Ouvrir les armoires sans que tout ne tombe

Objectifs : 

  • Éliminer des articles inutiles dans votre cuisine;
  • optimiser le rangement de vos armoires;
  • désencombrer les surfaces en utilisant le rangement fermé.

Pendant ce temps des Fêtes particulier, j’ai eu l’occasion de faire des projets d’organisation que je remettais à plus tard depuis un peu trop longtemps. J’ai décidé de faire le ménage dans mes armoires de cuisine. Cet été, avant que les mesures sanitaires ne soient resserrées, j’avais débuté en demandant à mon père et mon chum de nous installer des tablettes en coin dans un garde-robe. On y a rangé nos petits électroménagers pour débarrasser les comptoirs de ceux-ci. Pendant les vacances des Fêtes, j’ai réorganisé mon armoire de café et thés. J’ai aussi placé les épices près du four. C’est logique, mais je n’avais pas pris le temps de le faire. 

Passons aux choses sérieuses. Comment nous déterminons si nous avons ou non besoin de quelque chose dans notre cuisine? Il y a quelques semaines, je parlais avec une vieille amie de faire ce ménage tant repoussé. Je lui disais que je pensais mettre des post-its avec la date sur les accessoires de cuisine. Si je ne m’en servais pas pendant plus d’un an, j’allais les donner. J’avais pensé à cette méthode pour en avoir entendu parler, mais je ne sais plus où ni quand exactement. Mon amie me connait bien et elle m’a dit : « Au fond, tu sais très bien ce que tu utilises et ce que tu n’utilises pas dans ta cuisine. Va droit au but et débarrasses-toi de ce qui ne sert jamais. » Et bien, merci, Émilie (il faut lui donner le crédit, quand même!), c’est fait ici! J’ai une grande cuisine, mes armoires n’étaient pas pleines et maintenant, elles le sont encore moins. C’est génial. 

Ce que ça avait l’air quand on a vidé toutes les armoires.

Autre chose bien importante que mon chum et moi avons remarquée – vous serez probablement d’accord avec nous quand vous prendrez le temps d’y penser pour votre propre maison : on se fait de temps en temps des blitz de rangement des surfaces dans la maison, surtout avant d’épousseter et de passer l’aspirateur. Chaque fois, on se dit : « Mais où pourrait-on ranger toutes ces choses qui s’accumulent sur les comptoirs? » Hey bien, on a réalisé que ce qui est dans les armoires, dans les placards, on ne s’en sert pas souvent ou pas du tout… Alors, tous ces objets qui occupent ces espaces de rangement, on pourrait s’en départir et faire leur place aux objets du quotidien. 

Un chantier honnête. Je vous partage le vrai désordre créé par le processus de rangement.

En dernier lieu, je vous dirais qu’il y a un grand pan de ce projet qui vient du fait d’apprendre à dire non. Refuser des cadeaux gratuits dans les magasins ou des « achats avec achat pas chers ». Si vous voulez donner au suivant, vous pouvez offrir vos objets dans un groupe de dons (il y en a plusieurs sur Facebook : « Veux-tu ça toi ? », « Touski s’donne », entre autres). Vous pourriez aussi joindre un groupe du type « Buy Nothing Project ». Pour ne pas devenir prisonniers d’une maison encombrée, il faut savoir dire non. Votre espace de vie sera plus agréable, le ménage se fera aussi plus rapidement.

Mon armoire d’épices bien organisée.

Maintenant que nous nous sommes rappelé toutes ces choses que nous savions déjà au fond de nous, une chose importante reste à faire : un plan! Soyons réalistes, vous ne pourrez pas faire le ménage de tous vos placards et toutes vos armoires en une journée. Vous aimeriez avoir du soutien pour alléger votre espace de vie? Je peux vous guider dans ce projet pas à pas avec mon service d’accompagnement personnalisé. 

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Prendrais-tu ton bain dans ça?

Objectifs : 

  • Économiser du temps et de l’argent; 
  • désencombrer vos dessous d’armoires de cuisine et de salle de bain;
  • simplifier le nettoyage de la maison. 

Je vous pose une question en commençant. Pensez aux produits qui se trouvent dans votre salle de bain sous l’évier. Ceux que vous utilisez pour nettoyer la toilette, les planchers, la baignoire, etc. Une fois le ménage de la maison terminé, vous aurez peut-être envie de prendre une douche ou de vous faire couler un bain chaud. Est-ce que vous prendriez votre bain dans les produits que vous avez utilisés pour faire le ménage de votre maison? Ben moi, je peux! 

J’ai commencé à nettoyer ma toilette avec la poudre effervescente des Trapeuses. Les ingrédients se résument à du bicarbonate de soude, de l’acide citrique et des huiles essentielles. J’ai réalisé que c’est tellement sain et naturel comme produit nettoyant. Ce sont presque les mêmes ingrédients que pour mes bombes de bain maison. En fait, ce sont les mêmes, mais dans mes bombes, je mets aussi de l’huile de coco et du sel d’Epsom. Alors, pour vous faire rire un peu, c’est vraiment ce que j’ai fait un soir après l’entraînement : mettre ma poudre effervescente dans mon bain (je n’avais plus de bombes de bain). C’est ce qui m’a fait penser à vous écrire ce billet. 

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Beaucoup de trucs sont entrés d’abord dans ma vie pour des raisons économiques. Lorsque j’étais étudiante, j’avais un petit budget. Acheter 32 bouteilles différentes de produits nettoyants n’était pas réaliste pour moi. J’ai rapidement voulu économiser et je me suis tournée vers les produits faits maison. Vous avez probablement déjà la plupart des ingrédients nécessaires dans votre cuisine. Le bicarbonate de soude, le vinaigre blanc, le citron, l’eau. Nos ingrédients de base. Un des premiers nettoyants que j’ai faits, c’était de mettre des pelures d’agrumes dans du vinaigre et de les laisser tremper deux-trois semaines. Par la suite, on mélange avec de l’eau bouillie refroidie en parts égales et on met dans une bouteille à vaporisateur. Le tour est joué. Vous avez un nettoyant tout usage.

Il y a ensuite plusieurs utilités que j’ai découvertes avec le temps. C’est meilleur pour ma santé et celle de ma famille. Avez-vous déjà entendu parler de perturbateurs endocriniens? Les produits nettoyants commerciaux en contiennent et les cosmétiques aussi. Intégrer des produits nettoyants maison à votre routine ménage aura des bénéfices importants pour votre santé et celle de l’environnement. Cela va aussi contribuer à désencombrer vos armoires, comme vous aurez moins de bouteilles à y ranger.

En plus, si vous avez de jeunes enfants ou des animaux de compagnie, ces produits maison ne sont pas dangereux. J’aurais bien moins peur de voir ma fille goûter du vinaigre blanc qu’un produit commercial quelconque à la liste d’ingrédients inconnue. Ils ne sont pas inoffensifs non plus, ne les laissez pas traîner. Si vous ne savez pas par où commencer, peut-être que nous pourrions en discuter et que je pourrais vous accompagner?

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Houmous facile

Objectifs: 

  • gagner du temps en préparant nous-mêmes une recette très simple;
  • contrôler la qualité des ingrédients choisis;
  • éviter de produire des déchets avec les contenants du commerce.

À la maison, l’houmous est au cœur de plusieurs de nos repas et collations. C’est un passe-partout très pratique. Nous avons pris l’habitude de le faire nous-mêmes depuis déjà plusieurs années. Pour éviter d’en manquer et de succomber à la facilité d’acheter celui du commerce, nous nous assurons toujours d’en faire beaucoup chaque fois pour en congeler.

Il y a plusieurs étapes de planification que nous avons intégrées pour réussir à nous rendre à ces habitudes. Il a fallu tout d’abord s’habituer à préparer nous-même l’houmous. Quand la recette a été maîtrisée, nous avons décidé de commencer à la faire en plus grandes quantités pour pouvoir congeler. À ce moment, nous utilisions très régulièrement des pois chiches en boîte. De plus, c’est aussi quand nous étions plus en confiance avec notre recette que nous avons commencé à ajouter des saveurs. 

Plus récemment, nous avons commencé à utiliser exclusivement des pois chiches que nous faisons cuire à la maison. Pour en savoir plus, allez voir mon article sur la préparation des légumineuses sèches. C’est très économique pour nous. Nous congelons les pois chiches en portions de deux tasses pour pouvoir les utiliser rapidement et simplement. 

Notre recette maison : 

  • 2 tasses (500 ml) de pois chiches cuits (ou une boîte de 540 ml égouttée* et rincée) 
  • ¼ de tasse (60 ml) de tahini (pâte de sésame)
  • ¼ de tasse d’huile de tournesol 
  • 1 c. à soupe (15 ml) de jus de citron ou 1 c. à thé (5 ml) de vinaigre de cidre
  • ½ c. à thé (2,5 ml) de cumin moulu
  • 1 gousse d’ail haché ou 1 c. à thé d’ail en poudre
  • De l’eau tiède pour ajuster la texture à votre goût.
  • Du sel au goût.

Déposez tous les ingrédients dans un mélangeur et mélangez à pleine puissance pendant environ 2 à 3 minutes. N’hésitez pas à arrêter la machine et ajouter de l’eau pour ajuster la texture. 

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Les zazasignatures

  • Enlevez la moitié de votre houmous du contenant et ajoutez dans le mélangeur des poivrons rôtis, des betteraves cuites, des olives, des piments forts. Rapidement et très simplement, vous voilà avec deux saveurs d’houmous (n’ajoutez pas tout à la fois!); 
  • vous n’avez pas de pois chiches? Variez les plaisirs. Utilisez des haricots rouges, blancs, noirs, ou même des lentilles. Vous serez surpris des résultats. 

Bon appétit et merci de suivre mes Zazaventures!

*Ne jetez pas l’eau de vos boîtes de pois chiches! On l’appelle « aquafaba » en cuisine végétale. Elle peut être très utile pour plusieurs recettes. Pour la préserver très simplement, déposez-la immédiatement dans des bacs à glaçons. Une fois le liquide congelé, transférez les cubes dans un contenant hermétique que vous conserverez au congélateur. Et quand je dis immédiatement, c’est parce que si vous attendez à plus tard pour faire cette petite action qui prend deux minutes, vous risquez d’oublier votre liquide au frigo et de le gaspiller. Je partage mon expérience.

Les légumineuses ou le défi d’organisation

Objectifs : 

  • faire des économies sur l’épicerie; 
  • acheter seulement la quantité nécessaire en favorisant le vrac lorsque accessible;
  • cuisiner moi-même pour contrôler la qualité de ce qui entre dans les assiettes de ma famille.

Avec les légumineuses sèches, j’ai longtemps eu une relation amour-haine. Ça a pris des mois (non, ça a pris des années et bien des aller-retours!) pour réussir à trouver un système d’organisation efficace pour notre famille. Force est d’admettre que si la méthode fonctionne maintenant, nous devrons peut-être l’adapter plus tard en cas de changements dans notre vie… Je ne suis pas rendue là. Je vous avoue que ça fait seulement quelques mois que je n’achète plus de conserves de légumineuses à l’épicerie. Si je n’en ai pas dans mon congélateur, je cuisine autre chose. Faut-il donc devenir des petits as de la planification pour y arriver? Non, mais ça demande effectivement un effort pour s’adapter et changer des habitudes. 

Nous faisions cuire les légumineuses sur la cuisinière dans une casserole depuis des années. Cela prend beaucoup de temps et de surveillance. Je suis devenue maman en 2019. Ma maternité est arrivée avec quelques chaudrons au fond brûlé à cause de légumineuses oubliées sur le feu. Jus de bras et bicarbonate de soude se sont fait aller pour réparer les dégâts. Nous avons finalement choisi d’acheter un autocuiseur. Nous avons fait la liste de toutes les tâches et recettes que nous pourrions faire avec. (Comme du yogourt, aimez-vous ça autant que moi?) Comme nous aspirons à désencombrer notre maison, ajouter un petit électroménager était-il la bonne solution? Ce fût la bonne solution pour nous. Cela dit, si vous possédez déjà un congélateur tombeau, je vous recommanderais fortement d’emprunter l’autocuiseur à des amis de temps à autre pour vous faire des réserves de légumineuses cuites et ne pas encombrer votre cuisine d’un appareil de plus.

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Nous faisons notre planification bi-mensuelle des tâches à faire dans la cuisine avec une assiduité changeante. Lorsque le moment est venu de refaire les réserves de légumineuses, nous le mettons sur la liste. La plupart du temps, nous faisons cela un jour de pluie, un jour férié, ou le jour attitré à popoter quand il fait beau. Avant de nous coucher nous mettons les légumineuses à tremper dans des grands bols sur le four ou le réfrigérateur. Ensuite, le lendemain matin, nous faisons cuire chaque type un après l’autre. Nous préparons généralement 2 à 3 variétés de légumineuses selon l’état de nos réserves. Nous préparons environ 6 à 8 tasses cuites (donc 3 à 4 tasses sèches) de chaque. Nous congelons le tout en portions de deux tasses, ce qui rend la préparation des repas très simple. L’usage de l’autocuiseur électrique fait en sorte que nous pouvons faire d’autres tâches ou nous amuser avec notre fille, en même temps. 

Mes aspects à améliorer : 

  • j’achète encore parfois mes légumineuses sèches en sacs à l’épicerie. Il faut que j’organise mieux mes courses sans déchets. 
  • Le magasin de vrac le plus près de chez moi n’accepte plus les contenants qui viennent de la maison depuis le début de la pandémie. Je dois donc revoir mon organisation. 

Merci de suivre mes Zazaventures culinaires. À bientôt!

Un Noël valeureux

Tout d’abord, je tiens à écrire un petit mot spécial COVID-19. J’ai rédigé ce billet dans un esprit général et festif. Je n’ai pas tenu compte de la situation actuelle de pandémie. Je suis optimiste que la gratitude et l’amour que nous mettons de l’avant dans le temps des Fêtes nous permettront d’avoir la patience d’attendre Noël 2021 pour célébrer plus normalement.

Lorsque le temps des Fêtes arrive, je suis toujours emballée! Noël dans ma famille, ce sont des balades sous la neige, des repas préparés et partagés avec amour, des bas de laine et des câlins. L’occasion de passer du temps à me ressourcer chez ma mère dans les Hautes-Laurentides. Mais c’est aussi des cadeaux, comme pour beaucoup de monde. Et maintenant que je suis devenue maman, cela ajoute à la gestion. Nous devons conjuguer nos besoins réels pour notre fille et les envies de nos proches de nous offrir des choses magnifiques, mais dont nous n’avons pas nécessairement besoin. 

Nous avons décidé que nous allions nous donner le droit de refuser des cadeaux dont nous n’avons pas besoin. Je suis très transparente dans les changements que je tente de faire dans mon mode de vie. Je les partage même sur Internet dans les Zazaventures. Pourtant, ça ne veut pas dire que ma famille et mes amis vont y adhérer eux-mêmes. Parce qu’ils n’ont aucune obligation de le faire. Il se peut même que jamais ils ne se rendront à faire le même processus que moi, et c’est tout à fait correct. Je dois les accepter comme ils sont pour qu’ils ne voient pas les changements que je fais comme une menace. Si, comme moi, vous désirez recevoir uniquement ce qui est essentiel à vos besoins, il faut simplement vous assurer d’être clairs et transparents dans vos attentes.

Tout à coup, nous débarquons à Noël avec notre tourtière végétalienne et notre liste de cadeaux à acheter usagés. Mais pourquoi on ne fait plus comme tout le monde et manger le ragoût de boulettes? Faites l’effort lorsque vous allez en famille d’être fidèles à vous-mêmes, d’apporter votre touche différente, mais de rester ouverts à vos proches. Votre ouverture leur donnera peut-être envie d’être curieux. Cette occasion festive devient une opportunité infinie de sensibilisation. Les changements que vous avez faits, sans les imposer à personne, peuvent inspirer. L’an prochain, peut-être que matante va vous dire qu’elle a intégré un plat végétarien à son menu. Et votre cousine va peut-être avoir essayé de laver sa maison au bic magique (bicarbonate de soude). Voyez les Fêtes comme une occasion de créer un effet boule de neige (ahahah) et d’être contagieux avec autre chose que la gastro. Partagez vos valeurs avec passion, mais avec douceur. 

Enfin, mon chum et moi avons créé notre propre version de l’histoire du père Noël pour notre fille. Elle n’aura qu’un peu plus d’un an cette année. Nous commençons tout de même à partager notre version avec nos proches pour qu’ils soient prêts. Je termine donc ce billet, légèrement plus long qu’à l’habitude, en vous offrant un mini conte de Noël. 

Photo de Daria Shevtsova sur Pexels.com

Il était une fois, un très grand et gros bonhomme habillé de rouge et de blanc. Il portait une longue barbe douce et de petites lunettes carrées. On l’appelait père Noël. 

Père Noël habitait le pôle Nord, un des endroits les plus froids de la planète. C’était aussi un endroit très tranquille. Il y avait installé un immense atelier de réparation. 

Dans son domaine vivaient aussi de petites créatures appelées lutins. Ils avaient des oreilles pointues comme leurs chapeaux. Petits comme des enfants de cinq ans, mais forts comme des ours.

Le père Noël et les lutins avaient une mission bien spéciale : ils récoltaient les jouets des enfants du monde entier. lls rassemblaient tous les articles et jouets dont les enfants n’avaient plus besoin dans leur maison.

Chaque année, le 1er décembre le Père Noël envoyait une boîte magique avec un lutin à l’intérieur. Ce lutin était chargé d’aider les enfants à rassembler les jouets. 

Une fois tous les jouets mis dans la boîte, le lutin récitait sa formule magique durant la nuit et les jouets disparaissaient pour réapparaître au pôle Nord, dans l’immense atelier du père Noël. 

Certains des lutins, restés au pôle Nord, se chargeaient alors de faire le tri des jouets. Ils réparaient aussi ceux qui étaient brisés.

Le père Noël et les lutins préparaient ensuite les envois de cadeaux pour tous les enfants du monde en fonction des souhaits de chacun. 

Le 24 décembre, le père Noël était enfin prêt à partir pour faire la redistribution des cadeaux. Il partait pour remplir les boîtes magiques de jouets nouveaux, mais pas neufs.

Le 25 décembre au matin, les enfants avaient hâte de découvrir leur boîte de jouets. Les jouets que nous n’aimons plus peuvent devenir le trésor d’une autre personne. 

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Quand puis-je affirmer être zéro déchet?

La vrai réponse, c’est jamais! Ben oui, je commence mon article comme ça. Il est impossible de ne produire aucun déchet. Je suis tout de même convaincue que vous voudrez continuer de lire pour en savoir plus.

Le nom du concept impose une impression que nous devons faire le moins de déchets possible, voire aucun. Rapidement, nous pouvons sentir une pression énorme. Il faut y arriver et vite! Autrement, à quoi bon affirmer publiquement que nous sommes zéro déchet? Nous nous mettons en action à plusieurs niveaux… Installer un bidet, acheter en vrac, décider de ne pas avoir d’enfants, acheter nos vêtements d’occasion seulement, devenir végétarien ou végétalien, etc. La liste est longue. Le problème reste toujours le maintien à long terme et de ne pas abandonner. 

Personnellement, je me mets une énorme pression pour atteindre divers objectifs. Devenir minimaliste, végane et zéro déchet, ce n’est pas quelque chose que nous pouvons cocher sur une to-do list. J’insiste souvent là-dessus lorsque j’en parle, il s’agit d’un processus continu d’améliorations. Sauf que j’ai parfois l’impression que ça ne va pas assez vite. D’autres fois, je sens que je recule au lieu d’avancer. Puis je me sens coupable, très coupable. Je sens que je ne suis pas à la hauteur de mes valeurs et de mes convictions. 

Mes couches lavables, achetées usagées, qui séchaient dehors au printemps

Dernièrement, j’ai vécu un gros recul dans ma cuisine. Le magasin de vrac le plus près de chez moi (accessible à pied) n’accepte plus les contenants de la maison à cause de la pandémie. J’étais stressée de devoir réorganiser ma manière de faire. Nous devions aller dans un magasin plus loin et prendre le bus et le métro ou une voiture. Tout à coup, suite à une rencontre avec mon groupe de coaching, j’ai décidé de mettre mon attention sur ce qui va bien : 

  • je fais avec constance mes produits nettoyants maison depuis le mois d’août;
  • ma fille va dans une garderie qui accepte les couches lavables;
  • depuis notre emménagement seuls en famille, nous n’avons pas acheté de mouchoirs jetables (nous utilisons les lingettes lavables « pour les fesses » de notre fille);
  • j’ai réparé plusieurs vêtements au lieu de les jeter et d’en acheter des nouveaux;
  • etc.

J’aurais pu vous nommer encore plusieurs succès. Je voulais surtout vous ramener à l’essentiel. Atteindre vos objectifs de zéro déchet, c’est comme pour tout dans la vie : si vous avez la bonne attitude, le processus vous apportera beaucoup plus de satisfaction que le résultat. C’est long et complexe d’avancer dans cette aventure. Je le vis en ce moment et le partage avec vous en toute humilité. Si vous souhaitez avoir du soutien pour y arriver, je suis disponible pour en discuter avec vous. 

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Yogourt végétal maison

Objectifs : 

  • Réduire la quantité de contenants de yogourt vides envoyés au recyclage;
  • gagner du temps en faisant moi-même à la maison le produit recherché;
  • permettre beaucoup de flexibilité sur les saveurs et textures;
  • utiliser une boisson végétale faite au Québec d’ingrédients qui poussent au Québec.

Lorsque j’ai décidé d’arrêter de manger des produits laitiers en 2015, je mettais du yogourt partout. Je m’en servais pour pouvoir manger des sauces sans culpabilité. J’adore les sauces, c’est mon péché culinaire. Granolas, céréales, muffins, biscuits, je l’utilisais beaucoup dans ma cuisine. Du jour au lendemain, j’ai cessé de choisir cet ingrédient. Il faut dire que juste six ans en arrière, l’offre de produits végétaliens pour les yogourts n’était pas encore aussi développée qu’aujourd’hui. 

Photo du contenant d'un autocuiseur avec une cuillère de service. Il y a un deuxième contenant en verre. Les deux contiennent du yogourt de soya maison.
Mon premier yogourt végétal de soya maison

Autre chose : les yogourts du commerce sont souvent très gras lorsqu’ils sont faits à base de lait de coco. Sinon, ils sont faits à base d’amande ou de cajous, des produits que je tente d’éviter d’utiliser car ils viennent de loin. Ceux à base de soya sont très bons pour les déjeuners, mais comme ils sont sucrés, ils ne conviennent pas à toutes les sauces (ahahaha, je me trouve amusante!)

J’avais envie de quelque chose de simple, avec peu d’ingrédients, qui allait goûter sûrette comme un bon yogourt nature sans sucre. J’ai donc fait des recherches et testé plusieurs recettes que j’avais trouvées sur Internet. Je ne pouvais pas dire que je trouvais quelque chose de satisfaisant jusqu’à ce que je tombe sur celle-ci:  

Yogourt végétal maison de Science et Fourchette

Ce yogourt végétal est tout simplement délicieux. Je le fais dans mon autocuiseur pendant que je dors. Je le commence avant d’aller me coucher. J’aime un yogourt très surette, alors je le laisse incuber pendant 9h suite à l’ajout de la culture. 

Mes petites modifications testées avec succès : 

  • Mettre ½ tasse (125ml) de ma dernière préparation à titre de culture de départ au lieu d’un sachet de culture bactérienne du commerce;
  • mettre le yogourt dans un tamis sur un coton à fromage. Fait un super « yogourt grec ». Je laisse égoutter au réfrigérateur pendant 4 à 6 heures, puis je transfère dans un contenant hermétique;
  • utiliser un litre de boisson de soya faîte maison (le yogourt a une texture plus que parfaite, j’ai adoré l’expérience).
Photo d'une cuillère dans un contenant de yogourt de soya maison de type grec.
Un aperçu de la texture lorsque je filtre le yogourt pour une texture plus onctueuse style grec du commerce

Mes petits « Au grand jamais » : 

  • Pas de saveurs/fruits dans la phase de fermentation/incubation, on les ajoute après. 

Les prochains objectifs que je souhaite atteindre : 

  • À partir du yogourt, faire une bonne crème sûre végétale maison;
  • trouver un endroit où m’acheter des fèves de soya biologiques québécoises en vrac pour réduire encore plus ma production de déchets;
  • avoir la discipline de faire ma boisson végétale maison et de valoriser l’okara (pulpe de fèves de soya);
  • valoriser mon « petit-lait ».

Bon appétit à tous et merci de me suivre dans mes Zazaventures. 

Soupe de patates douce et carottes

À première vue, c’est un peu ennuyant comme recette, mais c’était tellement bon qu’il n’en reste plus ce soir pour faire une photo et la mettre sur mon blogue. Ma famille et moi avons tout mangé. Donc, je me suis dit que cette improvisation culinaire représentait une occasion d’enrichir mon catalogue de recettes. 

J’ai pensé qu’une bonne soupe chaude serait parfaite pour la température. Du « comfort food », comme on dit. Toutefois, si vous n’aimez pas les oignons, ce n’est peut-être pas un bon choix pour vous. Qui sait, laissez-vous tenter!

Ingrédients :

  • Une grosse patate douce coupée en dés
  • 2 petites pommes de terre blanches coupées en dés
  • 3 carottes moyennes pelées et coupées en rondelles
  • 2 oignons jaune
  • 1/2 tasse de lait d’avoine sans sucre ajouté (ou autre boisson végétale au choix, sans sucre)
  • 1/4 de tasse de levure alimentaire
  • 4 c. à soupe d’huile de canola
  • 1 c. à soupe de curcuma
  • 1 c. à thé d’ail en poudre
  • 1/2 c. à thé de paprika fumé
  • De l’eau bouillante
  • Sel et poivre au goût

Les ingrédients sont plutôt simples, mais le plaisir gustatif vient avec la préparation.

Préparation :

  • Préchauffer le four à 350°F
  • Dans une grande casserole à feu moyen-élevé, faire chauffer 2 cuillère à soupe d’huile de canola.
  • Pendant que l’huile chauffe, faire bouillir environ 1,5 litres d’eau à la bouilloire.
  • Déposer les morceaux de carottes, pommes de terre et patate douce (tous rincés) dans la casserole et faire griller en brassant de temps en temps pendant 3 à 5 minutes, le temps que l’eau soit chaude.
  • Lorsque l’eau est chaude, couvrir les légumes d’eau (vous n’utiliserez pas nécessairement toute l’eau, tout dépend de la quantité de légumes; la grosseur de vos légumes fera varier légèrement la quantité d’eau), baisser le feu à doux et laisser mijoter à couvert pendant 15 minutes.
  • Trancher les oignons en quartiers et le mettre sur une plaque à cuisson couverte de papier parchemin ou d’un tapis de silicone. Faire couler de l’huile de canola sur l’oignon et l’enfourner sur la grille du centre pendant 10 à 15 minutes, jusqu’à ce qu’il soit bien grillé.
  • Quand l’oignon est bien grillé (avec des petits bouts brunis mais pas brûlés), le sortir du four et l’ajouter dans la casserole. Laisser mijoter encore 5 minutes.
  • Passer la soupe dans un bon mixeur ou utiliser un pied mélangeur ou un bon robot culinaire pour en faire une texture lisse. Ajoutez la levure alimentaire au fur et à mesure que vous broyez le mélange si vous ne pouvez pas l’incorporer en une seule fois dans votre mixeur. Ajoutez aussi sel, poivre, paprika fumé, ail en poudre et curcuma à cette étape.
  • Si vous avez mélangé la soupe en plusieurs étapes, versez-la dans une casserole pour la réchauffer et bien la mélanger. Ajoutez le lait d’avoine à cette étape. Si vous avez un mixeur à grande capacité, ajoutez directement le lait d’avoine à l’étape précédente dans toute la soupe.

J’ai servi la soupe avec des craquelins. J’ai pensé après que j’aurais pu la servir avec des craquelins, mais en plus, le savoureux houmous aux betteraves que j’avais dans le réfrigérateur… Des petites idées pour vous!

Je vous dis bon appétit et n’hésitez pas à me laisser vos commentaires!

Merci de me suivre dans mes Zazaventures culinaires!

Sortir de ma peau

Sortir de ma peau

7 octobre 2016 – Je me rappelle avoir étudié au secondaire l’histoire médiévale. J’avais été marquée par cette image de culotte en métal pour empêcher les gens d’avoir des relations sexuelles. En ce moment, c’est un des meilleurs exemples auquel je peux penser pour décrire ma situation. Quand j’ai mes règles, on dirait que je porte une culotte comme celle-là.

culotte-en-zinc

Sauf qu’elle est brûlante et la chaleur passe au travers de ma peau. L’inconfort s’installe. Peu importe comment je m’assois, je me couche, j’ai mal. Si vous allez voir les sites Internet sur l’Endométriose, partout ils écrivent quelque chose comme: «Un changement dans les habitudes de vie peut aider significativement à diminuer les douleurs. Parlez avec un nutritionniste et mangez plus sainement et faîtes de l’activité physique. »

Tout d’abord, je tiens à mentionner que je mange très bien. Dans mon alimentation j’ai cherché l’équilibre et je mange végétalien. Les légumes, les fruits, les céréales complètes, les noix, les graines et les léguminueuses composent la majorité de mon alimentation alors est-ce qu’on peut dire que ce dossier-là est réglé?

Ensuite, je ne veux pas jouer les rabat-joie mais est-ce que quelqu’un peut m’expliquer comment je peux faire du sport régulièrement quand la moitié de chaque mois j’ai de la difficulté à simplement marcher pour me rendre à mon travail sans souffrir à en avoir envie de pleurer? Vendredi dernier, j’ai réussi à grimper deux voies et demi à l’escalade et fait un cours de yoga de 1 heure et 15 minutes. Pour moi, cette soirée était un miracle. Quand je suis rentrée chez moi, je pleurais de joie d’avoir réussi à bouger autant. Dans les dernières semaines, j’avais réussi à faire trois fois un 20 minutes de yoga sans ressentir trop de douleur.

À la mi-septembre, j’ai été hospitalisée après m’être retrouvée aux urgences car je n’arrivais plus à marcher tellement j’avais mal. Ma douleur était tellement forte qu’on m’a donné de la morphine. Je l’ai prise sans rien dire je voulais juste me sentir bien.

Tout ce que je veux c’est me sentir bien.

Je veux retourner dans les cours d’acroyoga et de yoga. Je veux recommencer à courir, je veux reprendre l’escalade de manière régulière. J’ai aussi envie d’essayer plusieurs autres activités. J’aimerais faire de la danse hip hop. Je m’ennuie de faire des randonnées dans les montagnes et de sentir la forêt…

Ces temps-ci, j’ai plus que jamais envie de sortir de ma peau. Je m’y sens prisonnière. Lorsque j’étais obèse, j’ai fait le choix de changer ma vie. J’ai commencé par l’alimentation puis j’ai progressivement découvert des sports que j’aime. J’étais bien, j’étais fière de moi. Je me sentais accomplie, forte, belle et fonceuse. J’ai perdu le contrôle de ma vie depuis que j’ai l’Endométriose. Je n’ai jamais à ce point été mal dans ma peau. Parfois j’ai des nausées et des étourdissements juste à marcher jusqu’à ma salle de bain pour aller aux toilettes.

C’est qui cette fille dans le miroir qui a pris 5 kilos en deux mois? C’est qui cette fille qui a envie d’arracher son utérus de son ventre pour arrêter de souffrir? Quand j’étais à l’hôpital, j’ai entendu le médecin dire à ma voisine de chambre qui venait de subir une hystérectomie cette belle phrase: « L’opération s’est bien déroulée, on a réussi à sortir l’utérus par le vagin. » J’en ai eu des frissons dans le dos. Ce n’est pas vrai que je ne veux plus d’utérus, je veux juste arrêter d’avoir mal. Je veux redevenir moi.

C’est qui cette fille qui sacre aux trois mots? C’est qui cette fille épuisée qui s’endort partout? C’est qui cette fille qui a du mal à accomplir son travail? C’est qui cette fille qui dépend d’opioïde pour pouvoir fonctionner et diminuer ses douleurs?

Si vous me croisez, j’irai marcher avec vous. Je vais même aussi rire et sourire. J’aurai aussi la blague facile et je raconterai avec légèreté mon hospitalisation et ma prise de morphine. Je vais aussi aller travailler et donner tout ce que je peux donner dans ma situation aux enfants que je rencontre. Quand j’anime, je ne prends pas de médicaments car je ne peux pas être somnolente devant un groupe de jeunes. Je ne veux pas être sous l’effet d’opiacés pendant que je suis avec eux car je crois que ce n’est pas éthique.

Même si j’ai envie de creuser mon ventre avec mes ongles pour arracher ma peau et arrêter d’avoir mal, ma vie continue. Je ne suis pas juste ma douleur. Je me sens bien quand je médite ou que je fais de la relaxation. J’arrive généralement à dormir malgré les douleurs… L’objet de mon billet je ne peux pas vraiment vous le dire. Je ne voulais pas me plaindre. Je ne voulais pas non plus dire que je suis si forte et résiliente et que tout va se régler en temps et lieu. Est-ce que vouloir me sentir bien dans ma peau est un assez grand motif pour consacrer un billet à mon inconfort?

Je crois que ce que je veux dire c’est que je vais bien. Il ne faudrait pas que vous vous inquiétiez pour moi. Je suis contente d’où je suis dans ma vie et des projets que j’ai. J’ai plus que jamais envie de prendre soin de moi. Je veux me dire oui, tout le temps, me mettre en premier et continuer de m’épanouir.  J’aimerais juste pouvoir titrer mon prochain billet ainsi: Je me sens bien.

Tout ce que je veux c’est me sentir bien.

Tête et corps dans tous les sens

28 juin 2025 – Cet article est une republication d’un article de 2015 légèrement édité, mais dont l’essence est demeurée la même. 

27 juillet 2015 – La semaine dernière, j’avais commencé à travailler un texte tout à fait différent de celui-ci. J’ai complètement changé d’idée et me voilà en train de recommencer à zéro avec une inspiration qui me gonfle de fierté et de bonheur depuis hier après-midi. Je vous livre aujourd’hui un très court billet qui, je l’espère, saura vous remplir d’énergie.

J’ai essayé, à l’automne 2014, pendant six semaines, de faire de l’acroyoga. Je suis allée avec ma sœur aux portes ouvertes d’un centre de yoga et d’escalade qui se situe assez près de chez nous. Coup de cœur pour elle. De mon côté, j’essaie, mais je ne me sens pas à l’aise dans cette pratique. Je me laisse aveuglée par les apparences. Toutes ces personnes autour de moi sont tellement en forme, tellement musclées. Il n’y a pas de place pour moi et mon corps mou dans cet endroit…

J’ai même pleuré après avoir essayé (sans réussir) de faire du bloc. Je m’étais rentré dans la tête que cet endroit n’est pas fait pour les personnes grosses. J’étais encore abonnée dans un gym conventionnel et je me disais que je devais continuer à travailler sur moi-même et à me muscler. Je croyais que je devais devenir plus forte et plus mince avant d’aller faire de l’acroyoga ou de l’escalade.

Cette semaine, je termine mon 6e mois de thérapie avec une psychologue. J’ai beaucoup travaillé avec elle sur des aspects de ma personne que je voulais améliorer pour me sentir mieux tout d’abord dans ma tête. Je pensais que j’allais continuer à la voir pour poursuivre mon cheminement sur l’acceptation de mon corps. C’est vraiment complexe d’aimer son corps, c’est une progression continue. J’ai beaucoup de difficulté à le faire. Je crois que j’ai trouvé une autre thérapie qui m’aidera d’une autre manière à changer ma perception de moi-même.

Pendant ces mêmes six mois, j’ai vu une petite fleur s’épanouir et grandir dans mon appartement. J’ai vu comment ma petite sœur est devenue magnifique, autant intérieurement qu’extérieurement, depuis qu’elle fait de l’acroyoga. Elle dit souvent « l’acroyoga a changé ma vie ». Elle me dit que plusieurs personnes ne comprennent pas ce qu’elle veut dire quand elle leur dit ça.

De mon côté, j’ai résilié mon abonnement au gym, j’achète 12 entrées à Zéro Gravité et je vais aller faire de l’acroyoga. On est au début du mois de juillet. Je commence par un premier jeudi. Un deuxième jeudi, puis jeudi et samedi… Encore jeudi et samedi… Course mardi, acroyoga jeudi, course vendredi, acroyoga samedi et dimanche encore acroyoga, mais au parc Jeanne-Mance…

Je ne me suis jamais sentie aussi forte et zen. Dorénavant, j’interdis à ma tête de me mettre quelque barrière que ce soit lorsque je pratique cette activité. J’arrête d’écouter la peur qu’il y a dans ma tête. J’arrête d’écouter la grosse au fond de moi qui me dit que je ne peux pas grimper sur quelqu’un. J’écoute mon corps toutefois, j’écoute quand il me dit d’arrêter parce que j’ai mal ou parce que je suis fatiguée.

Je veux dépasser mes limites mentales, mais pas physiques. Ce corps que j’ai détesté avec tellement de dégoût et de haine, je joue avec dans l’espace. Le plus gros morceau du travail, pour moi, c’est de briser mes barrières intérieures. Je dois arrêter de m’interdire tout un tas d’activités parce que je suis encore grosse dans mon imaginaire intime.

Je pense que je comprends ce que ma sœur veut dire maintenant parce qu’en un mois, l’acroyoga a changé ma vie. Vous non plus, ne vous laissez pas avoir par les apparences et les acrobaties. L’acroyoga c’est un mode de vie, une philosophie. J’apprends à mieux écouter les autres à être l’écoute de mon corps et mes besoin.

J’apprends à mieux communiquer ce dont j’ai besoin et à mieux comprendre ce dont les autres ont besoins. J’apprends à contrôler mes mouvements et ma respiration, mais aussi à me laisser aller, à me détendre. Chaque jour je grandi énormément parce que j’apprends à affronter des peurs.

Il y a plus d’un an, j’ai écrit cette pensée de Robin Sharma sur mon ardoise dans ma chambre : Every single day, do one thing that scares you (traduction maison : Chaque jour, fait une chose qui te fait peur). Je trouvais cela inspirant, mais je ne savais pas comment la mettre en pratique. L’acro me permets d’appliquer cette phrase à ma vie. J’ai trouvé comment me dépasser chaque jour et devenir une personne plus forte, plus persévérante, plus équilibrée. Chaque jour nous avons la chance de faire mieux qu’hier et c’est ce que j’essaie de faire.

Bien évidemment, je vous invite à vous joindre à moi pour faire un essai d’acroyoga un de ces jours, dans mon salon, dans un parc, ou dans un centre quelque part avec un prof. En plus de cette invitation, je vous propose de fracasser des barricades et d’escalader les murs qui sont à l’intérieur de vous et de faire aujourd’hui une chose qui vous fait peur, peu importe l’ampleur de cette peur.

Merci de me suivre dans mes Zazaventures.