Le lancement des Zazaventures – deuxième partie

L’aventure culinaire…

Pour faire une histoire assez courte, j’ai été une enfant et une adolescente obèse. J’ai mangé mes émotions… Reprendre ma vie en main au niveau alimentaire et au niveau de l’exercice a pris plusieurs années. De mes 15 ans à mes 22 ans environ. Sans avoir mis de côté ma passion dévorante pour l’écriture et le théâtre, j’ai découvert un univers merveilleux. Celui de la cuisine. Cuisiner des plats santé et faire des expériences dans ma cuisine allumait en moi une flamme que je n’avais jamais sentie brûler avant. 

J’ai pratiqué le flexitarisme (manger de la viande ou des poissons de temps en temps mais être grosso modo végétarien) pendant au moins 10 ans. Ce qui m’a fait basculer vers l’alimentation exclusivement végétale : deux choses. La première, le livre « Vache à lait : Dix mythes de l’industrie laitière » d’Élise Desaulniers, que j’ai lu en 2015, puis le visionnement du documentaire « Cowspiracy ». Ce film traite du fait que partout on nous parle de militer pour l’environnement, de faire attention à nos choix, mais que nulle part, on ne parle de l’impact de l’élevage industriel des bovins.

Ces documents ont déclenché chez moi une prise de conscience sur l’importance d’avoir un regard critique sur ce qui se passe dans notre société. Pas que je prenais toute information comme vraie, loin de là. Je dirais plutôt que cela m’a rappelé à quel point il est essentiel de diversifier nos sources d’information. Nous avons le droit de remettre en question une tradition. Ce n’est pas parce que nous avons toujours mangé de la viande qu’il n’existe pas aujourd’hui beaucoup de raisons d’en manger moins. Et ce n’est pas parce que j’ai décidé de ne plus en manger que je suis meilleure que qui ce soit. Je vous propose de prendre un moment pour prendre connaissance de ce livre et de ce film. 

Les belles crêpes végétaliennes, elles sont délicieuses!

Ne plus manger de produits d’origine animale, mais pour quelles raisons? Il y a très certainement et principalement l’industrialisation de l’élevage et le traitement fait aux animaux. En éthique et philosophie, on parle de spécisme. Découvrez sur Youtube l’excellente mini-série de Chuck Pépin sur ce thème (les vidéos sont sous-titrées). L’important impact de cet élevage industriel sur les écosystèmes n’est pas négligeable. En effet, l’impact est presque équivalent au secteur des transports à l’échelle de la planète. Je vous invite à lire ce résumé de Greenpeace et à consulter leurs sources pour en savoir plus (ONU, par exemple).

Pour moi, il était tout à fait impossible de continuer de militer pour une transition écologique et énergétique tout en continuant de consommer des produits d’origine animale. Je me sentais incohérente dans mes choix et mes valeurs de continuer à manger fromage et œufs. 

En dernier lieu, j’ai un historique de santé familiale peu reluisant en terme de maladies cardiovasculaires et de cholestérol élevé. Or, les preuves ne sont plus à faire qu’une alimentation végétalienne peut non seulement renversé beaucoup d’effets négatifs de ces problèmes de santé, mais surtout les prévenir. Un beau documentaire et mouvement américain en parle, « Forks over Knives » (Les fourchettes sont plus fortes que les couteaux, le site est en anglais mais très riche). On s’entend ici qu’une poutine et des beignes peuvent être végétaliens, mais pas santé. De là l’importance d’éduquer les gens à cuisiner eux-mêmes des aliments sains, frais et entiers. L’observatoire de prévention de l’Institut de cardiologie de Montréal publie d’ailleurs régulièrement des articles très intéressants sur les bénéfices de l’alimentation à base de plantes pour la santé cardiovasculaire. 

Un excellent sandwich au tofu style salade d’œufs.

En résumé, c’est ma passion de bien manger pour ma santé et pour celle de l’environnement qui font que je suis si fière de manger végétalien. J’ai hâte de continuer de partager mes recettes et mes trucs d’organisation avec vous! 

Soyez là pour découvrir le dernier billet de lancement ce samedi 16 janvier. Par la suite, vous pourrez me retrouver tous les dimanches matin pour un nouveau billet!

Pour prendre un rendez-vous gratuit avec moi et discuter de ce que nous pourrions réaliser comme progrès, cliquez ici.

Merci de me suivre dans mes Zazaventures!

Houmous facile

Objectifs: 

  • gagner du temps en préparant nous-mêmes une recette très simple;
  • contrôler la qualité des ingrédients choisis;
  • éviter de produire des déchets avec les contenants du commerce.

À la maison, l’houmous est au cœur de plusieurs de nos repas et collations. C’est un passe-partout très pratique. Nous avons pris l’habitude de le faire nous-mêmes depuis déjà plusieurs années. Pour éviter d’en manquer et de succomber à la facilité d’acheter celui du commerce, nous nous assurons toujours d’en faire beaucoup chaque fois pour en congeler.

Il y a plusieurs étapes de planification que nous avons intégrées pour réussir à nous rendre à ces habitudes. Il a fallu tout d’abord s’habituer à préparer nous-même l’houmous. Quand la recette a été maîtrisée, nous avons décidé de commencer à la faire en plus grandes quantités pour pouvoir congeler. À ce moment, nous utilisions très régulièrement des pois chiches en boîte. De plus, c’est aussi quand nous étions plus en confiance avec notre recette que nous avons commencé à ajouter des saveurs. 

Plus récemment, nous avons commencé à utiliser exclusivement des pois chiches que nous faisons cuire à la maison. Pour en savoir plus, allez voir mon article sur la préparation des légumineuses sèches. C’est très économique pour nous. Nous congelons les pois chiches en portions de deux tasses pour pouvoir les utiliser rapidement et simplement. 

Notre recette maison : 

  • 2 tasses (500 ml) de pois chiches cuits (ou une boîte de 540 ml égouttée* et rincée) 
  • ¼ de tasse (60 ml) de tahini (pâte de sésame)
  • ¼ de tasse d’huile de tournesol 
  • 1 c. à soupe (15 ml) de jus de citron ou 1 c. à thé (5 ml) de vinaigre de cidre
  • ½ c. à thé (2,5 ml) de cumin moulu
  • 1 gousse d’ail haché ou 1 c. à thé d’ail en poudre
  • De l’eau tiède pour ajuster la texture à votre goût.
  • Du sel au goût.

Déposez tous les ingrédients dans un mélangeur et mélangez à pleine puissance pendant environ 2 à 3 minutes. N’hésitez pas à arrêter la machine et ajouter de l’eau pour ajuster la texture. 

Photo de Naim Benjelloun sur Pexels.com

Les zazasignatures

  • Enlevez la moitié de votre houmous du contenant et ajoutez dans le mélangeur des poivrons rôtis, des betteraves cuites, des olives, des piments forts. Rapidement et très simplement, vous voilà avec deux saveurs d’houmous (n’ajoutez pas tout à la fois!); 
  • vous n’avez pas de pois chiches? Variez les plaisirs. Utilisez des haricots rouges, blancs, noirs, ou même des lentilles. Vous serez surpris des résultats. 

Bon appétit et merci de suivre mes Zazaventures!

*Ne jetez pas l’eau de vos boîtes de pois chiches! On l’appelle « aquafaba » en cuisine végétale. Elle peut être très utile pour plusieurs recettes. Pour la préserver très simplement, déposez-la immédiatement dans des bacs à glaçons. Une fois le liquide congelé, transférez les cubes dans un contenant hermétique que vous conserverez au congélateur. Et quand je dis immédiatement, c’est parce que si vous attendez à plus tard pour faire cette petite action qui prend deux minutes, vous risquez d’oublier votre liquide au frigo et de le gaspiller. Je partage mon expérience.

Les légumineuses ou le défi d’organisation

Objectifs : 

  • faire des économies sur l’épicerie; 
  • acheter seulement la quantité nécessaire en favorisant le vrac lorsque accessible;
  • cuisiner moi-même pour contrôler la qualité de ce qui entre dans les assiettes de ma famille.

Avec les légumineuses sèches, j’ai longtemps eu une relation amour-haine. Ça a pris des mois (non, ça a pris des années et bien des aller-retours!) pour réussir à trouver un système d’organisation efficace pour notre famille. Force est d’admettre que si la méthode fonctionne maintenant, nous devrons peut-être l’adapter plus tard en cas de changements dans notre vie… Je ne suis pas rendue là. Je vous avoue que ça fait seulement quelques mois que je n’achète plus de conserves de légumineuses à l’épicerie. Si je n’en ai pas dans mon congélateur, je cuisine autre chose. Faut-il donc devenir des petits as de la planification pour y arriver? Non, mais ça demande effectivement un effort pour s’adapter et changer des habitudes. 

Nous faisions cuire les légumineuses sur la cuisinière dans une casserole depuis des années. Cela prend beaucoup de temps et de surveillance. Je suis devenue maman en 2019. Ma maternité est arrivée avec quelques chaudrons au fond brûlé à cause de légumineuses oubliées sur le feu. Jus de bras et bicarbonate de soude se sont fait aller pour réparer les dégâts. Nous avons finalement choisi d’acheter un autocuiseur. Nous avons fait la liste de toutes les tâches et recettes que nous pourrions faire avec. (Comme du yogourt, aimez-vous ça autant que moi?) Comme nous aspirons à désencombrer notre maison, ajouter un petit électroménager était-il la bonne solution? Ce fût la bonne solution pour nous. Cela dit, si vous possédez déjà un congélateur tombeau, je vous recommanderais fortement d’emprunter l’autocuiseur à des amis de temps à autre pour vous faire des réserves de légumineuses cuites et ne pas encombrer votre cuisine d’un appareil de plus.

Photo de icon0.com sur Pexels.com

Nous faisons notre planification bi-mensuelle des tâches à faire dans la cuisine avec une assiduité changeante. Lorsque le moment est venu de refaire les réserves de légumineuses, nous le mettons sur la liste. La plupart du temps, nous faisons cela un jour de pluie, un jour férié, ou le jour attitré à popoter quand il fait beau. Avant de nous coucher nous mettons les légumineuses à tremper dans des grands bols sur le four ou le réfrigérateur. Ensuite, le lendemain matin, nous faisons cuire chaque type un après l’autre. Nous préparons généralement 2 à 3 variétés de légumineuses selon l’état de nos réserves. Nous préparons environ 6 à 8 tasses cuites (donc 3 à 4 tasses sèches) de chaque. Nous congelons le tout en portions de deux tasses, ce qui rend la préparation des repas très simple. L’usage de l’autocuiseur électrique fait en sorte que nous pouvons faire d’autres tâches ou nous amuser avec notre fille, en même temps. 

Mes aspects à améliorer : 

  • j’achète encore parfois mes légumineuses sèches en sacs à l’épicerie. Il faut que j’organise mieux mes courses sans déchets. 
  • Le magasin de vrac le plus près de chez moi n’accepte plus les contenants qui viennent de la maison depuis le début de la pandémie. Je dois donc revoir mon organisation. 

Merci de suivre mes Zazaventures culinaires. À bientôt!

Yogourt végétal maison

Objectifs : 

  • Réduire la quantité de contenants de yogourt vides envoyés au recyclage;
  • gagner du temps en faisant moi-même à la maison le produit recherché;
  • permettre beaucoup de flexibilité sur les saveurs et textures;
  • utiliser une boisson végétale faite au Québec d’ingrédients qui poussent au Québec.

Lorsque j’ai décidé d’arrêter de manger des produits laitiers en 2015, je mettais du yogourt partout. Je m’en servais pour pouvoir manger des sauces sans culpabilité. J’adore les sauces, c’est mon péché culinaire. Granolas, céréales, muffins, biscuits, je l’utilisais beaucoup dans ma cuisine. Du jour au lendemain, j’ai cessé de choisir cet ingrédient. Il faut dire que juste six ans en arrière, l’offre de produits végétaliens pour les yogourts n’était pas encore aussi développée qu’aujourd’hui. 

Photo du contenant d'un autocuiseur avec une cuillère de service. Il y a un deuxième contenant en verre. Les deux contiennent du yogourt de soya maison.
Mon premier yogourt végétal de soya maison

Autre chose : les yogourts du commerce sont souvent très gras lorsqu’ils sont faits à base de lait de coco. Sinon, ils sont faits à base d’amande ou de cajous, des produits que je tente d’éviter d’utiliser car ils viennent de loin. Ceux à base de soya sont très bons pour les déjeuners, mais comme ils sont sucrés, ils ne conviennent pas à toutes les sauces (ahahaha, je me trouve amusante!)

J’avais envie de quelque chose de simple, avec peu d’ingrédients, qui allait goûter sûrette comme un bon yogourt nature sans sucre. J’ai donc fait des recherches et testé plusieurs recettes que j’avais trouvées sur Internet. Je ne pouvais pas dire que je trouvais quelque chose de satisfaisant jusqu’à ce que je tombe sur celle-ci:  

Yogourt végétal maison de Science et Fourchette

Ce yogourt végétal est tout simplement délicieux. Je le fais dans mon autocuiseur pendant que je dors. Je le commence avant d’aller me coucher. J’aime un yogourt très surette, alors je le laisse incuber pendant 9h suite à l’ajout de la culture. 

Mes petites modifications testées avec succès : 

  • Mettre ½ tasse (125ml) de ma dernière préparation à titre de culture de départ au lieu d’un sachet de culture bactérienne du commerce;
  • mettre le yogourt dans un tamis sur un coton à fromage. Fait un super « yogourt grec ». Je laisse égoutter au réfrigérateur pendant 4 à 6 heures, puis je transfère dans un contenant hermétique;
  • utiliser un litre de boisson de soya faîte maison (le yogourt a une texture plus que parfaite, j’ai adoré l’expérience).
Photo d'une cuillère dans un contenant de yogourt de soya maison de type grec.
Un aperçu de la texture lorsque je filtre le yogourt pour une texture plus onctueuse style grec du commerce

Mes petits « Au grand jamais » : 

  • Pas de saveurs/fruits dans la phase de fermentation/incubation, on les ajoute après. 

Les prochains objectifs que je souhaite atteindre : 

  • À partir du yogourt, faire une bonne crème sûre végétale maison;
  • trouver un endroit où m’acheter des fèves de soya biologiques québécoises en vrac pour réduire encore plus ma production de déchets;
  • avoir la discipline de faire ma boisson végétale maison et de valoriser l’okara (pulpe de fèves de soya);
  • valoriser mon « petit-lait ».

Bon appétit à tous et merci de me suivre dans mes Zazaventures.