noix, des graines ou des céréales, il faut faire cuire la préparation car les fèves doivent être cuites pour être digestes. Il existe plusieurs recettes en ligne pour faire sa propre boisson végétale avec des fèves de soya. J’ai fait plusieurs expériences et la plupart donnent un excellent résultat et tout à fait similaire. Vous pourriez essayer cette recette ou toute autre trouvée en ligne. L’essentiel est de lire les instructions en entier avant de vous lancer. Cela demande une bonne organisation de votre temps. Note aux parents : Pour éviter les dégâts, vaut mieux faire chauffer le lait sans enfant qui court autour de vous. 

Photo de Pixabay sur Pexels.com

J’ai trouvé plusieurs recettes pour valoriser ma pulpe de soya. La préférée de ma famille est sans doute de l’intégrer dans une recette de crêpes avec essence de caramel au lieu d’essence de vanille. Succès garanti. D’ailleurs, j’utilise aussi le « petit-lait » dans mes crêpes. C’est le liquide qui reste lorsque je tamise ou suspends mon yogourt pour lui donner une meilleure texture. En fait, partout où vous mettez du lait dans une recette à cuire, le petit lait s’utilise à merveille. J’ai aussi utilisé la pulpe de soya dans quelques recettes de seitan et de biscuits en remplacement d’une partie de la farine. La plupart du temps, c’était réussi. Dans le doute, il suffit de chercher des recettes sur Internet. Dans la culture asiatique, cette pulpe est traditionnellement valorisée à travers toutes sortes de mets. Pour sortir des sentiers battus, quoi! 

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Variations sur le thème du Pesto

Objectifs :

  • Éviter de gaspiller les merveilles de votre jardin (de balcon, de bac ou en terre! On ne veut pas gaspiller); 
  • Revisiter un classique aimé de tous (ou presque). 

Avez-vous eu aussi chaud que moi en mai? L’été est bel et bien installé en termes de température. Quand il fait chaud, cela nous donne envie de cuisiner des choses simples et de salir le moins de vaisselle possible. Qu’est-ce qui est plus terrible qu’allumer le four quand il fait déjà 31 dans la maison? Ah, je sais! Mettre ses mains dans l’eau de vaisselle chaude après avoir allumé le four quand il fait 30 dans la maison! 

Alors, selon Ricardo, pour faire un pesto classique, vous avez besoin de quatre tasses de basilic frais, un quart de tasse d’huile d’olive, un quart de tasse de noix de pin (pignons), un quart de tasse de fromage parmesan, une gousse d’ail haché, du jus de citron, du sel et du poivre. Bon, et après, une fois que vous lisez cela, vous vous dites que je ne dois pas mettre de parmesan dans mon pesto. Je remplace le fromage par de la levure alimentaire (encore une fois merci Ricardo). 

Fait divers: ce robot culinaire est plus vieux que moi et il fonctionne toujours aussi bien. Mon père l’a offert à ma mère avant ma naissance. C’est moi qui a la chance de prolonger sa vie utile.

Alors, pourquoi faire des pestos? C’est une manière de manger des pâtes tellement réconfortante. On peut manger le plat chaud comme froid, on peut s’en servir pour aromatiser des plats une fois qu’il est fait (comme les super coquilles de Sara Girard de ma cuisine de tous les jours). Et après, une fois que vous maîtrisez les bases du pesto, votre imagination est presque la seule limite!

Pour commencer, je vous donne la recette du pesto que j’ai fait en mai avec la ciboulette du jardin dans la cour de ma sœur. Avec cette version, y’en a tellement que vous allez souper avec, dîner avec et en avoir assez pour en congeler (8-12 portions, selon votre amour de la sauce)

  • 5-6 tasses (à l’oeil) de ciboulette du jardin 
  • 2 tasses (à l’oeil) de persil frisé de mon panier surprise seconde vie ( lien non sponsorisé)
  • ½ tasse de graines de tournesol
  • ½ à ¾ de tasse d’huile de canola
  • 3-4 gousses d’ail (tout dépend de leur grosseur et de votre amour de l’ail) 
  • ½ tasse de levure alimentaire
  • 2 tasses de pois verts surgelés réchauffés dans l’eau au micro-onde (égoutter les pois avant de les mettre dans la recette). 
  • Le jus d’un ou deux citrons
  • Sel et poivre au goût
Pesto aux pois verts, ciboulette et persil frisé.

Préparation : mettre tous les ingrédients dans le bol d’un robot culinaire sauf l’huile. Ça a l’air de déborder un peu et d’être trop si votre robot est aussi petit que le mien, mais ça va vite prendre moins de place. (Voir les photos). Mélanger pendant deux ou trois minutes à haute puissance tout en ajoutant l’huile en filet. Arrêter la machine et envoyer les morceaux restants collés sur les bords vers le fond. Mélanger à nouveau pendant environ deux minutes. 

C’est prêt à servir, congeler, réfrigérer ou donner à vos voisins que vous aimez (allô ma soeur!). 

Après, nous voici aux variations : 

  • L’huile d’olive : huile de tournesol, huile de cameline, huile de canola, huile de pépins de raisin… 
  • Les noix de pin : graines de tournesol, graines de citrouille, amandes, noix de cajou, noix du Brésil, noix de Grenoble. Vous pourriez même essayer avec les petites noix du Québec toutes spéciales reçues dans votre panier de légumes. 
  • Le basilic frais : ciboulette, persil plat ou frisé, coriandre (pas trop toutefois, à combiner à une autre herbe), toute fine herbe en feuille dont vous aimez le goût…
  • Le jus de citron : soit, cet ingrédient se substitue moins bien, mais vous pourrez oser mettre un vinaigre de cidre ou un vinaigre de vin. 
  • La levure alimentaire, on doit la laisser pour avoir le petit goût fromagé… mais le pesto est tout aussi bon sans. 
  • Un ajout, les petits pois : tomates séchées, poudre de betteraves ou betteraves cuites, poivrons rôtis, épinards, roquette, etc. 
  • L’ail, le sel et le poivre sont indispensables. 
Mon pesto prêt à aller au congélateur pour ajouter des saveurs à des recettes.

Toutes ces suggestions pour que vous passiez l’été à savourer des salades, des pâtes et autres recettes succulentes sans gaspiller vos herbes fraîches. N’oubliez pas que si vous congelez, les bacs à glaçons sont de merveilleux alliés pour faire de petites portions de pesto, les sauces, la pâte de tomate, la sauce à pizza, etc. Une fois les « glaçons » gelés, mettez-les dans un contenant hermétique et le tour est joué. Votre bac à glaçons est libre et vous aurez de la glace pour faire vos cafés glacés à siroter sur la terrasse. Vous aimeriez avoir du soutien pour réorganiser votre cuisine et vos menus pour moins gaspiller et mieux consommer? Prenez un rendez-vous téléphonique ou vidéo gratuit avec moi. Nous aurons 30 minutes pour parler de comment nous pouvons travailler ensemble.

Bon appétit et merci de me suivre dans les Zazaventures!

Crêpes salées façon pizza

Me voilà de retour après quelques semaines d’absence sans vous offrir d’articles. J’ai été présente sur mes médias sociaux et nos interactions m’ont donné plusieurs idées pour des sujets d’articles à venir. La cuisine végétale me passionne toujours autant, mais vos grandes réactions à la publication de ma photo de bidet-douchette sur ma toilette me donnent envie de vous proposer plus de contenu sur la salle de bain sans déchet.

Je vous partage aujourd’hui la recette des crêpes salées préparées pour ma famille vendredi dernier. J’ai eu beaucoup de plaisir à créer cette recette et ma famille l’a beaucoup aimée. Vous la trouverez donc plus bas avec à sa suite quelques conseils pratiques. 

Préparation : 10 minutes

Cuisson : 30 minutes

Rendement : 10-15 crêpes 

Mélange à crêpes :

  • 3 tasses de boisson de soya non sucrée (ou autre boisson végétale non sucrée)
  • ⅓ de tasse d’huile de tournesol (ou toute huile au goût neutre comme l’huile de canola)
  • 1 tasse et ⅓ de farine de blé entier
  • 1 tasse et ⅓ de farine tout usage non blanchie
  • ⅓ de tasse de levure alimentaire*
  • ½ c. à soupe de poudre à pâte (levure chimique)
  • ½ c. à soupe d’ail en poudre
  • ½ c. à soupe de poudre d’oignon
  • 1 c. à thé de sel
  • ½ c. à thé de basilic séché
  • ½ c. à thé d’origan séché 

Préparation : 

  1. Mélanger tous les ingrédients secs dans un bol à l’aide d’une cuillère (farine de blé entier, farine tout usage non blanchie, levure alimentaire, poudre à pâte, ail en poudre, poudre d’oignon, sel, basilic et origan). 
  2. Verser la boisson végétale et l’huile dans un grand bol ou un grand pichet gradué pouvant accueillir tout le mélange d’ingrédients secs. Fouetter doucement l’huile et la boisson végétale.
  3. Incorporer graduellement les ingrédients secs dans le mélange liquide en fouettant bien pour que des grumeaux ne se forment pas dans la pâte. 
  4. Cuire dans une poêle chauffée à feu moyen dans des portions d’un quart de tasse à un tiers de tasse selon la grosseur des crêpes désirées. Cuire 1-2 minutes d’un côté, puis retourner et cuire 1 minute. 
  5. Attention, quand la poêle est bien chaude, les crêpes commencent à cuire vite et si vous tentez d’étaler le mélange en levant la poêle et en l’inclinant, votre crêpe va glisser. Utilisez plutôt votre spatule pour étaler le mélange au besoin. 

Pour garnir les crêpes, laissez aller votre imagination. Pour ma famille, j’ai utilisé des copeaux de fauxmage râpés et de la sauce à pizza. J’ai aussi fait cuire à la poêle un mélange d’oignons, poivrons verts, champignons de Paris et saucisse de seitan à l’italienne. Vous pourriez utiliser du pesto, des olives, des coeurs d’artichauts, des tomates séchées, des asperges, des courgettes grillées, etc. Les possibilités sont grandes! Pourquoi pas un seitan de jambon et des morceaux d’ananas? 

À la maison, nous ne préparons pas toujours notre sauce à pizza nous même. Toutefois, nous sommes devenus adeptes des bacs à glaçons pour ranger ce genre d’aliments. Bien honnêtement, ça fait des années que je connais ce truc, mais seulement quelques mois que je l’utilise vraiment. C’est tout à fait génial! Nous les utilisons aussi pour la pâte de tomate, l’aquafaba (jus de pois chiches), le pesto maison. Lorsque les cubes sont gelés, nous les transférons dans des sacs. Un cube équivaut plus ou moins à une cuillère à soupe. C’est vraiment pratique dans la préparation des recettes familiales. Vous aimeriez aller plus loin? Prenez un rendez-vous gratuit avec moi et on travaillera ensemble à vos objectifs.

Merci de me suivre dans mes Zazaventures et bon appétit!

Le lancement des Zazaventures – deuxième partie

L’aventure culinaire…

Pour faire une histoire assez courte, j’ai été une enfant et une adolescente obèse. J’ai mangé mes émotions… Reprendre ma vie en main au niveau alimentaire et au niveau de l’exercice a pris plusieurs années. De mes 15 ans à mes 22 ans environ. Sans avoir mis de côté ma passion dévorante pour l’écriture et le théâtre, j’ai découvert un univers merveilleux. Celui de la cuisine. Cuisiner des plats santé et faire des expériences dans ma cuisine allumait en moi une flamme que je n’avais jamais sentie brûler avant. 

J’ai pratiqué le flexitarisme (manger de la viande ou des poissons de temps en temps mais être grosso modo végétarien) pendant au moins 10 ans. Ce qui m’a fait basculer vers l’alimentation exclusivement végétale : deux choses. La première, le livre « Vache à lait : Dix mythes de l’industrie laitière » d’Élise Desaulniers, que j’ai lu en 2015, puis le visionnement du documentaire « Cowspiracy ». Ce film traite du fait que partout on nous parle de militer pour l’environnement, de faire attention à nos choix, mais que nulle part, on ne parle de l’impact de l’élevage industriel des bovins.

Ces documents ont déclenché chez moi une prise de conscience sur l’importance d’avoir un regard critique sur ce qui se passe dans notre société. Pas que je prenais toute information comme vraie, loin de là. Je dirais plutôt que cela m’a rappelé à quel point il est essentiel de diversifier nos sources d’information. Nous avons le droit de remettre en question une tradition. Ce n’est pas parce que nous avons toujours mangé de la viande qu’il n’existe pas aujourd’hui beaucoup de raisons d’en manger moins. Et ce n’est pas parce que j’ai décidé de ne plus en manger que je suis meilleure que qui ce soit. Je vous propose de prendre un moment pour prendre connaissance de ce livre et de ce film. 

Les belles crêpes végétaliennes, elles sont délicieuses!

Ne plus manger de produits d’origine animale, mais pour quelles raisons? Il y a très certainement et principalement l’industrialisation de l’élevage et le traitement fait aux animaux. En éthique et philosophie, on parle de spécisme. Découvrez sur Youtube l’excellente mini-série de Chuck Pépin sur ce thème (les vidéos sont sous-titrées). L’important impact de cet élevage industriel sur les écosystèmes n’est pas négligeable. En effet, l’impact est presque équivalent au secteur des transports à l’échelle de la planète. Je vous invite à lire ce résumé de Greenpeace et à consulter leurs sources pour en savoir plus (ONU, par exemple).

Pour moi, il était tout à fait impossible de continuer de militer pour une transition écologique et énergétique tout en continuant de consommer des produits d’origine animale. Je me sentais incohérente dans mes choix et mes valeurs de continuer à manger fromage et œufs. 

En dernier lieu, j’ai un historique de santé familiale peu reluisant en terme de maladies cardiovasculaires et de cholestérol élevé. Or, les preuves ne sont plus à faire qu’une alimentation végétalienne peut non seulement renversé beaucoup d’effets négatifs de ces problèmes de santé, mais surtout les prévenir. Un beau documentaire et mouvement américain en parle, « Forks over Knives » (Les fourchettes sont plus fortes que les couteaux, le site est en anglais mais très riche). On s’entend ici qu’une poutine et des beignes peuvent être végétaliens, mais pas santé. De là l’importance d’éduquer les gens à cuisiner eux-mêmes des aliments sains, frais et entiers. L’observatoire de prévention de l’Institut de cardiologie de Montréal publie d’ailleurs régulièrement des articles très intéressants sur les bénéfices de l’alimentation à base de plantes pour la santé cardiovasculaire. 

Un excellent sandwich au tofu style salade d’œufs.

En résumé, c’est ma passion de bien manger pour ma santé et pour celle de l’environnement qui font que je suis si fière de manger végétalien. J’ai hâte de continuer de partager mes recettes et mes trucs d’organisation avec vous! 

Soyez là pour découvrir le dernier billet de lancement ce samedi 16 janvier. Par la suite, vous pourrez me retrouver tous les dimanches matin pour un nouveau billet!

Pour prendre un rendez-vous gratuit avec moi et discuter de ce que nous pourrions réaliser comme progrès, cliquez ici.

Merci de me suivre dans mes Zazaventures!

Houmous facile

Objectifs: 

  • gagner du temps en préparant nous-mêmes une recette très simple;
  • contrôler la qualité des ingrédients choisis;
  • éviter de produire des déchets avec les contenants du commerce.

À la maison, l’houmous est au cœur de plusieurs de nos repas et collations. C’est un passe-partout très pratique. Nous avons pris l’habitude de le faire nous-mêmes depuis déjà plusieurs années. Pour éviter d’en manquer et de succomber à la facilité d’acheter celui du commerce, nous nous assurons toujours d’en faire beaucoup chaque fois pour en congeler.

Il y a plusieurs étapes de planification que nous avons intégrées pour réussir à nous rendre à ces habitudes. Il a fallu tout d’abord s’habituer à préparer nous-même l’houmous. Quand la recette a été maîtrisée, nous avons décidé de commencer à la faire en plus grandes quantités pour pouvoir congeler. À ce moment, nous utilisions très régulièrement des pois chiches en boîte. De plus, c’est aussi quand nous étions plus en confiance avec notre recette que nous avons commencé à ajouter des saveurs. 

Plus récemment, nous avons commencé à utiliser exclusivement des pois chiches que nous faisons cuire à la maison. Pour en savoir plus, allez voir mon article sur la préparation des légumineuses sèches. C’est très économique pour nous. Nous congelons les pois chiches en portions de deux tasses pour pouvoir les utiliser rapidement et simplement. 

Notre recette maison : 

  • 2 tasses (500 ml) de pois chiches cuits (ou une boîte de 540 ml égouttée* et rincée) 
  • ¼ de tasse (60 ml) de tahini (pâte de sésame)
  • ¼ de tasse d’huile de tournesol 
  • 1 c. à soupe (15 ml) de jus de citron ou 1 c. à thé (5 ml) de vinaigre de cidre
  • ½ c. à thé (2,5 ml) de cumin moulu
  • 1 gousse d’ail haché ou 1 c. à thé d’ail en poudre
  • De l’eau tiède pour ajuster la texture à votre goût.
  • Du sel au goût.

Déposez tous les ingrédients dans un mélangeur et mélangez à pleine puissance pendant environ 2 à 3 minutes. N’hésitez pas à arrêter la machine et ajouter de l’eau pour ajuster la texture. 

Photo de Naim Benjelloun sur Pexels.com

Les zazasignatures

  • Enlevez la moitié de votre houmous du contenant et ajoutez dans le mélangeur des poivrons rôtis, des betteraves cuites, des olives, des piments forts. Rapidement et très simplement, vous voilà avec deux saveurs d’houmous (n’ajoutez pas tout à la fois!); 
  • vous n’avez pas de pois chiches? Variez les plaisirs. Utilisez des haricots rouges, blancs, noirs, ou même des lentilles. Vous serez surpris des résultats. 

Bon appétit et merci de suivre mes Zazaventures!

*Ne jetez pas l’eau de vos boîtes de pois chiches! On l’appelle « aquafaba » en cuisine végétale. Elle peut être très utile pour plusieurs recettes. Pour la préserver très simplement, déposez-la immédiatement dans des bacs à glaçons. Une fois le liquide congelé, transférez les cubes dans un contenant hermétique que vous conserverez au congélateur. Et quand je dis immédiatement, c’est parce que si vous attendez à plus tard pour faire cette petite action qui prend deux minutes, vous risquez d’oublier votre liquide au frigo et de le gaspiller. Je partage mon expérience.

Les légumineuses ou le défi d’organisation

Objectifs : 

  • faire des économies sur l’épicerie; 
  • acheter seulement la quantité nécessaire en favorisant le vrac lorsque accessible;
  • cuisiner moi-même pour contrôler la qualité de ce qui entre dans les assiettes de ma famille.

Avec les légumineuses sèches, j’ai longtemps eu une relation amour-haine. Ça a pris des mois (non, ça a pris des années et bien des aller-retours!) pour réussir à trouver un système d’organisation efficace pour notre famille. Force est d’admettre que si la méthode fonctionne maintenant, nous devrons peut-être l’adapter plus tard en cas de changements dans notre vie… Je ne suis pas rendue là. Je vous avoue que ça fait seulement quelques mois que je n’achète plus de conserves de légumineuses à l’épicerie. Si je n’en ai pas dans mon congélateur, je cuisine autre chose. Faut-il donc devenir des petits as de la planification pour y arriver? Non, mais ça demande effectivement un effort pour s’adapter et changer des habitudes. 

Nous faisions cuire les légumineuses sur la cuisinière dans une casserole depuis des années. Cela prend beaucoup de temps et de surveillance. Je suis devenue maman en 2019. Ma maternité est arrivée avec quelques chaudrons au fond brûlé à cause de légumineuses oubliées sur le feu. Jus de bras et bicarbonate de soude se sont fait aller pour réparer les dégâts. Nous avons finalement choisi d’acheter un autocuiseur. Nous avons fait la liste de toutes les tâches et recettes que nous pourrions faire avec. (Comme du yogourt, aimez-vous ça autant que moi?) Comme nous aspirons à désencombrer notre maison, ajouter un petit électroménager était-il la bonne solution? Ce fût la bonne solution pour nous. Cela dit, si vous possédez déjà un congélateur tombeau, je vous recommanderais fortement d’emprunter l’autocuiseur à des amis de temps à autre pour vous faire des réserves de légumineuses cuites et ne pas encombrer votre cuisine d’un appareil de plus.

Photo de icon0.com sur Pexels.com

Nous faisons notre planification bi-mensuelle des tâches à faire dans la cuisine avec une assiduité changeante. Lorsque le moment est venu de refaire les réserves de légumineuses, nous le mettons sur la liste. La plupart du temps, nous faisons cela un jour de pluie, un jour férié, ou le jour attitré à popoter quand il fait beau. Avant de nous coucher nous mettons les légumineuses à tremper dans des grands bols sur le four ou le réfrigérateur. Ensuite, le lendemain matin, nous faisons cuire chaque type un après l’autre. Nous préparons généralement 2 à 3 variétés de légumineuses selon l’état de nos réserves. Nous préparons environ 6 à 8 tasses cuites (donc 3 à 4 tasses sèches) de chaque. Nous congelons le tout en portions de deux tasses, ce qui rend la préparation des repas très simple. L’usage de l’autocuiseur électrique fait en sorte que nous pouvons faire d’autres tâches ou nous amuser avec notre fille, en même temps. 

Mes aspects à améliorer : 

  • j’achète encore parfois mes légumineuses sèches en sacs à l’épicerie. Il faut que j’organise mieux mes courses sans déchets. 
  • Le magasin de vrac le plus près de chez moi n’accepte plus les contenants qui viennent de la maison depuis le début de la pandémie. Je dois donc revoir mon organisation. 

Merci de suivre mes Zazaventures culinaires. À bientôt!