Tête et corps dans tous les sens

28 juin 2025 – Cet article est une republication d’un article de 2015 légèrement édité, mais dont l’essence est demeurée la même. 

27 juillet 2015 – La semaine dernière, j’avais commencé à travailler un texte tout à fait différent de celui-ci. J’ai complètement changé d’idée et me voilà en train de recommencer à zéro avec une inspiration qui me gonfle de fierté et de bonheur depuis hier après-midi. Je vous livre aujourd’hui un très court billet qui, je l’espère, saura vous remplir d’énergie.

J’ai essayé, à l’automne 2014, pendant six semaines, de faire de l’acroyoga. Je suis allée avec ma sœur aux portes ouvertes d’un centre de yoga et d’escalade qui se situe assez près de chez nous. Coup de cœur pour elle. De mon côté, j’essaie, mais je ne me sens pas à l’aise dans cette pratique. Je me laisse aveuglée par les apparences. Toutes ces personnes autour de moi sont tellement en forme, tellement musclées. Il n’y a pas de place pour moi et mon corps mou dans cet endroit…

J’ai même pleuré après avoir essayé (sans réussir) de faire du bloc. Je m’étais rentré dans la tête que cet endroit n’est pas fait pour les personnes grosses. J’étais encore abonnée dans un gym conventionnel et je me disais que je devais continuer à travailler sur moi-même et à me muscler. Je croyais que je devais devenir plus forte et plus mince avant d’aller faire de l’acroyoga ou de l’escalade.

Cette semaine, je termine mon 6e mois de thérapie avec une psychologue. J’ai beaucoup travaillé avec elle sur des aspects de ma personne que je voulais améliorer pour me sentir mieux tout d’abord dans ma tête. Je pensais que j’allais continuer à la voir pour poursuivre mon cheminement sur l’acceptation de mon corps. C’est vraiment complexe d’aimer son corps, c’est une progression continue. J’ai beaucoup de difficulté à le faire. Je crois que j’ai trouvé une autre thérapie qui m’aidera d’une autre manière à changer ma perception de moi-même.

Pendant ces mêmes six mois, j’ai vu une petite fleur s’épanouir et grandir dans mon appartement. J’ai vu comment ma petite sœur est devenue magnifique, autant intérieurement qu’extérieurement, depuis qu’elle fait de l’acroyoga. Elle dit souvent « l’acroyoga a changé ma vie ». Elle me dit que plusieurs personnes ne comprennent pas ce qu’elle veut dire quand elle leur dit ça.

De mon côté, j’ai résilié mon abonnement au gym, j’achète 12 entrées à Zéro Gravité et je vais aller faire de l’acroyoga. On est au début du mois de juillet. Je commence par un premier jeudi. Un deuxième jeudi, puis jeudi et samedi… Encore jeudi et samedi… Course mardi, acroyoga jeudi, course vendredi, acroyoga samedi et dimanche encore acroyoga, mais au parc Jeanne-Mance…

Je ne me suis jamais sentie aussi forte et zen. Dorénavant, j’interdis à ma tête de me mettre quelque barrière que ce soit lorsque je pratique cette activité. J’arrête d’écouter la peur qu’il y a dans ma tête. J’arrête d’écouter la grosse au fond de moi qui me dit que je ne peux pas grimper sur quelqu’un. J’écoute mon corps toutefois, j’écoute quand il me dit d’arrêter parce que j’ai mal ou parce que je suis fatiguée.

Je veux dépasser mes limites mentales, mais pas physiques. Ce corps que j’ai détesté avec tellement de dégoût et de haine, je joue avec dans l’espace. Le plus gros morceau du travail, pour moi, c’est de briser mes barrières intérieures. Je dois arrêter de m’interdire tout un tas d’activités parce que je suis encore grosse dans mon imaginaire intime.

Je pense que je comprends ce que ma sœur veut dire maintenant parce qu’en un mois, l’acroyoga a changé ma vie. Vous non plus, ne vous laissez pas avoir par les apparences et les acrobaties. L’acroyoga c’est un mode de vie, une philosophie. J’apprends à mieux écouter les autres à être l’écoute de mon corps et mes besoin.

J’apprends à mieux communiquer ce dont j’ai besoin et à mieux comprendre ce dont les autres ont besoins. J’apprends à contrôler mes mouvements et ma respiration, mais aussi à me laisser aller, à me détendre. Chaque jour je grandi énormément parce que j’apprends à affronter des peurs.

Il y a plus d’un an, j’ai écrit cette pensée de Robin Sharma sur mon ardoise dans ma chambre : Every single day, do one thing that scares you (traduction maison : Chaque jour, fait une chose qui te fait peur). Je trouvais cela inspirant, mais je ne savais pas comment la mettre en pratique. L’acro me permets d’appliquer cette phrase à ma vie. J’ai trouvé comment me dépasser chaque jour et devenir une personne plus forte, plus persévérante, plus équilibrée. Chaque jour nous avons la chance de faire mieux qu’hier et c’est ce que j’essaie de faire.

Bien évidemment, je vous invite à vous joindre à moi pour faire un essai d’acroyoga un de ces jours, dans mon salon, dans un parc, ou dans un centre quelque part avec un prof. En plus de cette invitation, je vous propose de fracasser des barricades et d’escalader les murs qui sont à l’intérieur de vous et de faire aujourd’hui une chose qui vous fait peur, peu importe l’ampleur de cette peur.

Merci de me suivre dans mes Zazaventures. 

 

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