Ce que je nous souhaite pour 2025

Photo de Daria Shevtsova sur Pexels.com

« Les gens ne craignent pas l’inconnu; les gens craignent la fin du connu. »

  • Jiddu Krishnamurti

Je nous souhaite beaucoup d’indignation!

Parce que ce n’est pas vrai que l’on doit rester neutre, calmes et tranquilles face à tout ce qui se passe dans le monde. Nous avons le droit de crier, de pleurer, de manifester, d’être en colère! Vous avez le droit de trouver que votre loyer est trop cher, l’épicerie hors de prix et les décisions du gouvernement sans bon sens!

Je nous souhaite plusieurs remises en question

Parce que ce n’est pas parce que quelque chose a toujours été fait d’une certaine manière que ça ne peut pas et ne doit pas changer. Nous avons le droit de tout questionner, de tout revirer à l’envers. L’objectif, c’est de bien vivre avec vos propres choix. Ce que les autres en pensent ne devrait jamais être important. Vous allez être pris avec vous-mêmes jusqu’à votre dernier souffle, arrangez vous pour être bien.

Je nous souhaite de l’autodérision à la pelletée

C’est essentiel de faire nos actions avec conviction et courage. Toutefois je crois que nous devrions apprendre à rire de nous-mêmes. Cela nous permet de prendre les erreurs et leçons de la vie avec humilité et plaisir. Toutes les épreuves sont porteuses d’enseignements.

Je nous souhaite le courage de passer à l’action

Quelle est l’action que vous avez toujours voulu faire pour une cause? Aller à une manifestation? Manger biologique? Joindre une formation politique? Aller marcher à tous les jours? Quelque soit la grandeur des actions que vous allez choisir, elles vous permettront d’éprouver de la fierté.

Je me souhaite de retrouver ma voie!

Après presque trois ans à travailler dans une OBNL avec des valeurs auxquelles je crois profondément, avec des collègues en or… Des circonstances font que mon chemin me mènera ailleurs professionnellement. Je m’offre le temps de réfléchir à ce que je souhaite pour me sentir pleinement sur mon X.

Je me souhaite de mieux vivre avec mon éco-anxiété

C’est franchement effrayant de lire les nouvelles sur l’environnement. Je dois être franche, même si c’est un domaine qui me passionne, il m’arrive de passer par dessus les nouvelles et de me concentrer sur les solutions possibles à mon échelle. Des solutions imparfaites avec des allers-retours. Par contre, ces solutions sont honnêtes et à ma mesure.

Et si c’était le moment que nous attendions tous les deux pour passer à l’action?

Zazaventures existe maintenant depuis 4 ans. C’est la cinquième année qui commence. Est-ce que c’est aussi le temps pour vous de reprendre le dessus sur le sentiment d’impuissance et d’avoir le contrôle ?

Mon agenda de chaque année commence par cette phrase:

« Afin d’accomplir une chose que vous n’avez jamais accompli auparavant, vous devez devenir ce que vous n’avez jamais été. »

  • Les Brown

Commençons 2025 ensemble en devenant ce que nous n’avons jamais été, mais qui a toujours été au fond de notre cœur!

Célébrer nos victoires

Objectifs: 

  • Vous aider à rester motivés et concentrés sur vos objectifs, quels qu’ils soient;
  • Essayer de nouveaux trucs pour atteindre vos objectifs. 

Aujourd’hui, je sors un peu de mes sujets favoris, l’alimentation et l’environnement, pour vous parler de bien-être personnel et de routine. 

Dans les dernières années, j’ai mis beaucoup de travail sur la gestion du temps et la gestion des émotions. Je me suis offert l’agenda Attitude Orange, des programmes de gestion du temps, des objectifs, des journaux de gratitudes, etc. Je me disais que de m’offrir des cadeaux de moi à moi allait m’aider à atteindre mes objectifs et me sentir plus en paix avec moi. 

À travers ces programmes et projets personnels, j’ai appris plusieurs petites leçons d’importance. Vous le savez peut-être déjà, mais je vous en parle quand même. 

Répéter, répéter, répéter. Il faut que j’écoute plusieurs fois une méditation, que je fasse plusieurs fois un exercice de réflexion personnelle, que je m’évalue plusieurs fois journalièrement, hebdomadairement, mensuellement, etc. Ça prend du temps pour intégrer les apprentissages. Comme cela prend du temps de changer ses habitudes. 

Cela me fait également réaliser l’importance de s’évaluer. C’est dans ces moments que je prends pour moi que je découvre à quel point j’ai progressé et évolué. Ou à quel point je suis tombée dans de vieilles habitudes en ne prenant pas de temps pour moi. Quoi que l’on dise, nous avons, la plupart du temps, le choix de prendre du temps pour soi… Au lieu de perdre du temps sur le téléphone intelligent à regarder les médias sociaux. Et si tu te sens pointé du doigt en lisant, crois-moi, je me pointe aussi du doigt avec sévérité. Encore trop souvent, je me retrouve assise devant mon écran et je regarde l’heure. Et POUF! Il est 23 heures. Où est passée ma soirée? 

Je vous propose aujourd’hui d’essayer trois choses. Choisissez-en une, deux ou trois. 

  • Faites un journal de gratitudes quotidiennes. Écrivez une chose par jour ou nommez-la simplement dans votre cœur dans un moment d’arrêt; 
  • Célébrez vos victoires. Pendant une semaine, chaque jour, félicitez-vous pour ce que vous avez réussi à faire. Interdis de se pencher sur la longue liste que vous auriez désiré accomplir. On se concentre sur ce qui est réussi;
  • Mettez-vous un minuteur lorsque vous consultez les médias sociaux ou regardez la télévision. En contrepartie, consacrez 30 minutes par jour à faire quelque chose qui vous fait plaisir. 

Non seulement c’est important de célébrer nos petites victoires, mais de taire nos saboteurs intérieurs l’est tout autant. Dire que du bien de nous-mêmes, comme si l’on parlait de notre meilleure amie. L’état d’esprit positif est important dans toutes les sphères de votre vie. Ce que je vous exprime ici est une grande partie des apprentissages que j’ai faits sur moi-même dans les dernières années en thérapie et en coaching. Les mots qu’on a pour nous-mêmes ont une influence. Aimez-vous! C’est mon objectif pour 2022, de semer énormément d’amour dans ma vie. De moi à moi, et non seulement envers les autres.

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Cuisiner maison ses biscuits et collations

D’un budget d’étudiante à un mode de vie

Objectifs :

  • Économiser de l’argent en cuisinant soi-même les collations des boîtes à lunch et les desserts ;
  • Réduire ses déchets à la source en évitant les produits emballés individuellement du commerce ;
  • Initier les enfants (les vôtres, ceux des autres ou vos petits-enfants) à la cuisine en préparant les collations avec eux.

Je suis une petite fille de région. J’ai grandi dans les Hautes-Laurentides. Cela a fait en sorte que j’ai quitté tôt le nid familial pour mes études postsecondaires. À 17 ans, j’étais au cégep dans les résidences étudiantes. Je devais m’occuper de faire mes épiceries, de cuisiner et de planifier mes repas. Je m’étais déjà rendue compte que la nourriture coûtait cher avant de partir de la maison. J’ai quand même eu des petits plats de maman et même de belle-maman (la femme de mon père). Sauf qu’il fallait que je m’organise. C’est aussi à cette époque que j’ai commencé à faire mes produits nettoyants maison, mais je vous garde cela pour un autre article.  

Je vous mentirais si je vous disais que tout ce que je cuisinais à cette époque était délicieux. J’ai, à quelques reprises, appelé mes amis des résidences des gars qui sont venus manger ce qui était « gratuit, mais un peu raté ». J’ai commencé à cuisiner mes propres biscuits, muffins et autres collations. C’était très pratique de vivre sur le campus. Je pouvais revenir chez moi entre mes cours pour manger ou cuisiner.

Un jour, mes études se terminèrent. Mais mon mode de vie d’étudiante continua pour plusieurs habitudes. Chez moi, pour boire, il y avait du thé, du café, des tisanes et de l’eau. On n’achetait pas de jus. Pas de biscuits du commerce non plus. Si je voulais manger des biscuits, j’en cuisinais. Lorsque je suis devenue végétalienne, mes zazaventures ont pris un nouveau tournant. Il devenait difficile de trouver des collations, des craquelins, des biscuits sans produit animal (lait, lactose, œufs, miel, gélatine), même pour me dépanner. J’ai donc vraiment intensifié mon virage vers plus de produits faits maison.

J’ai aussi rencontré mon amoureux, qui est aussi mon partenaire dans la cuisine. Nous avons chacun nos spécialités que nous préparons avec passion. Je fais les boissons végétales, le yogourt de soya, les collations et desserts, le kombucha, les crêpes, etc. Mon chum est un peu un boulanger. Il fait les pains, les pâtes à pizza, les brioches, etc. Il a même déjà fait des croissants, des bagels et des bretzels maison. Nous avons tellement de plaisir dans ce mode de vie. Parfois, nous nous amusons à nous comparer à des magiciens.

Toute cette cuisine maison est en phase avec nos intentions écoresponsables. La plupart des ingrédients de base s’achètent en vrac ou en grosse quantité. On peut aussi éviter des ingrédients comme l’huile de palme ou les OGM qui sont souvent cachés.

La clé de notre succès, c’est probablement que tout cela s’est fait tranquillement. Nous n’avons pas essayé de tout faire maison du jour au lendemain. Quand nous sentons qu’un aspect est bien intégré, nous nous mettons au défi. Que pouvons-nous faire d’autre nous-mêmes à la maison? Et il y a aussi des retours en arrière. Oui, parfois, nous achetons du pain à l’épicerie. La plupart du temps, nous tentons de le faire ou de l’acheter en boulangerie. Pour changer vos habitudes, il faut apprendre à trouver l’équilibre entre la discipline et la souplesse. Célébrez ce que vous réussissez à changer. Félicitez-vous pour tous les sacs à pain détournés de l’enfouissement, même si quelques fois dans l’année, vous aurez acheté le pain à l’épicerie. Maintenant que je suis maman, je fais même participer ma fille à la préparation des collations. Elle est toujours très fière de nous aider.

Si vous souhaitez changer vos habitudes, je peux vous soutenir avec mon programme quatre semaines vers une mode de vie écoresponsable. Il y aura presque une cohorte par mois en 2022. Suivez mes réseaux sociaux pour en apprendre plus. Inscrivez-vous au programme de février qui devrait débuter dans la semaine du 20 février en cliquant ici!

Merci de suivre me suis dans les Zazaventures!

Entraide précieuse – mes collaborateurs

7 février 2021 – Aujourd’hui, je prends un moment pour partager avec vous un court article dans lequel je vous présente quelques personnes qui contribuent dans l’ombre au succès de mon travail.

Tout d’abord, il y a un ami, un amoureux, un papa très comique, Guillaume. Il a embarqué dans le bateau des Zazaventures avec confiance et passion. Il est souvent là derrière moi à me rappeler de prendre des notes quand je fais des tests de recettes. Il me propose aussi régulièrement des sujets pour mes articles. Dès le début de notre relation, il a été curieux et ouvert au végétalisme et il s’est laissé gagné par cette cuisine colorée. Comme quoi ça ne prend pas nécessairement de la viande pour remporter le cœur d’un homme. Vous allez parfois le voir si vous suivez mes « stories » sur Instagram ou Facebook. Vous pouvez également le suivre ici si vous souhaitez voir quelques-uns de nos repas sur ses publications originales.

Nos visages fatigués du 31 décembre 2020 devant le Bye Bye.

Dans l’ombre aussi, il y a une personne qui est mon amie depuis plus de quinze ans. Sur mon site, vous la connaîtrez sous le nom de Mitricote. Je l’ai rencontrée à l’université en création littéraire. Elle a eu la gentillesse d’accepter de faire la révision de mes billets de manière bénévole. Elle est végétarienne depuis bien plus longtemps que moi (plus de 10 ans, je crois -correction de Mitricote : maintenant 12 ans! – et tend au végétalisme depuis plusieurs années aussi). Nous partageons régulièrement nos découvertes et projets en ce qui concerne le végétalisme, le zéro déchet et le minimalisme. Attention, je tiens à dire que, ce matin, personne n’a révisé mon billet. Si vous trouvez des coquilles, c’est parce que j’ai triché pour rendre hommage à mes collaborateurs.

Je dois aussi mentionner que ma fille m’a profondément inspiré à me lancer dans ce projet. Écrire ce blogue, c’est beaucoup pour elle que je le fais. Je demeure optimiste que nous saurons faire, comme individus, mais aussi comme société, des choix intelligents, pour assurer un futur brillant à nos enfants. C’est l’heure des choix et du passage à l’action. Nous devons aux jeunes d’apprendre à vivre plus simplement, de remettre en question certaines de nos habitudes et de comprendre pourquoi c’est essentiel d’agir.

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Le lancement des Zazaventures – première partie

C’est avec une très grande fierté que je vous annonce le lancement officiel de mon service d’accompagnement personnalisé en transition écologique et de mon blogue : Zazaventures! 

L’aventure écolo…

Je m’implique dans des projets à saveur environnementale depuis mon adolescence. Je me rappelle qu’aux résidences étudiantes, en cinquième secondaire (oui, on va aux résidences étudiantes au secondaire quand notre école de région n’offre pas les cours de quatrième et cinquième secondaire), j’avais lancé un projet de prêt de sacs d’épicerie réutilisables à chaque résidente. Comme les sacs étaient en coton, ils étaient lavables. On pouvait donc les laisser à la prochaine résidente pour l’année suivante. Je me souviens aussi que je voulais devenir végétarienne, mais que ma mère avait dit non « car c’était trop compliqué » (ne te sens pas trop mal maman, c’était moins accessible qu’aujourd’hui les options végétariennes et végétales simples pour une famille).

J’ai étudié en théâtre au cégep et, en parallèle, je m’impliquais dans plusieurs comités étudiants dont le comité commerce équitable. C’est à cette époque que tofu, légumineuses et produits nettoyants maison ont commencé leur entrée dans mes habitudes. Au début pour des raisons économiques… Et je garde le souvenir de plats cuisinés qui étaient littéralement dégueulasses. L’apprentissage de nouvelles recettes et les improvisations culinaires ont été parsemés d’échecs peu appétissants. J’appelais mes chums de gars pour passer mes restes en leur disant que « c’était pas ben bon mais gratuit! »

À l’université, mon chemin m’a amenée en animation et recherche culturelle à l’UQAM. Un programme dans lequel on nous dit que nous devons être les créateurs de notre carrière. Ce diplôme ouvre plusieurs portes par son aspect multidisciplinaire. Je l’ai obtenu en 2013 et j’ai recommencé mon implication en environnement avec le programme éco-quartier de Montréal-Nord.

J’ai été intervenante avec des adolescents, animatrice en environnement, agente de mobilisation citoyenne, agente de concertation école-famille-communauté. Des expériences qui m’ont beaucoup appris sur l’écoute active, l’ouverture à la différence, la curiosité, la patience, la tolérance, la générosité, des valeurs que je cultive dans ma vie et que je mets maintenant de l’avant dans mon projet d’affaires. Plus récemment, j’ai complété un programme court de deuxième cycle en gestion des entreprises sociales et collectives. Cette expérience devant me mener à postuler à des emplois de gestionnaire dans le milieu communautaire. 

Puis, ma fille est arrivée dans ma vie. J’ai passé mon congé de maternité en pandémie. Et personne ne s’y attendait vraiment, même si ça fait longtemps que les scientifiques parlent de se préparer à des pandémies (lien en anglais). Mais je voulais surtout aborder le fait que devenir mère m’a ramenée à l’essentiel, à mon grand pourquoi… J’ai besoin de travailler pour mes valeurs et de partager mon expérience avec le plus grand nombre. Je sais que nos actions individuelles peuvent sembler parfois insignifiantes devant l’inaction du secteur industriel et des gouvernements… Sauf qu’agir individuellement apporte quelque chose d’extraordinaire à chacun de nous. Une forme de paix et de tranquillité d’esprit. Un sentiment de reprendre le contrôle sur notre vie. 

Dans l’incertitude que l’année 2020 a créée, j’ai foncé! Les Zazaventures, c’est le partage de mes expériences sur un blogue, mais aussi l’occasion de soutenir le cheminement de beaucoup de magnifiques humains soucieux d’en faire plus pour prendre soin de notre planète. 

Soyez là le 13 janvier pour la suite du lancement…

Prenez rendez-vous avec moi ici pour découvrir si nous sommes prêts à travailler ensemble.

Merci de prendre part aux Zazaventures! 

Ouvrir les armoires sans que tout ne tombe

Objectifs : 

  • Éliminer des articles inutiles dans votre cuisine;
  • optimiser le rangement de vos armoires;
  • désencombrer les surfaces en utilisant le rangement fermé.

Pendant ce temps des Fêtes particulier, j’ai eu l’occasion de faire des projets d’organisation que je remettais à plus tard depuis un peu trop longtemps. J’ai décidé de faire le ménage dans mes armoires de cuisine. Cet été, avant que les mesures sanitaires ne soient resserrées, j’avais débuté en demandant à mon père et mon chum de nous installer des tablettes en coin dans un garde-robe. On y a rangé nos petits électroménagers pour débarrasser les comptoirs de ceux-ci. Pendant les vacances des Fêtes, j’ai réorganisé mon armoire de café et thés. J’ai aussi placé les épices près du four. C’est logique, mais je n’avais pas pris le temps de le faire. 

Passons aux choses sérieuses. Comment nous déterminons si nous avons ou non besoin de quelque chose dans notre cuisine? Il y a quelques semaines, je parlais avec une vieille amie de faire ce ménage tant repoussé. Je lui disais que je pensais mettre des post-its avec la date sur les accessoires de cuisine. Si je ne m’en servais pas pendant plus d’un an, j’allais les donner. J’avais pensé à cette méthode pour en avoir entendu parler, mais je ne sais plus où ni quand exactement. Mon amie me connait bien et elle m’a dit : « Au fond, tu sais très bien ce que tu utilises et ce que tu n’utilises pas dans ta cuisine. Va droit au but et débarrasses-toi de ce qui ne sert jamais. » Et bien, merci, Émilie (il faut lui donner le crédit, quand même!), c’est fait ici! J’ai une grande cuisine, mes armoires n’étaient pas pleines et maintenant, elles le sont encore moins. C’est génial. 

Ce que ça avait l’air quand on a vidé toutes les armoires.

Autre chose bien importante que mon chum et moi avons remarquée – vous serez probablement d’accord avec nous quand vous prendrez le temps d’y penser pour votre propre maison : on se fait de temps en temps des blitz de rangement des surfaces dans la maison, surtout avant d’épousseter et de passer l’aspirateur. Chaque fois, on se dit : « Mais où pourrait-on ranger toutes ces choses qui s’accumulent sur les comptoirs? » Hey bien, on a réalisé que ce qui est dans les armoires, dans les placards, on ne s’en sert pas souvent ou pas du tout… Alors, tous ces objets qui occupent ces espaces de rangement, on pourrait s’en départir et faire leur place aux objets du quotidien. 

Un chantier honnête. Je vous partage le vrai désordre créé par le processus de rangement.

En dernier lieu, je vous dirais qu’il y a un grand pan de ce projet qui vient du fait d’apprendre à dire non. Refuser des cadeaux gratuits dans les magasins ou des « achats avec achat pas chers ». Si vous voulez donner au suivant, vous pouvez offrir vos objets dans un groupe de dons (il y en a plusieurs sur Facebook : « Veux-tu ça toi ? », « Touski s’donne », entre autres). Vous pourriez aussi joindre un groupe du type « Buy Nothing Project ». Pour ne pas devenir prisonniers d’une maison encombrée, il faut savoir dire non. Votre espace de vie sera plus agréable, le ménage se fera aussi plus rapidement.

Mon armoire d’épices bien organisée.

Maintenant que nous nous sommes rappelé toutes ces choses que nous savions déjà au fond de nous, une chose importante reste à faire : un plan! Soyons réalistes, vous ne pourrez pas faire le ménage de tous vos placards et toutes vos armoires en une journée. Vous aimeriez avoir du soutien pour alléger votre espace de vie? Je peux vous guider dans ce projet pas à pas avec mon service d’accompagnement personnalisé. 

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Un Noël valeureux

Tout d’abord, je tiens à écrire un petit mot spécial COVID-19. J’ai rédigé ce billet dans un esprit général et festif. Je n’ai pas tenu compte de la situation actuelle de pandémie. Je suis optimiste que la gratitude et l’amour que nous mettons de l’avant dans le temps des Fêtes nous permettront d’avoir la patience d’attendre Noël 2021 pour célébrer plus normalement.

Lorsque le temps des Fêtes arrive, je suis toujours emballée! Noël dans ma famille, ce sont des balades sous la neige, des repas préparés et partagés avec amour, des bas de laine et des câlins. L’occasion de passer du temps à me ressourcer chez ma mère dans les Hautes-Laurentides. Mais c’est aussi des cadeaux, comme pour beaucoup de monde. Et maintenant que je suis devenue maman, cela ajoute à la gestion. Nous devons conjuguer nos besoins réels pour notre fille et les envies de nos proches de nous offrir des choses magnifiques, mais dont nous n’avons pas nécessairement besoin. 

Nous avons décidé que nous allions nous donner le droit de refuser des cadeaux dont nous n’avons pas besoin. Je suis très transparente dans les changements que je tente de faire dans mon mode de vie. Je les partage même sur Internet dans les Zazaventures. Pourtant, ça ne veut pas dire que ma famille et mes amis vont y adhérer eux-mêmes. Parce qu’ils n’ont aucune obligation de le faire. Il se peut même que jamais ils ne se rendront à faire le même processus que moi, et c’est tout à fait correct. Je dois les accepter comme ils sont pour qu’ils ne voient pas les changements que je fais comme une menace. Si, comme moi, vous désirez recevoir uniquement ce qui est essentiel à vos besoins, il faut simplement vous assurer d’être clairs et transparents dans vos attentes.

Tout à coup, nous débarquons à Noël avec notre tourtière végétalienne et notre liste de cadeaux à acheter usagés. Mais pourquoi on ne fait plus comme tout le monde et manger le ragoût de boulettes? Faites l’effort lorsque vous allez en famille d’être fidèles à vous-mêmes, d’apporter votre touche différente, mais de rester ouverts à vos proches. Votre ouverture leur donnera peut-être envie d’être curieux. Cette occasion festive devient une opportunité infinie de sensibilisation. Les changements que vous avez faits, sans les imposer à personne, peuvent inspirer. L’an prochain, peut-être que matante va vous dire qu’elle a intégré un plat végétarien à son menu. Et votre cousine va peut-être avoir essayé de laver sa maison au bic magique (bicarbonate de soude). Voyez les Fêtes comme une occasion de créer un effet boule de neige (ahahah) et d’être contagieux avec autre chose que la gastro. Partagez vos valeurs avec passion, mais avec douceur. 

Enfin, mon chum et moi avons créé notre propre version de l’histoire du père Noël pour notre fille. Elle n’aura qu’un peu plus d’un an cette année. Nous commençons tout de même à partager notre version avec nos proches pour qu’ils soient prêts. Je termine donc ce billet, légèrement plus long qu’à l’habitude, en vous offrant un mini conte de Noël. 

Photo de Daria Shevtsova sur Pexels.com

Il était une fois, un très grand et gros bonhomme habillé de rouge et de blanc. Il portait une longue barbe douce et de petites lunettes carrées. On l’appelait père Noël. 

Père Noël habitait le pôle Nord, un des endroits les plus froids de la planète. C’était aussi un endroit très tranquille. Il y avait installé un immense atelier de réparation. 

Dans son domaine vivaient aussi de petites créatures appelées lutins. Ils avaient des oreilles pointues comme leurs chapeaux. Petits comme des enfants de cinq ans, mais forts comme des ours.

Le père Noël et les lutins avaient une mission bien spéciale : ils récoltaient les jouets des enfants du monde entier. lls rassemblaient tous les articles et jouets dont les enfants n’avaient plus besoin dans leur maison.

Chaque année, le 1er décembre le Père Noël envoyait une boîte magique avec un lutin à l’intérieur. Ce lutin était chargé d’aider les enfants à rassembler les jouets. 

Une fois tous les jouets mis dans la boîte, le lutin récitait sa formule magique durant la nuit et les jouets disparaissaient pour réapparaître au pôle Nord, dans l’immense atelier du père Noël. 

Certains des lutins, restés au pôle Nord, se chargeaient alors de faire le tri des jouets. Ils réparaient aussi ceux qui étaient brisés.

Le père Noël et les lutins préparaient ensuite les envois de cadeaux pour tous les enfants du monde en fonction des souhaits de chacun. 

Le 24 décembre, le père Noël était enfin prêt à partir pour faire la redistribution des cadeaux. Il partait pour remplir les boîtes magiques de jouets nouveaux, mais pas neufs.

Le 25 décembre au matin, les enfants avaient hâte de découvrir leur boîte de jouets. Les jouets que nous n’aimons plus peuvent devenir le trésor d’une autre personne. 

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Quand puis-je affirmer être zéro déchet?

La vrai réponse, c’est jamais! Ben oui, je commence mon article comme ça. Il est impossible de ne produire aucun déchet. Je suis tout de même convaincue que vous voudrez continuer de lire pour en savoir plus.

Le nom du concept impose une impression que nous devons faire le moins de déchets possible, voire aucun. Rapidement, nous pouvons sentir une pression énorme. Il faut y arriver et vite! Autrement, à quoi bon affirmer publiquement que nous sommes zéro déchet? Nous nous mettons en action à plusieurs niveaux… Installer un bidet, acheter en vrac, décider de ne pas avoir d’enfants, acheter nos vêtements d’occasion seulement, devenir végétarien ou végétalien, etc. La liste est longue. Le problème reste toujours le maintien à long terme et de ne pas abandonner. 

Personnellement, je me mets une énorme pression pour atteindre divers objectifs. Devenir minimaliste, végane et zéro déchet, ce n’est pas quelque chose que nous pouvons cocher sur une to-do list. J’insiste souvent là-dessus lorsque j’en parle, il s’agit d’un processus continu d’améliorations. Sauf que j’ai parfois l’impression que ça ne va pas assez vite. D’autres fois, je sens que je recule au lieu d’avancer. Puis je me sens coupable, très coupable. Je sens que je ne suis pas à la hauteur de mes valeurs et de mes convictions. 

Mes couches lavables, achetées usagées, qui séchaient dehors au printemps

Dernièrement, j’ai vécu un gros recul dans ma cuisine. Le magasin de vrac le plus près de chez moi (accessible à pied) n’accepte plus les contenants de la maison à cause de la pandémie. J’étais stressée de devoir réorganiser ma manière de faire. Nous devions aller dans un magasin plus loin et prendre le bus et le métro ou une voiture. Tout à coup, suite à une rencontre avec mon groupe de coaching, j’ai décidé de mettre mon attention sur ce qui va bien : 

  • je fais avec constance mes produits nettoyants maison depuis le mois d’août;
  • ma fille va dans une garderie qui accepte les couches lavables;
  • depuis notre emménagement seuls en famille, nous n’avons pas acheté de mouchoirs jetables (nous utilisons les lingettes lavables « pour les fesses » de notre fille);
  • j’ai réparé plusieurs vêtements au lieu de les jeter et d’en acheter des nouveaux;
  • etc.

J’aurais pu vous nommer encore plusieurs succès. Je voulais surtout vous ramener à l’essentiel. Atteindre vos objectifs de zéro déchet, c’est comme pour tout dans la vie : si vous avez la bonne attitude, le processus vous apportera beaucoup plus de satisfaction que le résultat. C’est long et complexe d’avancer dans cette aventure. Je le vis en ce moment et le partage avec vous en toute humilité. Si vous souhaitez avoir du soutien pour y arriver, je suis disponible pour en discuter avec vous. 

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Tête et corps dans tous les sens

28 juin 2025 – Cet article est une republication d’un article de 2015 légèrement édité, mais dont l’essence est demeurée la même. 

27 juillet 2015 – La semaine dernière, j’avais commencé à travailler un texte tout à fait différent de celui-ci. J’ai complètement changé d’idée et me voilà en train de recommencer à zéro avec une inspiration qui me gonfle de fierté et de bonheur depuis hier après-midi. Je vous livre aujourd’hui un très court billet qui, je l’espère, saura vous remplir d’énergie.

J’ai essayé, à l’automne 2014, pendant six semaines, de faire de l’acroyoga. Je suis allée avec ma sœur aux portes ouvertes d’un centre de yoga et d’escalade qui se situe assez près de chez nous. Coup de cœur pour elle. De mon côté, j’essaie, mais je ne me sens pas à l’aise dans cette pratique. Je me laisse aveuglée par les apparences. Toutes ces personnes autour de moi sont tellement en forme, tellement musclées. Il n’y a pas de place pour moi et mon corps mou dans cet endroit…

J’ai même pleuré après avoir essayé (sans réussir) de faire du bloc. Je m’étais rentré dans la tête que cet endroit n’est pas fait pour les personnes grosses. J’étais encore abonnée dans un gym conventionnel et je me disais que je devais continuer à travailler sur moi-même et à me muscler. Je croyais que je devais devenir plus forte et plus mince avant d’aller faire de l’acroyoga ou de l’escalade.

Cette semaine, je termine mon 6e mois de thérapie avec une psychologue. J’ai beaucoup travaillé avec elle sur des aspects de ma personne que je voulais améliorer pour me sentir mieux tout d’abord dans ma tête. Je pensais que j’allais continuer à la voir pour poursuivre mon cheminement sur l’acceptation de mon corps. C’est vraiment complexe d’aimer son corps, c’est une progression continue. J’ai beaucoup de difficulté à le faire. Je crois que j’ai trouvé une autre thérapie qui m’aidera d’une autre manière à changer ma perception de moi-même.

Pendant ces mêmes six mois, j’ai vu une petite fleur s’épanouir et grandir dans mon appartement. J’ai vu comment ma petite sœur est devenue magnifique, autant intérieurement qu’extérieurement, depuis qu’elle fait de l’acroyoga. Elle dit souvent « l’acroyoga a changé ma vie ». Elle me dit que plusieurs personnes ne comprennent pas ce qu’elle veut dire quand elle leur dit ça.

De mon côté, j’ai résilié mon abonnement au gym, j’achète 12 entrées à Zéro Gravité et je vais aller faire de l’acroyoga. On est au début du mois de juillet. Je commence par un premier jeudi. Un deuxième jeudi, puis jeudi et samedi… Encore jeudi et samedi… Course mardi, acroyoga jeudi, course vendredi, acroyoga samedi et dimanche encore acroyoga, mais au parc Jeanne-Mance…

Je ne me suis jamais sentie aussi forte et zen. Dorénavant, j’interdis à ma tête de me mettre quelque barrière que ce soit lorsque je pratique cette activité. J’arrête d’écouter la peur qu’il y a dans ma tête. J’arrête d’écouter la grosse au fond de moi qui me dit que je ne peux pas grimper sur quelqu’un. J’écoute mon corps toutefois, j’écoute quand il me dit d’arrêter parce que j’ai mal ou parce que je suis fatiguée.

Je veux dépasser mes limites mentales, mais pas physiques. Ce corps que j’ai détesté avec tellement de dégoût et de haine, je joue avec dans l’espace. Le plus gros morceau du travail, pour moi, c’est de briser mes barrières intérieures. Je dois arrêter de m’interdire tout un tas d’activités parce que je suis encore grosse dans mon imaginaire intime.

Je pense que je comprends ce que ma sœur veut dire maintenant parce qu’en un mois, l’acroyoga a changé ma vie. Vous non plus, ne vous laissez pas avoir par les apparences et les acrobaties. L’acroyoga c’est un mode de vie, une philosophie. J’apprends à mieux écouter les autres à être l’écoute de mon corps et mes besoin.

J’apprends à mieux communiquer ce dont j’ai besoin et à mieux comprendre ce dont les autres ont besoins. J’apprends à contrôler mes mouvements et ma respiration, mais aussi à me laisser aller, à me détendre. Chaque jour je grandi énormément parce que j’apprends à affronter des peurs.

Il y a plus d’un an, j’ai écrit cette pensée de Robin Sharma sur mon ardoise dans ma chambre : Every single day, do one thing that scares you (traduction maison : Chaque jour, fait une chose qui te fait peur). Je trouvais cela inspirant, mais je ne savais pas comment la mettre en pratique. L’acro me permets d’appliquer cette phrase à ma vie. J’ai trouvé comment me dépasser chaque jour et devenir une personne plus forte, plus persévérante, plus équilibrée. Chaque jour nous avons la chance de faire mieux qu’hier et c’est ce que j’essaie de faire.

Bien évidemment, je vous invite à vous joindre à moi pour faire un essai d’acroyoga un de ces jours, dans mon salon, dans un parc, ou dans un centre quelque part avec un prof. En plus de cette invitation, je vous propose de fracasser des barricades et d’escalader les murs qui sont à l’intérieur de vous et de faire aujourd’hui une chose qui vous fait peur, peu importe l’ampleur de cette peur.

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Je ne me sens pas bien dans ma peau

28 juin 2025 – Republication d’un article qui date de 10 ans. Je l’ai modestement édité. Mais l’esprit de cette publication demeure intact. Je trouvais intéressant de voir comment mon point de vue a évolué dans le temps.

21 juillet 2015 – À première vue, cette phrase exprime que je manque de confiance en moi. Elle veut dire que je ne m’aime pas telle que je suis. C’est une expression qui se lit majoritairement au sens figuré. Je ne sais pas si vous saviez qu’elle peut aussi se comprendre au sens propre.

Je vous fais un résumé de mon histoire pour ceux qui ne me connaissent pas. Comme beaucoup d’enfants, j’ai vécu de l’intimidation jusqu’à la fin de mon adolescence. J’ai aussi grandi dans un contexte familial particulier. Je me suis retrouvée à faire ce que beaucoup de gens font, soit manger mes émotions.

Cela m’a conduite à peser autour de 250 livres à 14 ans. C’est d’ailleurs à cet âge-là que je me suis rendu compte qu’il y avait un problème. C’est sûr, j’étais une adolescente, alors mon estime de moi n’était pas au sommet des possibilités. On se construit et l’on doute beaucoup de nous dans cette phase difficile de la vie.

Toutefois, j’étais une jeune fille engagée dans la vie scolaire et communautaire. J’avais aussi quelques bons amis autour de moi. Ça a été suffisant pour me construire comme une fille ambitieuse, généreuse et énergique, ce que je suis toujours aujourd’hui, en version améliorer du haut de mes petits 26 ans. Entre mes 14 ans et la fin de mon secondaire, j’ai perdu du poids au lieu d’en prendre. Ensuite, j’ai passé plusieurs années au même poids jusqu’à l’année 2009-2010, ma deuxième année d’université pendant laquelle je m’étais mise au défi de manger des aliments plus satisfaisants.

Au début de l’année 2011, quelle fut ma surprise de monter sur mon Wii Balance Board et de me rendre compte que « hey, c’est pas juste un feeling que mon corps a changé et que je dois changer de vêtements, c’est vrai en chiffres aussi. » ? Encouragée par ce résultat, j’ai décidé d’en faire plus.

En 2011, j’ai pris soin de ma santé en faisant plus d’activité physique. D’excellents résultats. Je me suis retrouvée plus forte que jamais. Je ne me blessais presque plus les chevilles. Quelle fierté! Depuis ce temps, je suis en période d’acceptation de mon nouveau corps. J’ai encore du chemin à faire pour m’accepter. C’est là que mon histoire se complexifie un peu et donne du sens à mon titre de billet.

Je me trouve magnifique. Au début de l’année 2013, je me suis payé une séance photo pour avoir de magnifiques clichés pour témoigner de mon long travail à me sentir mieux dans mon corps. J’adore ces photos. J’aime beaucoup aller dans de nouvelles boutiques dans lesquelles je ne pouvais pas m’habiller avant à cause de la grossophobie généralisée dans l’industrie de la mode.

J’ai ajouté à ma garde-robe plusieurs robes et plusieurs jupes. Je me sens plus belle que je ne me suis jamais sentie. Ce cheminement, je l’ai fait pour ma santé, pas parce que les magazines de mode dictent de ressembler à ceci ou cela. J’ai atteint un poids où je me sentais à l’aise pour bouger.

J’étais en couple, j’étais bien entourée, je faisais de la course, du yoga et de l’acroyoga. Je me regardais dans mon miroir et je me disais quand même « coudonc, j’ai dont ben du poids à perdre encore, mes cuisses, mon ventre, bah, plus tard! »

Puis un jour, me regardant, j’ai pincé ma peau entre mes mains. J’ai attrapé les bouts de peau comme dans les émissions de perte de poids extrême à la télé. J’ai découvert que j’ai aussi une belle couche de peau molle et vide qui pend de mes bras, mes cuisses, mon dos, mon ventre… Ah! Surprise! Horreur!

Puis après est venu un long processus de deux ans pendant lequel j’ai fait le deuil d’avoir un corps parfait (on est tellement influencés!) Même si je me muscle beaucoup, il restera toujours du mou. Je me devais d’accepter cela. Le chemin vers cette acceptation n’est pas encore terminé, mais il est beaucoup plus avancé qu’il ne l’était il y a deux ou trois ans, en 2012. C’est un procédé d’amélioration continue qui me demande beaucoup d’amour de moi-même à moi-même.

C’est à ce moment que j’entre dans le vif du sujet. Je me sens mal dans ma peau. Je porte souvent une gaine parce que je trouve cela inconfortable lorsque mon bourrelet de peau molle tombe par dessus mes pantalons. Je me sens mieux quand le tout est maintenu en place, même si c’est artificiellement.

Je n’aime pas regarder mes bras dans le miroir et voir que la peau de mes bras est irritée après ma course à cause que la peau molle a frotté. Je n’aime pas mettre des vêtements qui montrent mes cuisses, car la gravité fait des choses que je n’aime pas voir avec cette peau molle quand je suis debout. Ma peau se balade de chaque côté de mes jambes selon la position dans laquelle je me trouve. Vous devriez me voir faire des planches abdominales au gym, c’est assez drôle de voir le bout de peau tourner et pendre d’un côté différent selon si je suis en planche latérale ou en planche standard. C’est tout un spectacle que je n’aime pas beaucoup voir personnellement.

Je déteste ma peau. Je me sens mal dans cette peau flasque. C’est clair que je pourrais me laisser avoir au piège de vouloir perdre encore plus de poids, de vouloir m’entraîner encore plus fort… Et même de contrôler mon alimentation. Toutefois, ce bedon mou, ces bras et ces cuisses remplis de peau pendante, ils ne partiront jamais.

Je me sens mal de me sentir mal dans ma peau. Je devrais me sentir bien. J’ai travaillé tellement fort pour me rendre là où je suis. Cela m’a demandé tellement de détermination. J’aimerais beaucoup aimé mon corps et surtout me sentir bien dedans. J’aimerais être confortable dans mes mouvements et dans mes vêtements.

La réalité n’est pas ça. La réalité c’est que je ne me sens pas confortable. Je me sens dérangée par cette peau qui pend. Je me sens parfois encore comme je me sentais quand j’étais plus ronde, soit dégueulasse. Je sais que le mot est fort et pourrait déranger, mais c’est comme ça que je me sentais et me sens encore. Mon corps me dégoûte car, je n’arrive pas à me sentir bien dedans. Je croyais qu’en perdant du poids, enfin je me sentirais plus confortable dans mes vêtements et dans mes mouvements.

Maintenant, quand je fais de l’entraînement et que je dois sauter ou faire des mouvements brusques, ma peau me cause de la douleur. Ça tire, ça pince, ça coince. Ce n’est pas juste (à mes yeux on s’entend) laid, c’est aussi douloureux! Quand est-ce que je vais en sortir de ce cercle vicieux?

Je pourrais aller me prendre un prêt à la banque et aller rencontrer un chirurgien esthétique et faire enlever ce surplus de peau. Franchement, si je n’avais pas autant de dettes à cause de mes études universitaires, j’envisagerais probablement de le faire. La réalité est pourtant que je dois apprendre à vivre avec ces cuisses, ces bras, et ce ventre. Je suis qui je suis. Je suis devenue obèse de mon enfance à mon adolescence.

J’ai travaillé très fort pour avoir de bonnes habitudes de vie. Je suis extrêmement fière d’être une personne active. J’aime marcher, courir, faire de la randonnée, de l’acroyoga, j’ai l’intention de m’initier à l’escalade cet été.

Je mange bien, j’adore bien manger et cuisiner. J’aime mettre toutes les robes et les jupes qui s’entassent dans mon garde-robe. Je mange du dessert quand ça me tente. Je bois une bière quand ça me tente (et plus qu’une aussi si ça me tente). Je voudrais juste trouver un moyen d’être bien dans ma peau. De ne pas me sentir dérangée dans mes mouvements.

On met beaucoup de lumière dans les médias sur les pertes de poids spectaculaires avec les émissions de transformation extrême. On en fait même des versions québécoises. Je crois que nous devrions mettre moins de temps d’antenne sur ces gens. Pas parce que leur travail n’est pas impressionnant ou difficile. Je suis très bien placée pour comprendre ce par quoi ils passent.

Je dirais plutôt que je crois que la solution à mon problème (et sans doute celui de tous ceux qui sont dans la même situation que moi) se trouve ailleurs. Elle se trouve dans un mot très simple : prévention. Un mot qui n’a pas sa place dans notre société qui tourne aux coupures financières dans les services publics. Mon bedon mou et douloureux, il va rester là. Avec les années, je vais l’aimer et l’accepter.

Toutefois, je voudrais voir plus de cours de cuisine dans les écoles, dès le primaire. Plus de nourriture maison, moins de produits préfabriqués. J’aimerais voir plus de restos/écoles de cuisine qui montrent aux gens comment préparer dans le plaisir de la bonne et belle nourriture.

J’aimerais que tout le monde sache comment couper un oignon et faire une coupe de légumes jardinière. Le problème ce n’est pas que les gens ont une mauvaise hygiène de vie, c’est qu’ils ne savent pas comment avoir une bonne hygiène de vie.

J’aimerais voir plus de serres et de potagers urbains. Plus de jardinage sur des balcons et des toits. Soit encore plus d’agriculture urbaine. J’aimerais voir des cours de jardinage et de cuisine obligatoires dans les écoles. Pour moi, c’est là que la solution est. En reprenant le contrôle de ce qui se retrouve dans notre assiette.

En apprenant aux citoyens de demain comment faire pousser leurs carottes, comment les couper, comment composter les morceaux non-utilisés, etc. Je crois que la réponse à l’épidémie de maladies cardiaques et de diabète réside dans la prévention. Pour moi, celle-ci passe par l’éducation à l’alimentation et l’agriculture urbaine (ou aux jardins dans les cours arrières pour ceux qui ne vivent pas en ville).

Alors la solution à mon problème réside dans le travail à voir ces changements arriver. Je suis engagée depuis bientôt deux ans dans un organisme qui s’appelle la Coop de Solidarité Éconord. Nous travaillons avec tout notre cœur de bénévoles à des projets d’agriculture urbaine à Montréal-Nord. Nous faisons un énorme travail aussi dans le programme éco-quartier du même arrondissement pour contribuer à l’éducation de la population à des habitudes écoresponsables, à ce que j’appelle l’éco-citoyenneté.

Si nous continuons de travailler avec les citoyens directement près de chez eux, nous allons réussir. Pensons aux succès comme celui d’Équiterre qui fête cette année les 20 ans de son programme de paniers de légumes. Continuons ensemble de travailler au développement de l’agriculture urbaine à Montréal et partout ailleurs.

J’ose espéré que vous viendrez jardiner et cuisiner avec moi bientôt. Ma porte vous est ouverte pour qu’on partage nos connaissances sur ces sujets.