Les légumineuses ou le défi d’organisation

Objectifs : 

  • faire des économies sur l’épicerie; 
  • acheter seulement la quantité nécessaire en favorisant le vrac lorsque accessible;
  • cuisiner moi-même pour contrôler la qualité de ce qui entre dans les assiettes de ma famille.

Avec les légumineuses sèches, j’ai longtemps eu une relation amour-haine. Ça a pris des mois (non, ça a pris des années et bien des aller-retours!) pour réussir à trouver un système d’organisation efficace pour notre famille. Force est d’admettre que si la méthode fonctionne maintenant, nous devrons peut-être l’adapter plus tard en cas de changements dans notre vie… Je ne suis pas rendue là. Je vous avoue que ça fait seulement quelques mois que je n’achète plus de conserves de légumineuses à l’épicerie. Si je n’en ai pas dans mon congélateur, je cuisine autre chose. Faut-il donc devenir des petits as de la planification pour y arriver? Non, mais ça demande effectivement un effort pour s’adapter et changer des habitudes. 

Nous faisions cuire les légumineuses sur la cuisinière dans une casserole depuis des années. Cela prend beaucoup de temps et de surveillance. Je suis devenue maman en 2019. Ma maternité est arrivée avec quelques chaudrons au fond brûlé à cause de légumineuses oubliées sur le feu. Jus de bras et bicarbonate de soude se sont fait aller pour réparer les dégâts. Nous avons finalement choisi d’acheter un autocuiseur. Nous avons fait la liste de toutes les tâches et recettes que nous pourrions faire avec. (Comme du yogourt, aimez-vous ça autant que moi?) Comme nous aspirons à désencombrer notre maison, ajouter un petit électroménager était-il la bonne solution? Ce fût la bonne solution pour nous. Cela dit, si vous possédez déjà un congélateur tombeau, je vous recommanderais fortement d’emprunter l’autocuiseur à des amis de temps à autre pour vous faire des réserves de légumineuses cuites et ne pas encombrer votre cuisine d’un appareil de plus.

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Nous faisons notre planification bi-mensuelle des tâches à faire dans la cuisine avec une assiduité changeante. Lorsque le moment est venu de refaire les réserves de légumineuses, nous le mettons sur la liste. La plupart du temps, nous faisons cela un jour de pluie, un jour férié, ou le jour attitré à popoter quand il fait beau. Avant de nous coucher nous mettons les légumineuses à tremper dans des grands bols sur le four ou le réfrigérateur. Ensuite, le lendemain matin, nous faisons cuire chaque type un après l’autre. Nous préparons généralement 2 à 3 variétés de légumineuses selon l’état de nos réserves. Nous préparons environ 6 à 8 tasses cuites (donc 3 à 4 tasses sèches) de chaque. Nous congelons le tout en portions de deux tasses, ce qui rend la préparation des repas très simple. L’usage de l’autocuiseur électrique fait en sorte que nous pouvons faire d’autres tâches ou nous amuser avec notre fille, en même temps. 

Mes aspects à améliorer : 

  • j’achète encore parfois mes légumineuses sèches en sacs à l’épicerie. Il faut que j’organise mieux mes courses sans déchets. 
  • Le magasin de vrac le plus près de chez moi n’accepte plus les contenants qui viennent de la maison depuis le début de la pandémie. Je dois donc revoir mon organisation. 

Merci de suivre mes Zazaventures culinaires. À bientôt!

Yogourt végétal maison

Objectifs : 

  • Réduire la quantité de contenants de yogourt vides envoyés au recyclage;
  • gagner du temps en faisant moi-même à la maison le produit recherché;
  • permettre beaucoup de flexibilité sur les saveurs et textures;
  • utiliser une boisson végétale faite au Québec d’ingrédients qui poussent au Québec.

Lorsque j’ai décidé d’arrêter de manger des produits laitiers en 2015, je mettais du yogourt partout. Je m’en servais pour pouvoir manger des sauces sans culpabilité. J’adore les sauces, c’est mon péché culinaire. Granolas, céréales, muffins, biscuits, je l’utilisais beaucoup dans ma cuisine. Du jour au lendemain, j’ai cessé de choisir cet ingrédient. Il faut dire que juste six ans en arrière, l’offre de produits végétaliens pour les yogourts n’était pas encore aussi développée qu’aujourd’hui. 

Photo du contenant d'un autocuiseur avec une cuillère de service. Il y a un deuxième contenant en verre. Les deux contiennent du yogourt de soya maison.
Mon premier yogourt végétal de soya maison

Autre chose : les yogourts du commerce sont souvent très gras lorsqu’ils sont faits à base de lait de coco. Sinon, ils sont faits à base d’amande ou de cajous, des produits que je tente d’éviter d’utiliser car ils viennent de loin. Ceux à base de soya sont très bons pour les déjeuners, mais comme ils sont sucrés, ils ne conviennent pas à toutes les sauces (ahahaha, je me trouve amusante!)

J’avais envie de quelque chose de simple, avec peu d’ingrédients, qui allait goûter sûrette comme un bon yogourt nature sans sucre. J’ai donc fait des recherches et testé plusieurs recettes que j’avais trouvées sur Internet. Je ne pouvais pas dire que je trouvais quelque chose de satisfaisant jusqu’à ce que je tombe sur celle-ci:  

Yogourt végétal maison de Science et Fourchette

Ce yogourt végétal est tout simplement délicieux. Je le fais dans mon autocuiseur pendant que je dors. Je le commence avant d’aller me coucher. J’aime un yogourt très surette, alors je le laisse incuber pendant 9h suite à l’ajout de la culture. 

Mes petites modifications testées avec succès : 

  • Mettre ½ tasse (125ml) de ma dernière préparation à titre de culture de départ au lieu d’un sachet de culture bactérienne du commerce;
  • mettre le yogourt dans un tamis sur un coton à fromage. Fait un super « yogourt grec ». Je laisse égoutter au réfrigérateur pendant 4 à 6 heures, puis je transfère dans un contenant hermétique;
  • utiliser un litre de boisson de soya faîte maison (le yogourt a une texture plus que parfaite, j’ai adoré l’expérience).
Photo d'une cuillère dans un contenant de yogourt de soya maison de type grec.
Un aperçu de la texture lorsque je filtre le yogourt pour une texture plus onctueuse style grec du commerce

Mes petits « Au grand jamais » : 

  • Pas de saveurs/fruits dans la phase de fermentation/incubation, on les ajoute après. 

Les prochains objectifs que je souhaite atteindre : 

  • À partir du yogourt, faire une bonne crème sûre végétale maison;
  • trouver un endroit où m’acheter des fèves de soya biologiques québécoises en vrac pour réduire encore plus ma production de déchets;
  • avoir la discipline de faire ma boisson végétale maison et de valoriser l’okara (pulpe de fèves de soya);
  • valoriser mon « petit-lait ».

Bon appétit à tous et merci de me suivre dans mes Zazaventures.